Loire-Atlantique
mercredi 26 novembre 2008
Otages dans un avion à Nantes : un exercice classé secret défense
Les membres du GIGN s'entraînent pour intervenir en cas de prise d'otages dans un avion. Le scénario d'hier, lui, prévoyait une reddition des terroristes sans que cette unité d'élite ait besoin de monter à bord de l'avion. : LPC Adjudant-chef Balsamo Fabrice
Opération exceptionnelle hier à l'aéroport Nantes-Atlantique. Plus de 150 personnes ont participé toute la matinée à une simulation grandeur nature de détournement d'avion.
Ni vu, ni connu. Les passagers de l'aéroport Nantes-Atlantique ne se sont aperçus de rien hier matin. Pourtant, tout autour d'eux, à proximité des pistes et dans les salles de l'aérogare, se déroulait un exercice hors du commun : une simulation grandeur nature de détournement d'avion avec prise d'otages.
Plan national d'urgence Piratair
« C'est le tout premier exercice de cette ampleur à l'aéroport de Nantes », confirme Michel Vilbois, directeur de cabinet du préfet des Pays de la Loire. L'opération, organisée dans le cadre du plan national d'urgence antiterroriste Piratair, était d'ailleurs classée « confidentiel défense », la divulgation de certaines informations liées à son déroulement étant de nature à nuire à la défense nationale. « Les conditions d'intervention du GIGN (Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale) et de la police judiciaire, par exemple, n'ont pas vocation à être connues », fait valoir Michel Vilbois.
Impossible donc d'approcher de l'ATR 42 stationné sur le tarmac et à bord duquel, selon le scénario établi, un commando armé de quatre terroristes retenait en otage une quarantaine de passagers, joués pour l'occasion par des étudiants de l'institut de soins infirmiers de Saint-Sébastien-sur-Loire et de l'école de police de Saint-Herblain.
Impossible également de suivre l'activité du PC crise dans lequel le GIGN, les services de la préfecture, de la police, de la gendarmerie, des pompiers, de la justice ou encore de l'aéroport joignaient leurs efforts pour coordonner les secours et tenter de trouver une issue favorable à la prise d'otages. « Mesurer la qualité des relations entre ces différents services est un objectif essentiel de ce type d'exercice », pour lequel plus de 150 personnes étaient mobilisées.
Contexte émotionnel très fort
Impossible enfin d'assister à l'accueil des familles et des proches des passagers séquestrés, à la prise en charge des otages libérés au fur et à mesure de l'exercice ou à la mise en place de la cellule psychologique. « Il est intéressant de pouvoir tester tous ces dispositifs et l'ensemble de nos équipes dans un contexte émotionnel très fort, et d'identifier d'éventuels points de progrès sur les procédures à suivre ou la logistique », explique François Marie, le directeur de l'aéroport.
Après presque quatre heures d'exercice et un dénouement heureux avec la libération des otages, le débriefing a d'ailleurs duré près de deux heures. Et encore : la simulation a ses propres limites. « Le trafic n'a pas été arrêté alors qu'il le serait dans un tel contexte, avec jusqu'à 20 000 passagers à gérer un jour de grande affluence. Nous n'avons pas non plus testé la communication auprès des médias dans pareille situation », explique François Marie. Pourquoi ? « Confidentiel défense ».
Jérôme Jolivet
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Nantes
Sauf surprise, les éboueurs nantais devraient tous reprendre le travail ce matin, à l'issue d'une ultime assemblée générale dans leur dépôt de la Morrhonnière.
Hier, une délégation de grévistes a été reçue par Jean-Marc Ayrault. Le président de Nantes Métropole a confirmé que la décision de localiser le service public de la collecte sur trois sites, à l'horizon 2013, était « définitive et irrévocable ».
Mais il a aussi indiqué que l'extension de la collecte en bacs jaunes à de nouveaux quartiers, à l'automne 2010, serait confiée à la régie communautaire. Même promesse concernant le système Tri'sac (sacs bleus et jaunes) qui sera étendu en 2013 à certains quartiers de Saint-Herblain, Orvault, Saint-Sébastien et Rezé. Dans ces communes, la collecte est actuellement assurée par deux opérateurs privés, Véolia et Sita-Suez.
Rassurés
Ces annonces devraient rassurer des éboueurs qui, pendant le conflit, n'ont eu de cesse de dénoncer un risque de privatisation du service.
« Avec l'extension de la régie à des communes extérieures à Nantes, on se situe dans une perspective de développement du service public », se félicite Pascal Lemerle, de la CGT. Sans préjuger de l'issue de l'assemblée générale prévue ce matin, ce dernier estimait hier que ces éléments étaient « de nature à satisfaire [ses] collègues » éboueurs. En clair, la poursuite de la grève ne se justifie plus. D'autant que, sans blocage du dépôt de la Morrhonnière, désormais interdit sous peine d'une astreinte de 500 € par heure, le mouvement serait difficile à tenir.
À plein régime
Le ramassage des ordures a redémarré dès hier dans le centre-ville et certains quartiers d'habitat vertical, avec une vingtaine de camions. Il devrait reprendre à plein régime, ce matin, dans les quartiers habituellement collectés le mardi, et demain dans les autres.
« On repart sur les tournées normales afin de ne pas perturber les usagers », indique Philippe Marest, directeur général des services urbains à Nantes Métropole.
Mais il faudra plusieurs jours pour enlever les milliers de tonnes de déchets accumulés depuis une semaine dans les rues et les locaux poubelles.
« Les bennes vont rallonger leur tournée pour rattraper le retard, indique Bernard Bolzer, l'élu en charge du personnel. Tout devrait être revenu dans l'ordre en fin de semaine ».
Xavier Boussion
On y a cru. Normal, un petit Nantais de 15 ans, prince de la clarinette et nommé aux Victoires de la Musique classique, ça n'arrive pas tous les jours. Même le député-maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault et le créateur de la Folle Journée, René Martin, y étaient allés de leur couplet pour encourager le prodige. Certains sont prophètes en leur pays, Raphaël Sévère l'est. « C'est dommage pour tous les gens qui m'ont soutenu », relativise Raphaël. « Mais en même temps, le pianiste David Kadouch joue très bien et je suis content que ce soit lui qui ait décroché cette Victoire de la musique ». Hier soir, avant l'émission filmée depuis Montpellier, le clarinettiste a eu tout loisir de répéter et surtout d'apprendre une bonne nouvelle à défaut d'une victoire.
« Le bac en juin ! »
René Koering, directeur de l'Opéra de Montpellier l'a en effet engagé pour donner un concert avec l'orchestre national de Montpellier Languedoc-Roussillon. Une prestation qui s'ajoute à une longue liste, dont le festival des Forêts à Compiègne (le 3 juillet) avec l'orchestre de Picardie, le 6e festival de Wissembourg (Alsace) en septembre. Et avant ? « Le bac en juin ! », confie Yves Sévère, son père et plus grand fan. « Il a pris du retard en philosophie, il va essayer de le rattraper ». En attendant, la cote de Raphaël ne cesse de grimper dans l'univers de la musique classique. « Il représente toute une région », dit encore Yves Sévère. « On l'a senti dans cette fabuleuse mobilisation autour de lui. Ce soir, je ressens de la fierté par rapport à sa réaction. Raphaël a été chagriné non pour lui-même mais pour tous ceux qui ont cru en lui, tous ceux qui ont voté son nom ». Mais le plus important, n'est-il pas d'avoir pu jouer « devant 2 à 2, 5 millions de téléspectateurs », poursuit-il. Vrai. Jamais Raphaël Sévère n'aura autant été exposé, médiatiquement parlant, que depuis sa participation aux 17e Victoires de la Musique classique.
Stéphane Pajot
Nord Loire
Sans bruit et sans conséquence sur le déroulement du conseil, les associations et collectifs d'habitants ont fait un bref passage hier soir avec leur banderole commune. Après la manifestation de Place publique en octobre dernier, c'est la deuxième fois que ces groupes d'habitants mènent une action commune. Les riverains de la rue des Frères-Grimm, ceux du quartier du Général-Zimmer, le village de l'Orvasserie, l'association du moulin du Tillay, de Pontpierre et des Ruaux-Le Petit-village continuent leur mobilisation. Ces habitants veulent désormais « parler d'une seule voix et mener des actions communes pour avoir plus de poids » note Annie Pinet présidente de l'association les Ruaux-Petit Village. « Nous sommes tous opposés aux projets d'immeubles dans nos quartiers et attachés à la préservation de notre cadre de vie. On demande un dialogue réel avec la mairie et les promoteurs et ce avant que les projets définitifs ne soient présentés. »
Songeant à se constituer en association, les différents groupes y ont finalement renoncé lors de cette réunion : « Nous avons tous des statuts différents, certains sont déjà organisés en associations, d'autres sont en collectif, ce serait trop compliqué pour l'instant. Mais nous allons continuer à nous faire entendre. »
« Je suis d'accord avec eux »
Au moment du vote du budget le maire a tenu à leur adresser un message : « J'ai lu leur banderole. Ces habitants disent non à une densification excessive, ils veulent revoir le plan local d'urbanisme et le respect de leur cadre de vie. Je suis d'accord avec eux et tous ceux qui souhaitent y participer. »
J.C-J.
Indre Arena, qu'est ce que c'est ?
« C'est un festival autour des jeux vidéos mais qui explorent de nombreux domaines. Les jeux vidéos ont une dimension ludique bien sûr mais ils ont aussi une histoire que l'on raconte en présentant notamment les consoles qui ont marqué l'histoire ou les bornes d'arcade qu'on trouvait dans les cafés.
Nous évoquons aussi le versant économique du jeu vidéo en présentant ses métiers, ses écoles, mais aussi ses « jeux sérieux » qui servent à délivrer des messages de prévention, par exemple. La salle est divisée en plusieurs univers distincts. »
Le festival va fêter sa cinquième édition, quel est le thème cette année ?
« Nous avons choisi le thème du duel. C'est un thème très large : cela peut être un combat, une course de voiture, des duels par équipes en réseau.
Nous installerons pour l'occasion un ring central avec plusieurs types de jeux. Nous avons aussi enrichi le programme d'activités multimédias.
Il y aura notamment un concert de micro-musique samedi à 18 h 30 : ces musiciens utilisent des Game boy ou des consoles Atari pour composer et produire de la musique ! »
Quel est le public visé par le festival ?
« C'est la famille au sens large : des grands-parents aux petits-enfants. Notre objectif principal : que les jeux vidéos soient mieux compris, davantage partagés et donc mieux contrôlés par les parents ou les grands-parents. Nous proposons un soutien à la parentalité en quelque sorte. Il y aura des espaces pour tous les âges du plus petit, vers 3 ans au plus grand. L'idée est vraiment de jouer ensemble et de faire découvrir des univers. »
Quelles sont les nouveautés ?
« Nous allons proposer une zone dédiée aux seniors pour la première fois. C'est un marché en pleine expansion dans le jeu vidéo.
Beaucoup de maisons de retraite s'équipent de console Wii pour organiser des tournois de bowling. Les jeux de rythme ou de danse sont aussi beaucoup utilisés.
Notre programmation fait en sorte que tout le monde s'y retrouve : les gamers mais aussi les non-joueurs. Ce n'est pas du tout un festival de spécialiste. »
Julie Charrier-Jégo
julie.charrier@presse-ocean.com
Ce week-end
Le festival se déroule ce week-end samedi de 14 h à 18 h et dimanche de 13 h 30 à 17 h 30, à la salle polyvalente d'Indre. Entrée libre.
Contact
Tous le programme du week-end sur www.indrearena.fr ou au 02 40 85 46 15. Courriel : indre.arena@orange.fr
Concert
Un concert de micromusic aura lieu samedi à 18 h 30 avec Divag, The Cheat code, Rachitik data et Dr Von Pnock.
Sud Loire
Les communes de Basse-Goulaine et Saint-Sébastien, porteuses du projet de piscine intercommunale - ouverture des bassins prévue au 1er trimestre 2013- viennent de choisir leur programmiste. Il s'agit du cabinet parisien ISC, déjà créateur des structures de Sablé, Tours et Dinan. Il planchera sur l'aménagement de l'équipement qui s'implantera sur un terrain de 1,3 ha, près de la zone Pôle Sud à Basse-Goulaine. « La piscine répond à un besoin énorme dans le Sud-Loire, explique Alain Vey, le maire. Sur les deux communes, cela concerne 95 classes de primaires et 20 classes de 6e mais la structure accueillera, bien sûr, aussi le grand public et les clubs de natation ». Mi-mars, des réunions de concertation sont programmées entre ISC et l'ensemble des partenaires (1).
Un schéma classique
Le SIVU (Syndicat intercommunal à vocation unique) -créé en octobre dernier- vient de voter le budget : 10,4 M€ dont 3, 5 M€ du Conseil général, le solde étant à la charge des communes et calculé au prorata de leur population respective. « Il faudra travailler avec cette enveloppe et s'y tenir, remarque Joël Guerriau, le maire de Saint-Sébastien. Nous allons rester dans un schéma de piscine classique ». Pas de sauna, ni de hammam, mais trois bassins de 25 m dont peut-être un « extérieur ». Les édiles misent néanmoins sur une structure évolutive mais annoncent d'emblée un équipement « respectueux de l'environnement notamment en terme d'économies d'énergies ». Le chantier démarrera en janvier 2011. Deux ans plus tard, les nageurs pourront effectuer leurs premières longueurs.
Françoise Refloc'h
(1) Basse-Goulaine, Saint-Sébastien, Conseil général, Jeunesse et sport, FFN, Ademe et enseignants.
La célèbre revue Bonne Garde se porte bien malgré ses 60 années. Le 13 février, elle sonnera les trois coups pour une suite de 25 représentations. Cette année, le thème porte sur la crise... mais de rire. Car quels que soient les événements, l'objectif de cette revue a toujours été d'activer le zygomatique ! Mais qui se cache derrière ces sketchs humoristiques ? L'un des auteurs est bien connu des Sébastiennais. Son nom : Jean-Michel Couraud. Âgé de 57 ans, il a enseigné pendant un quart de siècle à l'école de la Profondine. La face cachée de ce créateur est impressionnante. Il est issu d'une famille de théâtre, du côté de sa maman surtout. Le « petit » Jean-Michel a connu très tôt les coulisses du spectacle. Et plus grand, ses parents l'ont inscrit aux cours d'art dramatique.
Première pièce en 1973
Des 1973, il écrit sa première pièce de théâtre (il en est à sa quatrième aujourd'hui). Jeune homme, il joue du Feydeau, réalise des mises en scène, chante... Pendant treize ans, avec ses copains de théâtre, il fait partie de la revue de la Cloche où il écrit aussi des sketchs. C'est en 2001 qu'il intègre la revue Bonne Garde, comme auteur, metteur en scène et directeur artistique. « On est plusieurs à créer des sketchs, raconte Jean-Michel Couraud. J'ai aussi des «rabatteurs» qui me soufflent des idées. Je lis particulièrement la presse, en retenant d'abord un titre qui m'accroche ». Et de citer des exemples : « Le FC Nantes bonjour » devient avec lui : « Le FC Nantes au revoir ». Ou bien « Les aiguilleurs du ciel nous protègent » devient « Les aiguilleurs du ciel nous protègent des parachutes politiques ». « La réécriture est nécessaire. Je teste le résultat auprès de ma famille et au cours des différentes réunions d'auteurs ». Et d'expliquer que cette année, pour le thème de la crise, « l'image de deux bébés posant des questions sur ce sujet a été retenue. Les messages sont plus faciles et plus rigolos à faire passer. Car il ne faut pas oublier qu'on s'adresse à des adultes qui viennent voir le spectacle pour rire et non pas pour recevoir des leçons ».
Des retouches jusqu'au dernier moment
D'une année sur l'autre, il voit fonctionner les comédiens. Et là aussi, ça lui donne des idées ! « Même lors de la générale présentée quelques heures avant la première représentation, on fait des retouches en fonction des réactions du public ». Il arrive qu'au cours de la revue, des comédiens dérogent au texte tout en gardant sa philosophie. « C'est génial », sourit l'auteur. Le deuxième défi important pour Jean-Michel Couraud, c'est sa responsabilité de directeur artistique (sauf pour les ballets). « Je gère la situation de la création à la réalisation : comédiens, décors, arrangements musicaux... ». Il trouve encore du temps pour écrire les sketchs pour automates, pour le Noël magique de La Baule. Et enfin, il peaufine sa quatrième pièce de théâtre Le gang des caramels, qui sera jouée en novembre 2010 à Bonne Garde dans le cadre des « Mardis nantais du boulevard ». « Il ne faut pas que je me rate, vu les pointures qui sont passées avant moi dans cette salle », souffle-t-il.
Denis Bourdeau et Jacques Mercier
Erdre et Gesvres
La loi oblige les communes de plus de 5 000 habitants à créer une aire d'accueil des gens du voyage. Vigneux-de-Bretagne, avec ses 5 260 habitants, doit donc se plier aux règles du schéma départemental d'accueil des gens du voyage.
Sur le territoire intercommunal, Nort-sur-Erdre, Treillières et Sucé sont déjà équipées. Et Vigneux s'est préparée : « Un terrain de 5000 m2 est déjà inscrit au Plan local d'urbanisme » explique son maire, Philippe Trotté. « Il se situe au village de la Gare, entre la Paquelais et Notre-Dame ».
Entre Notre-Dame et Vigneux
Mais ce terrain, outre le fait qu'il pourrait, demain, voir passer le tram-train, pose un problème : « Il est un peu trop loin du bourg » reconnaît le maire, qui voit là une contrainte forte « pour la scolarisation des enfants ».
Un problème qu'il ne semble pas être le seul à se poser, puisque lors du dernier conseil municipal de Notre-Dame-des-Landes, les élus locaux ont voté leur désaccord face à l'installation de ce terrain situé en bordure de leur commune, sous prétexte que « le terrain est plus près du bourg de Notre-Dame que du bourg de Vigneux ». Et donc que les enfants viendraient se scolariser à Notre-Dame plutôt qu'à Vigneux.
De 5 à 8 emplacements
Conscient de ces contraintes, le maire et ses conseillers cherchent un nouveau terrain. « Mais il n'y a pas beaucoup d'autres possibilités » admet Philippe Trotté qui sait en plus « qu'il faudra convaincre les propriétaires des terrains ». Et qu'il ne faudra pas prévoir 5 emplacements, comme décidé préalablement, mais 8. Une extention de capacité qui fait tiquer le maire. « Certaines communes de Nantes Métropole ne respectent pas les règles ! Elles disent ne pas avoir d'espace... Alors évidemment, nous, sur Erdre et Gesvres, puisqu'on a un peu de foncier... »
Une autre aire pour les hospitalisations !
Une première version du shéma départemental prévoyait même une aire d'accueil spécifique pour les périodes d'hospitalisation. « On sait que quand une personne du groupe est hospitalisée, la communauté le rejoint en cherchant un lieu au plus près ». Pour ce projet, c'est cette fois 3 ha pour 50 emplacements qui était prévue... à Vigneux ! « Alors là j'ai réagi ! 50 emplacements, ça peut aller jusqu'à plus de 200 personnes ! Il faut que les communes de Nantes Métropole prennent leurs responsabilités ! ». Un coup de colère qui a été entendu, puisque cette aire serait déplacée sur le territoire métropolitain.
Deux ans pour réaliser les travaux
En attendant, rien ne presse pour la création de l'aire d'accueil à Vigneux. Le schéma départemental prévoit deux ans pour se mettre aux normes, et l'intercommunalité (qui a la compétence) devrait inscrire ce projet au Contrat de territoire à venir. soit une réalisation pour fin 2011, pas avant.
Vignoble
Au bout du village, la petite route se transforme en sentier pédestre. La voiture n'ira pas plus loin. À gauche, la Sèvre nantaise coule à perdre haleine. À droite, Gabriel Neau reprend son souffle. La mémoire de Gervaux négocie les dernières marches d'un long escalier accroché aux rochers. Tout là-haut, sur le coteau, sa maison domine la rivière et sa verte vallée. « En pleine nature au beau milieu du bourg », résume le Clissonnais dans un grand éclat de rire.
Gabriel Neau est un enfant de Gervaux. Le digne héritier d'une lignée de meuniers installée là depuis 1652. « Les premiers ont même débuté sur la Sanguèze, à Mouzillon. » Lui sera le dernier. « J'ai produit de la farine jusqu'à mon départ à la retraite, en septembre 1987. J'avais 61 ans. » À bientôt 84, le meunier est toujours fidèle au poste. Pas un jour ne passe sans donner un tour de clé. Derrière la porte, son moulin à farine est toujours en état de fonctionner. « Je viens souvent y bricoler. C'est un peu mon petit musée. » Derrière la roue à aube, sous un vieux sac de toile ou dans les zigzags des courroies surgissent « des tas de souvenirs ». Les choses du passé. « D'une vie au rythme de la rivière ».
« Une rivière vivante »
L'oeil clair rivé sur la chaussée inondée : « Elle a bien changé. Ce n'est plus la Sèvre de ma jeunesse. » Celle qui donnait vie aux 140 moulins qui surplombaient ses rives. Celle qui, parfois aussi, tombait en rade. « Il y avait de vraies périodes d'étiage. » Plus une goutte d'eau pour actionner les machines. « Alors, des plages de graviers se formaient, les joncs poussaient et le poisson s'adaptait. C'était une rivière vivante. »
L'éternel béret vissé sur la tête, Gaby se souvient encore : « Ici je produisais 50 quintaux de farine par jour. Je faisais en un an ce que les minoteries modernes font en 24 heures. » Sa petite affaire régalait les boulangers du cru et jusqu'à Nantes.
Son univers, Gabriel Neau l'ouvre de temps en temps au public. « Je reçois lors des Journées du patrimoine. Parfois des touristes poussent aussi la porte. » Il raconte alors l'incendie de 43, la reconstruction, la machine à vapeur « jusqu'en 32 », le moteur Diesel et l'électricité. Autant d'innovations que la minoterie aura vu défiler.
« Je la conserve en l'état pour montrer ce que pouvait être un moulin de l'époque. Après moi, cela continuera ou cela changera. Ainsi va le temps. » Au rythme de la Sèvre.
Rémi Certain
La Sèvre industrielle
Dans le cadre de son Université sur lie, le Pays du Vignoble nantais organise une conférence consacrée aux « moulins et usines de la Sèvre nantaise » mercredi 10 février, à 20 h 30, dans la salle des mariages de la Garenne Valentin, à Clisson.
Claudine Borrel, de l'Association de la Sèvre nantaise et ses affluents, exposera les activités, les histoires et les architectures de ces moulins et usines hydrauliques. Elle abordera aussi les conséquences de leur abandon, leurs nouvelles attributions et le travail de mise en mémoire de leur vocation première.
Entrée libre.
Saint-Nazaire
L'objectif est atteint. En créant, en 2002, Lagrene, les agriculteurs de la région nazairienne et de l'Estuaire souhaitaient « faire connaître et reconnaître l'agriculture locale. » Après huit années de présidence, Alain Geffroy s'apprête à passer la main. Avec le sentiment du devoir accompli.
« La priorité était de dresser un diagnostic et établir un état des lieux de l'agriculture locale pour le faire remonter jusqu'aux élus de la Carene notamment. » Le constat « en a surpris plus d'un ». Les agriculteurs représentent 2 % de la population active mais s'étendent sur 40 % du territoire. « Cela prouve l'importance de la profession mais également notre fragilité. Si les surfaces se réduisent, une certaine partie de la population agricole deviendrait encore plus vulnérable. »
Des zones dédiées
Alors les administrateurs de Lagrene se sont rapprochés des élus des communautés de communes concernées. Avec un objectif prioritaire. Identifier et inscrire dans le marbre, via le Scot, des zones qui ne pourront pas sortir du domaine agricole. 14 000 hectares sont identifiés. « Elles resteront consacrées à la pratique agricole pendant au moins vingt ans. Pérenniser ces zones nous permet de gagner en lisibilité, conserver notre dynamisme et notre attractivité mais aussi séduire de jeunes agriculteurs. » Le maintien d'une agriculture performante passe par là. Lagrene peut maintenant se lancer dans de nouvelles études, un inventaire sur les zones humides d'ailleurs déjà est en cours. De même qu'une concertation sur la thématique des déchets.
N.A.