Nous sommes le dimanche 2 août, en plein coeur des vacances scolaires. La saison de Ligue 2 n'a pas encore débuté, mais nous pouvons déjà vous affirmer qu'elle risque d'être très, très longue, pour ne pas écrire interminable. Tout du moins, si les Canaris - diaphanes, insipides, paumés, nuls, hier soir !!! -, poursuivent sur cette lignée. Certes, Troyes n'a pas tout à fait la gueule d'un club de National et reprendra probablement l'ascenseur dès le printemps prochain. Seulement, les Jaune et Vert n'ont absolument pas la « tronche » d'un candidat à la remontée immédiate. Sans envie, sans idée, sans révolte, ils ont sombré tête basse ! Un vrai naufrage collectif, ridicule, pathétique. Les mots manquent, tant cette équipe a parfois fait pitié. Oui, pitié ! D'ailleurs, Gernot Rohr ne s'est pas cherché d'excuses, parlant ouvertement de « honte »
(lire par ailleurs). Honte de voir une défense aux abois, incapable d'effectuer une seule bonne relance. Honte de ne pas reconnaître un milieu de terrain, intéressant lors des matches amicaux, devenu une zone de flottement, privé de ligne directrice. Honte de ne pas réussir à marquer le moindre but à une formation évoluant à l'échelon inférieur. Ce Nantes-là effraie, à huit jours du coup d'envoi de la Ligue 2
(lundi 10 août à Caen), où la moindre résignation coûtera très cher. Car plus que son jeu, ou plutôt son absence de jeu, c'est l'état d'esprit, ou disons le néant semblant accompagner chaque ersatz de mouvement qui file les chocottes.
« Il va y avoir une sérieuse remise en question », prévient l'entraîneur. Il serait temps. De même que quelques recrues supplémentaires, notamment derrière, paraissent indispensables.
La vache, 4-0 à Troyes... On dirait un canular. Sauf qu'il ne fait rire personne.
Etienne Kiss
Pas d'idée,pas d'envie, pasde révolte : le FCN a sombré dans l'Aube