Pornichet en 1913 : « Une délicieuse villégiature »
dimanche 04 novembre 2007
- La Baule Presqu'île
La digue et le port en eaux profondes : on l’évoquait déjà en 1913.
La collection Le livre d’histoire a réédité « Pornichet et ses environs », écrit en 1913 par un groupe d’amateurs, voire d’amoureux de Pornichet, tant certaines phrases sonnent comme des slogans pour la station.
En 1913, Pornichet avait une toute jeune histoire de villégiature, mais déjà des aficionados qui ont écrit des textes compilés dans un ouvrage intitulé Pornichet et ses environs, par un groupe d’amateurs. Ce livre vient d’être réédité.À l’aune du siècle qui vient de s’écouler depuis la première parution, on peut sourire de certaines préoccupations de l’époque. Ainsi, l’un des auteurs soulève une question d’importance : la nécessité de construire une jetée abri pour faire en sorte que les baigneurs souhaitant se livrer à « la pêche, la chasse en mer et au canotage » puisse le faire « sans difficultés d’embarquement et de débarquement ». Et de regretter que le projet soit abandonné. La jetée a finalement été créée.Déjà le projet d’un port en eaux profondesUn peu plus loin, l’auteur évoque un autre projet : « On a laissé entrevoir qu’en plein sud, du côté du port du Bé, on pourrait faire un port en eaux profondes, un peu comme à La Turballe. D’abord, cette création de toutes pièces coûterait très cher […]. Permettez-moi de croire que je ne vois pas les avantages en rapport avec la dépense, et, au point de vue des hommes du métier, cela m’apparaît impraticable ».Quelque 60 ans plus tard, le port en eaux profondes était construit. Autre allusion qui laisse penser que les auteurs de cet ouvrage de 1913 avaient vraiment le nez fin. Le Dr Fourrey y évoque la climatologie, l’héliothérapie, l’hydrothérapie et la thalassothérapie. « Ce sont là de grands mots susceptibles d’effrayer le lecteur », note-t-il. Le mot « thalassothérapie » a bien fini d’effrayer qui que ce soit puisque Pornichet va bientôt en compter deux en bords de mer.« Que d’infirmités écartées »Au fil des chapitres, la plume se révèle extatique sur Pornichet. « Et, après cette délicieuse villégiature, quelle brillante récompense dans la santé des petits. Quelle exubérance au retour. Que de maladies, d’infirmités et de misères à jamais écartées de leur route. Pour eux, pour vous, venez à Pornichet. ». Franchement, même l’office de tourisme n’aurait pas osé !Un peu plus loin, on lit aussi : « À travers l’eau pure et merveilleusement transparente, la côte ouest, sur La Baule, Le Pouliguen, les claires villas, la bordure sombre des pins, semblent un énorme joyau byzantin serti de gemmes et d’émaux ».Là, on se dit que la nature du paysage a bien changé. Ça fait bien longtemps que la mer n’est plus « merveilleusement transparente », peut-être depuis que les « claires villas » ont été remplacées par une barre d’immeubles qui heureusement ne se dédouble pas dans un reflet.M.C. « Pornichet et ses environs par un groupe d’amateurs », édition Le livre d’histoire-Lorisse, 17 €