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Depuis quelques jours, les banderoles fleurissent sur les maisons jouxtant le projet.
Photo Michel Guilho
Le collectif récemment créé (nos éditions du 29 décembre) annonce qu'il va déposer un recours devant le tribunal administratif pour demander « l'annulation du projet dans sa forme actuelle ».
Il prévoit également d'autres actions. Demain matin, dès 10 h, ils distribueront des tracts devant les boulangeries. Cette opération sera renouvelée lundi à 16 h, à la sortie de l'école Notre Dame.
« Une hauteur qui dérange »
L'immeuble - dont le permis de construire a été accordé le 17 novembre - proposera 25 logements. Ce qui pose problème aux habitants n'est pas tant le nombre d'appartements mais la hauteur du bâtiment (11,39 m en façade, 8,67 m à la gouttière). « On ne sera plus chez nous et certaines maisons seront privées de soleil note Luc Elineau, un habitant. Nous sommes bien conscients que les gens doivent se loger. C'est pourquoi nous sommes favorables à la construction de maisons individuelles sur ce site ou à un immeuble de logements collectifs limité à un étage ».
« Circulation accrue et problèmes de sécurité »
« L'immeuble sera inférieur à 11 m, ce qui est tout à fait conforme aux normes en vigueur » se défend Michel Quéméneur, le gérant de Cirus promoteur. Celui-ci est d'ailleurs étonné de cette mobilisation. « J'ai rencontré le 15 décembre, les voisins les plus proches du projet le 15 décembre. Cela ne leur posait pas de problème ». Pour le promoteur, « le projet, approuvé par la mairie et Nantes Metropole, est en totale conformité avec le PLU (Plan Local d'Urbanisme) ». Autre argument émis par le collectif : la sécurité. « L'immeuble n'offrira que 27 places de parking, ce ne sera d'autant pas suffisant que dans ce secteur, la circulation est déjà dense avec la présence d'une école primaire et des deux collèges poursuit Luc Elineau. Même si le PLU autorise ce type de construction, nous ne voulons pas voir notre environnement évoluer ainsi ». « Des maisons pourquoi pas, un immeuble, certainement pas !... ». Les banderoles fleurissent toujours sur les façades des maisons alentours.
Lundi soir, le collectif rencontrera le maire Jacques Garreau, avant de lancer le lendemain la procédure en justice.
Françoise Refloc'hDe
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