Remettre du jaune au coeur
vendredi 25 septembre 2009
- A la une
Il faudra encore du temps pour que la Beaujoire soit de nouveau pleine, mais avec la jeunesse... .Ouest-Médias
+ Notre dossier FC Nantes
Coupé de son public, le FCN tente d'amorcer, depuis le début de saison, une périlleuse « mission reconquête. »
"Regarde les hommes changer », plaide chaque semaine, lors d'un réjouissant rendez-vous radiophonique, « l'inclassable » Frédéric Taddeï. De force plus que de gré, le FC Nantes semble aujourd'hui s'être soumis à cette vénérable philosophie.
Devenue invisible, voire indésirable, aux yeux du grand public - mais bien présente lorsqu'il s'agit de solliciter les faveurs des médias - la direction du club a décidé de se la « jouer » profil bas.
Plus question de boutique, de logo, de moto... Tout ce « bling-bling » devenu subito rétrograde. En ces temps de crise, l'heure est à la modestie. Trêve d'ironie.
À moins de faire preuve d'une intense mauvaise foi, on ne peut en effet que saluer l'initiative prise à l'occasion de la réception de Nîmes, demain soir (19 heures). Dans le cadre d'un partenariat avec la Ligue Atlantique, 6 500 « gamins », appartenant aux 174 clubs à l'école de football labellisée, viendront égayer un stade de la Beaujoire moribond.
Des jeunes de tous les fronts. Nantais, bien sûr, mais aussi Vendéens, Angevins et Morbihannais ! « Cela va mettre de la gaieté de la couleur », se réjouit Luc Delatour, directeur du stade et des opérations, qui, grâce à cette verte escouade, devrait comptabiliser plus de 20 000 spectateurs. Une première cette saison !
Tant mieux. Vraiment tant mieux. D'autant que l'opération s'accompagne d'une mise en valeur de la formation, indestructible pierre angulaire de la Maison jaune. Histoire d'assumer notre soi-disant rôle de « rabat-joie », nous regretterons toutefois qu'il ait fallu deux ans pour s'en apercevoir.
Maintenant, il n'est jamais trop tard pour bien faire. Ce FCN « nouveau » s'y essaie. Et devrait rapidement se lancer dans d'inédites offres.
Tant que cela remet du jaune au coeur, on adhère.
Etienne Kiss