Dura lex, sed lex : la loi est dure mais c'est la loi. C'est ce qu'une Nantaise passagère d'un bus peut méditer. Malgré la bonne foi qu'elle revendique, elle a été verbalisée le 21 août dernier par les contrôleurs de la Semitan. Ceci pour ne pas avoir de titre de transport, le chauffeur ayant refusé le billet de 10 € qu'elle présentait pour acheter son ticket, argumentant qu'il n'avait pas de monnaie pour l'appoint.
« Elle venait m'apporter ma carte Vitale aux urgences où j'avais été admis après un accident du travail », raconte (
dans notre rubrique Vous avez la parole) Thierry H. son mari qui précise :
« Quand le chauffeur lui a dit qu'il n'avait pas assez de monnaie, elle alors demandé deux tickets. Le chauffeur a refusé au motif qu'il ne pouvait délivrer qu'un ticket. Donc en accord avec le chauffeur ma femme ne paye pas le bus. Au deuxième arrêt, les contrôleurs montent. Le chauffeur signale la situation à un des contrôleurs qui n'a rien voulu savoir et mon épouse a pris une amende de 47 € alors qu'elle voulait payer son ticket de bus ». Selon le règlement de la Semitan, le chauffeur n'a pas obligation de fournir la monnaie. L'usager doit avoir la somme exacte. Jack, un conducteur à la Tan précise :
« Je refuse aussi les billets de 20 € voir 10 € suivant la monnaie que j'ai. Vous devez bien comprendre que l'on ne peut pas se trimballer avec des caisses d'un montant X par les temps qui court... Dans tous les bus, il est noté de faire l'appoint...
Maintenant le contrôleur fait son boulot ». À noter toutefois que les distributeurs de ticket minute n'acceptent pas les billets de banque.
À la différence des parkings du centre-ville. Un service contentieux installé à la station Commerce permet aux usagers de faire part de leur protestation indique-t-on à la Tan.
E. C.