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La mise en place d'un service minimum dans les écoles lors des grèves des 7 octobre et 20 novembre derniers a coûté 4 000€ à la mairie.
Archives Arnaud Jaffré
La couleuvre ne passe pas. Trêve hivernale ou pas, la municipalité torpille une nouvelle fois la loi du 20 août dernier qui impose « aux maires d'organiser un service d'accueil minimum des élèves en cas de grève des enseignants ».
Cette fois, le maire Gilles Retière a opté pour le langage du porte-monnaie. Ainsi, lors de la grève du 7 octobre, la mise en place d'un service minimum a coûté 2 084,18€ à la mairie. Rebelote avec les mouvements enseignants du 20 novembre et une facture de 2 928,74€. « Pour ce service, l'État rembourse à la ville de Rezé respectivement 330 € et 660 €, soit un total de 990 € », indique la municipalité avant d'asséner : « La différence pour la collectivité est de 4 022,92€, à la charge des contribuables rezéens ».
« L'aberration de cette loi »
Ce coût comprend la charge salariale des personnels encadrant les enfants, le temps passé par les services (impression et distribution d'affiches et documents d'information aux familles) et les frais d'imprimerie.
Mais, on l'aura compris, le souci ne vient pas de l'argent. Cette somme fait figure d'une goutte d'eau rapportée au budget d'une commune comme Rezé. Ici, la portée du message se veut symbolique. « On veut pointer l'aberration de cette loi. C'est un véritable casse-tête pour les communes », plaide Christine Coutant, adjointe à l'éducation. Pour autant, Rezé ne compte pas se mettre hors la loi, et risquée d'être attaqué par l'État devant les tribunaux.
Fermeture des cantines et accueils périscolaires
Résultat : « On doit encore en discuter en janvier mais, lors des prochaines grèves, on va sûrement fermer les restaurants scolaires et les accueils périscolaires, annonce l'adjointe au maire. Ça va permettre de dégager du personnel pour le service minimum. Mais on ne fait que déplacer le problème, les parents n'auront pas de solutions pour leurs enfants le midi et le soir » ajoute l'élue, navrée.
« Impossible à gérer »
Sans oublier qu'il arrive que le personnel communal se mette en grève le même jour que les enseignants.
« Là, ça devient impossible à gérer » estime Christine Coutant. En octobre dernier, la municipalité avait même lancé un appel à candidature pour assurer la garde des enfants lors des grèves.
« On a eu dix réponses seulement. Les gens sont bien conscients que ça demande des compétences et implique des responsabilités ». Bref, le problème paraît insoluble.
Et le début d'année 2009 s'annonce chaud...
Etienne Mvé
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