Shereni aurait pu jouer
mardi 22 septembre 2009
- Sports
Shereni devrait obtenir sa carte de séjour très bientôt, et, dans la foulée, une licence jusqu'à la fin de la saison. Photo Ouest Médias
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Le Zimbabwéen était bien qualifié pour jouer à Bastia. Retour sur un cafouillage. Et un gros mensonge !
Harlington Shereni était bien qualifié pour jouer vendredi à Bastia. Et, bien entendu, les premiers matches de la saison 2009-2010. C'est le message qu'ont fait passer les dirigeants du FC Nantes hier en adressant aux rédactions le fac-similé d'un courrier envoyé - par fax - par le service juridique de la Ligue de football professionnel (LFP) le 4 septembre dernier. Un courrier, signé par Vincent Ponsot, responsable du dit service juridique, informant le FCN que « la licence de Monsieur Shereni Harlington arrivera à expiration le 8/11/2009. »
Dans les faits, le Zimbabwéen possède donc bien une licence - provisoire - lui accordant le droit de pratiquer le football en France. Mais alors, pourquoi celle présentée vendredi à Bastia n'était-elle valable que jusqu'au 30 juillet dernier ? « À vrai dire, prévient Claude Robin, parce que la nouvelle, on ne l'a jamais reçue. » Un sésame pourtant bien édité par la LFP dès réception, en juillet, du récépissé de la demande de carte de séjour en préfecture. L'affaire est donc entendue : Harlington Shereni aurait pu jouer à Bastia.Pourquoi alors les dirigeants nantais présents à Furiani ont-ils pris la décision de rayer son nom de la feuille de match ? Et pourquoi, surtout, ont-ils inventé cette histoire de malaise ?
Qui fait quoi ?
À vrai dire, depuis la semaine dernière et le départ (non encore officialisé mais pourtant bien effectif) de Christian Larièpe et, selon certaines indiscrétions, la mise sur la touche de Claude Robin, on ne sait plus vraiment qui fait quoi au FC Nantes.Vendredi, quand les dirigeants présents en Corse (Waldemar Kita et son conseiller, Gilles Favard, notamment) ont appris la réserve bastiaise, il était aux alentours de 19 h 45. Le temps de téléphoner à Nantes pour en savoir plus... Dans l'urgence, mieux valait ne prendre aucun risque.
C'est d'ailleurs ce qui s'était passé à Caen en début de saison, lorsque Massamba Sambou n'avait pas été aligné faute de certitudes quant à sa qualification.
Les choses, alors, avaient été dites. Pourquoi ne l'ont-elles pas été vendredi à Bastia ? Car bien plus que le cafouillage, c'est le mensonge qui s'en est suivi qui fait désordre.
Jérôme Le Garrec