Simon Guillou : « Prêt à rebondir »
vendredi 17 avril 2009
- Sports
Dorénavant general manager, Simon Guillou a toujours une balle orange et le NRB dans la tête. Photo AC
Le general manager du NRB évoque le passé, mais aussi l'avenir... qu'il ne voit qu'en Ligue, avec Laurent Buffard aux manettes.
Votre ultime match en tant que coach s'est soldé par une nouvelle défaite faceà l'avant-dernier. À l'heure du bilan, quel est votre sentiment ?
« La rencontre aura été à l'image de toute la saison. Une nouvelle fois, on manque l'immanquable mais surtout de concentration. C'est frustrant de ne pas concrétiser des choses qui, pourtant, paraissent simples. Mais dans le sport de haut niveau il faut de la combativité, beaucoup d'humilité, savoir se remettre en cause... et on en a manqué singulièrement. C'est clair qu'on ne peut pas dire que l'on a tout mis en oeuvre pour gagner face à Clermont. »
Quels sont vos principaux regrets au termede cette saison ?
« Avant tout celui de ne pas avoir réussi à nous maintenir sportivement, à l'image de Basket-Landes. Ensuite, celui de n'avoir pas toujours été capable de prendre les bonnes décisions aux bons moments. Ce qu'on a cru possible avec le groupe de N1 n'a pu être réalisable en Ligue, mais on a fait avec nos moyens. Peut-être aussi qu'on est monté une année trop tôt. »
N'avez-vous pas mésestimé le fossé qui existeentre la N1 et la Ligue ?
« Je ne crois pas. Ni que mon discours ne soit pas toujours passé auprès des joueuses. Ça, c'est ce qui se dit quand on perd... »
Avez-vous malgré tout retiré des satisfactions ?
« Oui, heureusement, et en premier lieu celle d'avoir respecté avec le président notre ligne de conduite et nos objectifs de montée en Ligue. Structurellement, on a bien progressé. Les finances sont saines, on a prouvé qu'on était capable de sortir d'une salle de 850 places à une autre de 5 000. On est maintenant prêt à rebondir, on a grandi vite, on a pris cinq ans dans cette aventure ! »
D'autres moments forts ?
« Sur le plan sportif, je pense qu'avec Van Gorp et Moore on a réussi un vrai coup, comme la bonne pioche qu'on a réalisée avec Bouderra. Avec ces trois joueuses en début de saison, ça changeait tout. Les moments forts, ce fut d'avoir une équipe équilibrée en janvier, on l'a vu devant Bourges, le Hainaut et Tarbes. On avait l'objectif de remettre du haut niveau à Nantes, ça aussi c'est une satisfaction. »
Comment vous projetez-vous sur la saison prochaine ?
« Une chose est certaine : depuis 21 h 46 mercredi, je ne suis plus l'entraîneur. C'est un choix délibéré de ma part - s'il y avait eu les finances j'aurais passé la main un an plus tôt - et Laurent Buffard prendra ma place, ce n'est pas un secret (lire aussi nos éditions de dimanche dernier, N.D.L.R.).
« Du côté de l'équipe, il va y avoir énormément de changement. On ne gardera que les joueuses qui ont mouillé le maillot ou qui ont respecté les gens qui ont bâti le club pour en arriver là. Mais c'est clair qu'on ne commettra plus les mêmes erreurs dans le recrutement, ça, c'est certain. »
Et sur un plan personnel ?
« J'endosse le costume de manager général dans un rôle de tampon entre la structure du club et la partie technique, en étroite collaboration avec le nouveau coach sur le plan sportif. Avec Laurent Buffard, on se connaît bien, à Cholet on a travaillé deux ans ensemble. C'est le challenge qu'on lui a proposé qui l'a fait venir, cela ne dépend plus maintenant que du repêchage... »
Recueilli par Alain Gaignet
Un joli CV
Né à Saint-Herblain il y a 50 ans, animateur sportif départemental au conseil général de Loire-Atlantique, Simon Guillou a roulé sa bosse de technicien du basket avant de s'ancrer en 2004 au NRB :
assistant de l'équipe pro de Cholet Basket (avec Jean-Paul Rebatet puis... Laurent Buffard), il entraîna ensuite en Pro B (Maurienne, Saint-Brieuc), en N2M (Carquefou)... et dirige toujours l'équipe nationale féminine de Côte d'Ivoire.