Sept engagements
Par ce document, la Ville s'engage à mettre en oeuvre d'ici trois ans sept propositions de l'Office de la langue bretonne. Cartes de visites et de voeux bilingues des élus, cours de langue pour adultes, aide à la création d'une filière bilingue dans une école maternelle/primaire et à la diffusion de spectacles en langue bretonne... « Le niveau 1 est l'engagement le plus faible, il s'agit d'un premier pas pour une zone qui n'est tout de même bretonnante», commente Michel François.
Pour ce qui est de vivre son identité bretonne, la Ville n'en est pas à son coup d'essai. Saint-Herblain dispose d'un centre culturel de ressources celtiques (KDSK) et d'un collège Diwan qui accueille trente élèves. Un quart des effectifs de l'école Diwan de Nantes provient encore de Saint-Herblain.
Proximité avec Chantenay
Cet attachement particulier s'inscrit dans une proximité avec Chantenay, selon Michel François. « Là où beaucoup de bas Bretons se sont installés à la fin du XIXe siècle pour travailler dans les chantiers navals puis dans les conserveries. Les Herblinois alimentaient ces dernières en légumes. » Pour l'heure, seules deux autres communes de l'agglomération, Nantes et Orvault, ont traduit leurs panneaux. Là où défilent des milliers de voitures chaque jour, Michel François s'attend à l'apparition de barbouillages sur les nouveaux affichages. Un peu las « des pancartes qui se dressent contre les communautarismes lorsque l'on parle de breton et de Bretagne. »
Marilyne Gautronneau
Un attachement singulier des Herblinois à la culture bretonneTapez un mot clé