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Deux cents personnes sont venues soutenir les salariés de Nantes 7, hier, devant le tribunal de commerce. Photo Nathalie Bourreau
Yvan Truchot, le représentant des trente-deux salariés de l'entreprise, l'admettait à l'issue de l'audience : « Ça vaut mieux qu'un écran noir ».
La chaîne de télévision locale Nantes 7 a déposé son bilan à la mi-août. En déficit depuis sa création, il y a cinq ans, et en dépit d'une audience en constante progression, une majorité de ses actionnaires a décidé de mettre fin de son financement.
Hier, le tribunal de commerce devait prononcer soit une liquidation, synonyme de cessation d'activité, soit un redressement judiciaire avec nomination d'un administrateur chargé d'examiner les dossiers d'éventuels repreneurs. La seconde option a été retenue.
La période de redressement sera de six mois. Mais le tribunal examinera l'évolution du contexte dans deux mois et pourra alors revoir sa position.
Repreneurs
D'ici là, l'administrateur judiciaire va s'efforcer de trouver un repreneur. Se sont déjà manifestées : Télénantes qui partage le même canal que Nantes 7, et TéléMélody, une chaîne nationale.
« Il s'agit de simples contacts : il appartiendra à l'administrateur d'examiner les propositions concrètes », indiquait Antoine de Tarlé, le président des actionnaires.
« Démocratie locale »
Hier, deux cents personnes se sont rassemblées devant le tribunal de commerce pour apporter leur soutien à Nantes 7 : des anonymes, des syndicalistes, des journalistes, des politiques...
« Ce serait un recul de la démocratie si Nantes 7 disparaissait », assurait le député Vert François de Rugy. « Les collectivités, du fait de leur engagement financier dans Télénantes, ont un rôle à jouer pour accélérer un rapprochement entre les deux télés locales et permettre la reprise d'un maximum de salariés ».
La conseillère municipale et régionale UMP Sophie Jozan apportait aussi son soutien « à toutes les formes d'expression de la démocratie locale » et se disait « scotché par l'absence de représentants du PS » devant le tribunal.
« Au service du territoire »
Laure Bezault, la directrice de la rédaction, voyait dans ce rassemblement « le symbole que Nantes 7 n'était pas qu'un alignement de chiffres et la reconnaissance d'un travail accompli au service d'un territoire ».
Quant à Yvan Truchot, il affirmait « n'avoir pas de préférence pour tel ou tel repreneur, l'important étant qu'un maximum de salariés puissent être repris ».
Jean-Philippe Lucas
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