« On a longtemps opposé l'agriculture respectueuse de son environnement et l'agriculture dédiée à la production intensive, » résume Alain Guillemin, directeur général de Terrena, inventeur du slogan. « Aujourd'hui nos adhérents nous disent : nous voulons préserver l'écosystème et garder un haut niveau de productivité ».
La consultation comportait quatorze questions, la moitié portait sur les cultures d'organismes génétiquement modifiés (OGM). 13 % des sondés ont dit « oui » aux cultures d'OGM, 24 % ont dit « non », y compris à la recherche utilisant des cultures de plein champ ; 61 % ont souhaité le maintien d'un moratoire le temps que les recherches progressent.
Terrena veut amender la loi en discussion au Parlement
Une des décisions de Terrena à la suite de l'interprétation des résultats, a été la proposition d'un amendement à la loi en discussion au Parlement, qui rende obligatoire la création de structures de concertation régionales, « des comités régionaux des pratiques agricoles », précise Marcel Placet, vice-président de la coopérative.
Logique puisque le seul OGM autorisé en France aujourd'hui est le Monsanto 810. Ce maïs transgénique est capable de résister aux ravageurs du maïs (pyrale, sésamie...), culture secondaire sur le territoire couvert par Terrena. Gageons que le sondage Terrena proposé aux agriculteurs du Sud-Ouest qui pratiquent la culture intensive du maïs, n'aurait pas fait apparaître les mêmes résultats.
Technologies déterminantes pour la compétitivité
« La majorité de nos adhérents ne veulent pas exclure cette technologie des pratiques futures de l'agriculture, » confirme Marcel Placet. « Voilà pourquoi, par exemple, nous envisageons d'établir des partenariats avec des instituts de recherche publics et des entreprises pour ne pas « décrocher » des technologies déterminantes pour la compétitivité des exploitations agricoles, » conclut le vice-président de Terrena.
Jean-Pascal Hamida
Enquête Terrena : résultats, débats filmés... sur Internet : « www.terrena.fr »
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