- La Baule Presqu'île
Un talus en partie effondré près des 4 routes va nécessiter deux journées de travail.
Paludiers et machines s'activent sur le marais pour colmater les brèches et réparer les vaux.
Depuis dix jours, personne n'est resté les deux pieds dans le même sabot sur le marais. On n'a même eu vite fait de chausser bottes et cuissardes pour commencer à réparer ce qui peut l'être par la seule force des bras et des outils. Ainsi, par équipe, les paludiers se sont attaqués aux vaux, ces talus dans les salines. Par endroits, la mer les a submergés et ravinés : ils sont effondrés dans les bassins et doivent être consolidés. À cinq ou six, les paludiers ramènent planches et pieux, enlèvent la végétation, et reconsolident avec de la terre.
Situation inédite
Un travail de titan si on considère le nombre de vaux effondrés. Mais pas question d'attendre la pelleteuse, engin qui, de toute façon, ne peut pas aller partout sur le marais. Ces moyens mécaniques sont réservés aux talus accessibles et aux brèches de la digue dont certaines ont déjà été rebouchées avec de l'argile. Il faudra attendre plusieurs mois (le temps que l'argile travaille) pour les recouvrir de pierres. Certains conducteurs d'engins sont des habitués du marais car le site a besoin d'un entretien régulier. « Mais on vit quand même une situation inédite ». Pour Fabrice Durieux, directeur de l'environnement à Cap Atlantique, les questions se sont vite posées : « Comment acheminer le matériel sur place ? Comment mobiliser des réserves d'argile et les apporter près des brèches ? » D'où le recours à des moyens inhabituels comme la pelleteuse amphibie (voir page 7) ou les tracteurs à chenilles de la même société finistérienne HLB. Il y a urgence à réparer avant les prochaines grandes marées de la fin du mois. Pour autant, les maîtres d'ouvrage veulent faire des travaux qui durent. « Ces chantiers sont suffisamment coûteux pour qu'on fasse du solide ».
Mais coûteux comment ? Si on sait déjà que ça va être cher, impossible pour l'instant de connaître le montant. « Il y a des chantiers qu'on peut chiffrer car ils sont faits par des entreprises ayant l'habitude d'intervenir. En revanche, pour ce qui est des brèches de la digue, on tâtonne. On ne sait même pas combien de temps va durer le chantier ».
M.C.
mercredi 08 février 2012
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