Dossier contesté
Hier, le juge des référés devait se prononcer sur l'autorisation d'exploitation de cette enseigne, à la requête de deux associations opposantes de défense du petit commerce, soutenues par une grande surface de Saint-Hilaire-de-Loulay. La raison de ce nouveau recours : une trop forte densité commerciale du secteur de Montaigu. Ce que contestent les élus de la région montacutaine, Joseph Chatry, le maire de Boufféré en tête pour qui, l'aménagement du territoire qu'il prône, passe par le développement commercial et la libre concurrence. Des élus qui contestent aussi les éléments retenus par le juge se basant sur les chiffres démographiques de 1999 alors qu'il est observé que la population de la zone de chalandise a augmenté de plus de 20 %.
Pas d'incidence sur le petit commerce
Hier après-midi, estimant qu'il n'y avait pas « matière à urgence » et à « saisir le référé » dans ce dossier, le tribunal administratif de Nantes a décidé de rejeter la requête déposée par les opposants. Sa décision a notamment été étayée par les conséquences de la non-ouverture du magasin, mais aussi par une analyse de l'impact sur le petit commerce depuis le début d'exploitation du Super U, aucune diminution notable de leurs chiffres d'affaires n'ayant été observé.
Cette décision a été accueillie avec soulagement par le directeur Jean-Marc Brosset : « c'est une très bonne nouvelle. On nous avait enterrés avant que le tribunal ne statue. » Il compte aussi remettre les pendules à l'heure dans quelques jours : « on a dit un peu de tout et n'importe quoi sur cette affaire. Il est temps que tout soit définitivement mis au point... »
Michel Perraud
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