Un Baulois tué par son voisin
mardi 03 novembre 2009
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Le maçon, qui a fait feu, avait trouvé la porte de son appartement défoncée ; depuis de longs mois les deux voisins ne s'entendaient pas. C.Justeau
Un Baulois de 42 ans est mort dimanche soir. Il tambourinait à la porte de son voisin, qui a saisi un fusil et tiré.
LA BAULE
"J'ai voulu aller calmer les choses, témoigne un habitant du rez-de-chaussée. Il était sur le palier. Le coup de feu est parti. Il a dévalé l'escalier. » Un Baulois de 42 ans, Dominique Francheteau, est mort dimanche soir d'un coup de fusil de chasse tiré par un voisin. Le drame est survenu vers 22 h, au premier étage d'un immeuble paisible du front de mer, le n°39 de l'avenue Docteur-Dubois.
« Il était à bout »
Dans l'après-midi, le voisin qui a fait feu avait appelé les policiers pour se plaindre. Ce maçon de 56 ans, qui vit seul, disait avoir trouvé la porte de son appartement défoncée et ouverte, en rentrant chez lui. « Les policiers sont venus vers 19 heures. Il leur a dit qu'il n'en pouvait plus », assure un habitant. « Il était complètement à bout », se désole un autre. Depuis de longs mois, les deux voisins ne s'entendaient pas. Les policiers étaient souvent appelés pour du tapage dans l'immeuble. Une plainte avait même été déposée à l'encontre de Dominique Francheteau mi-octobre. « Une enquête de voisinage décrit la victime comme plutôt instable, ayant des troubles du comportement », commente Florence Lecoq, procureur de la République à Saint-Nazaire. Dominique Francheteau vivait seul et n'avait pas d'emploi régulier. Vers 22 h, dimanche, il est revenu tambouriner à la porte de son voisin. La visite des policiers lui avait semble-t-il déplu et il voulait savoir qui les avait appelés. Le maçon a empoigné un fusil qu'il avait depuis plusieurs années et a tiré. Dominique Francheteau a pris la décharge en plein ventre. Il est décédé plus d'une heure après son transfert à l'hôpital de Saint-Nazaire.
« Il semble avoir agi sous la colère »
Le maçon a été interpellé sans difficulté. « Il était complètement effondré. Il n'a pas cherché à s'enfuir », explique un policier. « Il assume son acte, souligne aussi Florence Lecoq. Il semble avoir agi sous la colère. Il n'avait pas consommé d'alcool. » L'homme a été placé en garde à vue. Il y était toujours hier soir. Il devrait être déféré devant le parquet de Nantes aujourd'hui.
Dans l'immeuble de l'avenue Dubois, où les résidents secondaires sont plus nombreux que les habitants à l'année, les riverains sont bouleversés. Ils présentent le maçon comme un voisin « agréable », « gentil », « il a emmené nos petits enfants au cheval », témoigne une habitante sous le choc. « C'est un drame pour tout le monde », résume Florence Lecoq.
Caroline Justeau et Emmmanuel Vautier