Un port à sec « pour conforter Trentemoult »
jeudi 27 novembre 2008
- Nantes
Le désenvasement de Trentemoult : une opération incontournable mais qui a un coût. « Raisonnable » juge Gilles Retière.
Françoise Refloc'h
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Gilles Retière, le maire de Rezé, n'est pas contre la réalisation d'un port à sec dans l'agglomération : « une structure complémentaire de Trentemoult ».
Gilles Retière, le maire de Rezé, verrait bien la réalisation d'un port à sec dans l'agglomération nantaise. En complémentarité de Trentemoult qui accueille, à l'année, une trentaine de bateaux.
« Nantes Métropole a reçu de nombreuses demandes de stockage de bateaux dans l'agglomération, indique l'élu. La solution, ce serait la création d'un port à sec, complémentaire de Trentemoult et de Couëron qui propose une petite offre ». Remonter l'Erdre pour stationner serait une autre solution mais le démâtage des bateaux représente un sérieux frein aux manoeuvres.
« Trentemoult bien conçu »
Pour l'élu, pas question devoir « son » port disparaître. « Trentemoult est adapté pour les bateaux de mer. Ici, pas besoin de démâter, il est conçu pour les plaisanciers qui stationnent moins de six mois mais également pour les marins qui vivent sur leurs bateaux ».
Un projet de nouveau port à la pointe de l'île de Nantes est cependant à l'étude. « Les aménagements dont la réalisation d'une écluse, coûteraient très cher, la décision n'est pas prise ».
Pour la période touristique courant de mai à septembre, la Communauté urbaine installe des pontons provisoires, bras de la Madeleine.
Quant à l'hypothèse, un temps évoqué, d'installer des pontons devant les cafés de Trentemoult, l'élu rezéen ne veut pas en entendre parler. « En plein dans le lit du fleuve, ce serait irresponsable ».
Désenvasement tous les deux ans
Autre sujet récurrent : le désenvasement du port de Trentemoult. La dernière opération s'est achevée le 17 novembre.En trois semaines,5 000 m3 de vase ont été évacués, un écrémage de surface réalisé tous les deux ans pour un coût de 200 000 €.
« Si on drague plus en profondeur, la vase reviendra plus vite note Gilles Retière. C'est un réel souci pour les marins qui ne peuvent pas sortir quand ils le souhaitent mais il n'y a pas d'autres solutions ». Le même scénario se reproduira dans deux ans.
Françoise Refloc'h