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Les musiciens du Grandmachinchose en pleine représentation.
Le Grandmachinchose suit la lignée des fanfares des 1980's,« qui jouaient sur un répertoire plus actuel, plus festif. Elles utilisaient la rue comme un spectacle ». Ska, ryhtm'n'blues et jazz font parties de leur registre, tout comme les musiques de film et les musiques de l'est. Cette troupe d'une trentaine de musiciens s'est formée au fur et à mesure. Jean-Marie Braud, membre et ex-président du Grandmachinchose, raconte. « Au départ, on jouait devant la maison de Michel à Trentemoult, puis les habitants du quartier ont eu l'idée d'organiser quelque chose autour des fanfares ».
Une démarche conviviale
En 2002, ils ont fêté leur premier anniversaire autour d'un verre avec les habitants. « La deuxième année, on a invité une autre fanfare, les pochtrons, raconte Michel Ravel. En 2004, on s'est dit qu'il fallait vraiment faire quelque chose ». C'est ainsi que sont nées les Fanfaronnades. Basé sur une pratique généreuse ouverte à tous, ce festival est une invitation pour « réunir des musiciens isolés autour d'un projet commun dans une démarche conviviale » décrit Michel Ravel. Dans ces rencontres, des liens se créent. « On a croisé les Orphéons Pistons à Rouen, pendant un festival » raconte le créateur de l'association. C'est la fanfare qui crée de la camaraderie ». Le festival draine 2 000 personnes. « On sera 80 bénévoles mobilisés. Beaucoup d'habitants prêtent également leur maison, leurs lits. Ça fait vivre tout le quartier ! » explique Michel Ravel.
Un réseau de fanfares
Ce rendez-vous « musical et humain » a lieu tous les deux ans à Trentemoult et fait appel à des fanfares bénévoles. Le GMC ne se produit cependant pas qu'à Trentemoult. Il y a un an, « on est partis à Marrakech jouer dans un collège et un lycée » raconte Jean-Marie Braud. Rouen et Brest les ont également accueillis. « On est dans un réseau. Cette pratique amateur permet de se lier avec la population autour d'une fête ». Les 10 ans de la fanfare sont leur principal projet. « On veut laisser des traces visuelles et sonores, notamment en collectant les photos prises par les habitants » explique Jean-Marie Braud. Pour Michel Ravel, « Ça crée des groupes humains qui s'éclatent, qui vibrent. Le collectif nous permet de nous épanouir ».
Aurore Jarnoux
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