Comme un
« dégazage en mer », les propos sont d'un habitant de la rue Parmentier, située à quelques encablures de l'étier souillé par plusieurs centaines de litres d'hydrocarbure. Dans ce quartier de Montoir, la pollution n'est pas vraiment passée inaperçue le week-end dernier. Outre la présence massive de pompiers et gendarmes, ce produit
« gras et huileux » s'est manifesté par des vapeurs de fioul particulièrement tenaces.
« Avec des odeurs qui remontent dans la salle de bain, comme du gazole », explique un riverain.
Des berges noirciesLa pollution est ensuite redescendue vers la Loire via le canal du Priory. Ce qui a permis aux agents du port de donner l'alerte. Une semaine après les faits, le produit a été pompé par une entreprise mandatée par la mairie. Seules les berges noircies témoignent de l'incident. Et l'odeur
:
« En ce moment, je suis obligée de mettre de l'eau de javel pure dans le siphon de mon lavabo », témoigne une autre habitante. Depuis dimanche, une enquête a été ouverte par les gendarmes. Dans un premier temps, il s'agit d'analyser le produit
:
« C'est l'Idhac à Nantes qui s'en charge. On devrait avoir les résultats dans quinze jours », indique le gendarme Pascal Hureau chargé du dossier.
Remonter à la sourceRattaché à la brigade de Savenay, il est enquêteur «
écologie-environnement
».
« Actuellement, nous essayons de remonter à la source du produit, à travers le réseau d'eaux pluviales ». Des
« vérifications techniques » sont également en cours auprès des entreprises de la zone industrielle des Rochettes. Toutes les hypothèses sont envisagées, de la fuite non décelée à un déversement sauvage.
Une pollution identiqueSeule certitude, l'affaire est prise au sérieux car le phénomène n'est pas unique. Une pollution identique s'est déjà produite il y a trois ans, avec les mêmes odeurs de fioul.
Côté mairie, on aimerait bien régler ce problème, et trouver l'origine
:
« Les assurances ne fonctionnent pas. Résultat, c'est la ville qui paie la facture pour le pompage », souligne le maire Michèle Lemaître.
Autant de bonnes raisons d'éviter de nouvelles pollutions dans le secteur.?
Nicolas Dahéron
nicolas.daheron@presse-ocean.com