Vers la lumière blanche
jeudi 10 décembre 2009
- Nantes
Ici, rue Maurice-Sibille, la lumière est blanche et éclaire le sol. Photo Nathalie Bourreau
Deux principaux critères déterminent l'éclairage public : la sécurité et les économies d'énergie.
C'est une petite horloge, sensible à la lumière et à la pénombre. Tout le système d'éclairage de l'agglomération dépend d'elle. Elle mesure en direct la luminosité réelle. Et dès que le besoin s'en fait sentir, les luminaires se déclenchent. Mais tous ne brillent pas toute la nuit. Selon les rues existent en effet des variantes, par exemple au niveau de l'intensité de la lumière ou des heures de coupure.
En fait, depuis plusieurs années, Nantes Métropole travaille sur l'harmonisation des besoins en lumière. « Il faut adopter la bonne démarche dans chaque quartier. Le travail de rénovation n'est, en fait, jamais vraiment terminé » explique Dany Joly, de la direction de l'Espace public à Nantes Métropole. L'équilibre est parfois difficile à trouver entre les impératifs de sécurité des personnes et des biens et la nécessité d'économiser l'énergie. « Nous ne pouvons pas baisser la consommation de l'éclairage là où les besoins en sécurité sont importants, notamment sur les rues passantes, les carrefours stratégiques en centre-ville, etc. » précise Dany Joly.
Des ampoules de 90 watts
Rue Maurice-Sibille, en revanche, les lampadaires frappent désormais le sol d'une lumière blanche. Les habitants de ce quartier niché derrière le quai de la Fosse, les automobilistes et les piétons bénéficient d'un nouvel éclairage, plus adapté aux besoins. L'installation publique, vétuste sur cette zone, a été rénovée au cours du dernier trimestre. Toutes les lumières-boules ont été remplacées par des ampoules de 90 watts. « Les lumières-boules éclairaient autant le ciel que le sol et généraient une nuisance lumineuse, alors que les ampoules de 90 watts éclairent vers le besoin et révèlent mieux les matériaux et les végétaux. Le confort visuel n'en est que meilleur ».
32 % d'économies d'énergie
La rue du Bâtonnier-Guinaudeau toute proche a bénéficié du même aménagement. L'opération a tout de même coûté la bagatelle de 110 000 € mais à l'arrivée, la consommation quotidienne en électricité sur cette zone est passée de 2 100 watts à 1 430 watts, ce qui représente une économie d'énergie de 32%.
« Nous ne pouvons pas le faire partout mais petit à petit nous arrivons à remplacer les systèmes les plus vétustes par un matériel plus économique. »
Céline Maxant