Waldemar Kita se veut plus humain
mercredi 23 septembre 2009
- Sports
Waldemar Kita veut se montrer plus proche encore des acteurs sportifs de son club. Photo Ouest Médias
Qui fera quoi cette saison au FC Nantes ? Le président Waldemar Kita reste évasif mais peaufine une nouvelle organisation.
Vous êtes le seul dirigeant sur la photo officielle, c’est un changement de philosophie ?
« Je ne change pas de philosophie. Mettre tout le monde sur la photo c’est bien car on leur fait plaisir, mais ce qui est important c’est de s’occuper de l’équipe. »
Et comment comptez-vous procéder ?
« Ce que je voudrai c’est qu’on progresse et qu’on puisse faire un focus sur certaines actions qui sont très importantes pour le club. Lorsqu’on est trop nombreux, ça part parfois dans tous les sens alors que lorsqu’on constitue des équipes avec quatre ou cinq personnes qui travaillent avec la responsabilité d’une autre, l’efficacité est meilleure pour des actions bien précises. »
D’où cela vous vient-il ?
« J’ai toujours fait ça dans ma société même si on dit qu’un club n’est pas une société. De plus en plus de présidents parlent de leur club comme d’une société avec des ressources humaines très importantes. C’est plus compliqué parce qu’il n’y a pas de machines, ce sont des hommes qu’il faut gérer d’encore plus près. Et ce que je souhaite c’est être plus près des joueurs, de tous les gens autour. »
De quelle façon ?
« Il faut travailler un petit peu différemment. Ajuster les choses beaucoup plus près, aller beaucoup plus loin dans le domaine humain pour tout le monde et en particulier les sportifs qui sont très fragiles à tous les niveaux, assez rapidement sensibles à chaque geste, à chaque mot. Je veux être assez près pour savoir être bon mais aussi me montrer dur quand il faut. »
C’est la façon de travailler qui ne vous convient pas au FC Nantes ?
« Quand on voit qu’on n’est pas efficace il faut changer le modèle. J’essaye de changer au fur et à mesure avec le temps. »
Pourquoi ne pas avoir procédé à des changements à l’inter saison ?
« Il y a eu ce temps de transition avec le mercato. Pendant ce temps-là on ne peut pas bouger beaucoup parce qu’il y a des joueurs qui arrivent, d’autres qui partent et il y a toujours des inconnus. On prépare et à partir de septembre on se met au travail en profondeur. »
Vos salariés sont prêts à ces changements ?
« Ils ne demandent que ça. »
Vous n’étiez donc pas satisfait de certaines personnes ?
« Je n’ai pas l’habitude de parler d’une personne. Le bilan n’est pas bon parce que je n’étais pas bon. Si les autres sont bons c’est parce qu’il y a une stratégie bien faite. Maintenant il fallait un certain temps pour comprendre et saisir certaines choses. »
C’est une véritable remise en cause ?
« Premièrement c’est une remise en cause pour être beaucoup plus efficace et deuxièmement c’est une organisation qui doit nous permettre d’être beaucoup plus au cœur du sujet. Il faut reconnaître certaines faiblesses avant de dire : on va s’organiser un peu mieux. »
Christian Larièpe, votre directeur technique, se fait très discret. Fera-t-il partie du prochain organigramme ?
« Vous en saurez un peu plus sur la façon dont on va s’organisera en fin de semaine prochaine. On est en train de travailler sur le sujet. »
Collaborera-t-il encore avec le FCN ?
« Oui tout à fait mais je ne parle pas de M. Larièpe aujourd’hui. Je vous expliquerai tout cela la semaine prochaine. »