Hier matin, entre 9 heures et 13 heures, la préfecture de la Vendée et la préfecture maritime de l'Atlantique ont, de façon conjointe, organisé un exercice de sauvetage de grande ampleur. Avec pour objectif de s'assurer du bon fonctionnement des secours, comme l'a souligné le préfet Thierry Lataste. Cet entraînement grandeur nature devrait permettre « d'ajuster au mieux un projet de plan » actuellement en cours d'élaboration, a-t-il indiqué. Ce plan dit de secours, destiné à faire face aux risques de la navigation, regroupe, grâce à « une interface terre-mer », un plan Orsec maritime et un plan Orsec départemental, à terre. C'est « la première fois » qu'un tel exercice est entrepris sur la façade atlantique.
580Â 000 passagers par an
L'importance de ce plan est facile à comprendre. Chaque année, 580 000 passagers se rendent sur l'Île d'Yeu par voie maritime. Un trafic qui justifie toutes les précautions prises. Les promenades ou les parties de pêche en mer ne sont pas à négliger, non plus : certains navires transportent entre trente à soixante passagers et peuvent s'éloigner jusqu'à 20 miles de leur port de départ (L'Herbaudière, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Les Sables-d'Olonne).
Un bilan de la journée devrait être établi très rapidement. Mais d'ores et déjà , des conclusions peuvent être tirées. « Plusieurs types d'opérations de sécurité et de secours ont été mis en oeuvre, affirme la préfecture : transbordement des passagers du navire sur le canot de survie, récupération des blessés sur un canot de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer), remorquage du canot de survie, débarquement des blessés et des passagers sur l'Île d'Yeu, évacuation des blessés, information des familles. » L'exercice, qui a donc permis de tester « la coordination entre les acteurs en mer et à terre et de vérifier la validité des procédures planifiées, a démontré la bonne coopération de terrain entre les acteurs concernés ».
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