« Je ne sais pas si je tiens à me doulourouser avec ces souvenirs »
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Une lettre de Barbara à André Burgaudeau, avec cet incroyable mot : « doulourouser ».
Au-delà de la rencontre avec son père dans les années 50, André Burgaudeau a noué des liens avec Barbara. Épistolaires et téléphoniques.
« On est devenus copains. C’était une fille très chaleureuse. Je l’ai vue souvent en concert, à Paris une dizaine de fois, et dans sa loge après. Je lui apportais des roses, rouges. À chaque concert, elle nous envoyait des invitations. Elle était folle de réglisse », se souvient l’ancien conseiller municipal.Du coup, devenu membre du comité de soutien national à François Mitterrand, il n’a pas hésité à solliciter la chanteuse pour lui demander de soutenir le candidat PS.
« Elle a dit d’accord et envoyé son adhésion ».Soutien à Jean-Marc AyraultEn 1989, rebelote, André Burgaudeau récidive pour un soutien à Jean-Marc Ayrault. Là encore, l’artiste dit oui. L’élu la remercie alors dans un courrier de deux pages et en profite au passage pour lui rappeler qu’il était présent à l’enterrement de son père.Le 20 juin de la même année, Barbara lui répond. « Infiniment touchée par vos lettres, par vos roses. J’ai essayé en vain de vous joindre pour vous dire mon émotion. Le jeune homme était mon jeune frère. Je ne sais pas si je tiens à me doulourouser avec ces souvenirs à présent mais sûr, j’aimerais parler avec vous pour vous dire merci de vous. Je vous cherche donc. Je me guéris lentement pour revenir plus forte. Je vous souris et vous regarde avec tendresse. Voici à tout hasard mon tel personnel répondeur : 60016373. Barbara ».Une lettre magique, qu’André Burgaudeau conserve précieusement, aux côtés des autres courriers de la dame brune.