La jeune femme a été retrouvée jeudi midi par les policiers, gisant dans son sang dans la salle de bains de « son appartement dont la porte était fermée à clef », a rappelé la procureure de la République Florence Lecoq, hier soir. Celle-ci a également évoqué la « grande violence des coups portés par l'auteur », lequel se serait acharné, à l'arme blanche, sur le visage de sa victime...
C'est dans ce logement au 19 rue Gaspard-Monge à Saint-Nazaire, qu'elle habitait depuis quatre ans au 5e et dernier étage d'un petit immeuble tranquille, proche de la cité scolaire, que le corps a été découvert. L'autopsie, pratiquée hier, a conclu à un « décès d'origine traumatique ». En clair : la victime serait morte sous les coups.
SMS échangés
« Le décès est intervenu mercredi 20 janvier, en fin d'après-midi ou en début de soirée, a encore indiqué Florence Lecoq. Les investigations permettent de déterminer qu'il y a eu échanges de SMS dans la journée entre la victime et le probable père » de l'enfant à naître en mars prochain.
Le suspect est un Angevin, âgé de 24 ans. Sans profession, il n'avait encore jamais fait parler de lui.
Marina Lebeau, elle, allait fêter ses trente ans. Tous les deux s'étaient rencontrés au début de l'été dernier. « Elle était enceinte de plus de sept mois et vivait a priori seule, mais elle avait des contacts réguliers avec cet homme », a précisé Florence Lecoq.
Son dernier employeur la décrit comme « une jeune femme dynamique, très discrète sur sa vie personnelle et dont je garde un excellent souvenir », commente Philippe Masson de 4 % Immobilier. Marina Lebeau avait quitté cette agence sise boulevard de la Renaissance à Saint-Nazaire, « à sa demande, le 30 mars 2009 ». Son ex-employeur était d'ailleurs resté en contact avec elle : « Dans un mail qu'elle m'avait adressé en novembre, Marina me disait qu'elle souhaitait se consacrer pleinement à sa grossesse... ».
La police judiciaire de Nantes a ramené le suspect dans ses locaux. Les auditions ont commencé dès hier soir. La garde à vue peut durer 48 h.
Franck Labarre, Anne-Hélène Dorison et Yan Gauchard