« Nuançons. Avec 49 %, il est atteint à l'intérieur du périphérique. À l'extérieur, c'est vrai, l'évolution a été plus lente ce qui explique la moyenne. Explication : le tissu urbain se dilate. Beaucoup de jeunes couples sont contraints de se loger à 20-30 km de Nantes. Toutefois, l'utilisation de la voiture a évolué. Le covoiturage monte en puissance : il représente désormais 10 % des déplacements. Nous souhaitons accentuer la tendance en optimisant les sites internet dédiés et en créant des parkings covoiturage comme celui de Vallet qui connaît un beau succès ».
Le TER Nantes-Vertou est plébiscité. N'y a-t-il pas une demande à satisfaire de ce côté ?
« Certainement. L'étoile ferroviaire sera développée. Nantes-Saint-Nazaire est aussi très fréquenté. Nantes-Châteaubriant sera la prochaine étape. Et nous allons renforcer les cadencements sur Nantes-Clisson ».
Où en est le dossier d'un TER Ancenis-Le Cellier-Mauves-Thouaré- Sainte-Luce-Nantes ?
« Un problème se pose : son insertion entre les TGV. Nous étudions la possibilité d'une ligne de retournement à Ancenis et d'une autre d'évitement à Mauves. Nous en discuterons avec Région et la SNCF dans les prochains mois ».
Côté tramway, les contraintes budgétaires ont conduit à ralentir la programmation...
« Il n'y a pas que des considérations financières qui jouent. La question se pose d'un réseau de 48 km arrivé à maturité... Nous ne sommes pas pour autant sans projet. Le prolongement de la ligne 1 jusqu'au Ranzay est prévu pour 2012. L'extension logique jusqu'à l'université, via le pont de la Jonelière, fera l'objet de discussion, notamment sur le calendrier, avant l'été 2010. Pour autant des solutions comme le Chronobus peuvent se révéler plus pertinentes sur certains parcours (lire ci-dessous). Globalement, la diversification de l'offre de transport est la clé de la réussite en matière de déplacements ».
Le périphérique bouchonne fréquemment. Peut-on attendre des améliorations ?
« Il est à la fois voie de transit et boulevard urbain ce qui, au passage, allège la circulation sur les boulevards historiques nantais. Son élargissement ne conduirait qu'à une amélioration passagère. De nouveaux flux de circulation le satureraient en moins d'un an ».
Pas de changement en vue donc ?
« La gestion du périphérique incombe à l'état. Mais on peut discuter avec lui de points précis : l'aménagement de portes comme celle de Gesvres, ou encore l'hypothèse d'une troisième voie sur un secteur limité comme celui situé entre les portes de Gesvres et de Sautron... ».
Et la place du vélo ?
« Notre plan vélo s'appuiera sur la création de zones de stationnement sécurisées, de bandes cyclables, et le développement, y compris dans d'autres communes que Nantes, de zones apaisées 30 km/h où se côtoieront piétons, vélos, transports en commun et voitures. »
Jean-Philippe Lucas