Toulouse : un tram après le dernier métro
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Le futur tramway de Toulouse connectera Blagnac à Toulouse. Photo
Maxppp
A Toulouse, le débat politique se mêle des déplacements. Ce qui ne facilite pas la vie des usagers !
La Ville rose serait-elle victime de son succès ? Avec 20 000 nouveaux habitants par an, l’agglomération de Toulouse s’étale de plus en plus.
Dans une région où la voiture reste reine (jusqu’à trois autos par foyer) les transports en commun ont du mal à faire leur trou (8 % des déplacements). Le métro automatique Val (deux lignes) relie le centre aux principaux quartiers populaires, équipements publics et facultés. Et une première ligne de tramway connectera Blagnac à Toulouse fin 2010. Le Citadis d’Alstom au nez d’avion dessiné par Airbus ne desservira l’aéroport de Blagnac qu’en 2013. À l’autre bout, le terminus sera prolongé jusqu’au cœur de la Ville rose à la même échéance.
Adieu métro, bonjour le tram
Mais cela ne se fait pas sans douleur ! Le changement de majorité, en mars 2008, après trente années de droite au Capitole, a définitivement sonné le glas du métro. Pierre Cohen, nouveau maire socialiste de la Ville rose et patron du Grand Toulouse, a différé le doublement du métro, qui frise la saturation, et abandonné le prolongement de la ligne B vers Labège et son importante zone d’entreprises. Un conflit, compliqué d’une plainte pénale, qui bloque la machine des transports en commun toulousains. Dans ce cadre, les projets de tramway vers les villes de l’agglo (Tournefeuille, Saint-Orens), prévus à l’horizon 2020, au moment de l’arrivée de la ligne à grande vitesse Paris-Toulouse, patinent.
La pagaille
En attendant, la voiture est rejetée du centre par la piétonnisation et les couloirs de bus. Mais les pistes cyclables manquent de continuité. Et les bouchons se multiplient sur le périphérique (tout grand contournement a été écarté) et sur les voies secondaires de l’agglomération.
Philippe Emery