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L'actu de la biennale

lundi 08 juin 2009

La popularité des Géants dépasse les plus folles espérances...

Les Géants manqueront aux Nantais qui les ont aimés et à ceux qui les ont ratés car partis trop vite.

À un moment, l'excitation est à son comble : « Là, regarde, la Petite Géante ! », dit une fillette en tirant le bras de sa mère. D'ici un quart d'heure on doit réveiller les dormeurs du bord de Loire : la Petite Géante sur les genoux de son oncle, après une nuit sur l'île Gloriette.

Déjà des milliers de personnes essaient de repérer des signes d'éveil. Le vent souffle dans leurs cheveux, comme en mer. « Il ronfle ! » dit quelqu'un et en effet la bouche du géant s'entrouvre mais aucun cil ne bat. Le soleil apparaît et la foule applaudit pour les réveiller. Le geyser lance de l'eau et la musique sonne, il est plus de 10 heures quand le géant lève la tête et ouvre les yeux puis tourne la tête avec bienveillance vers la foule qui le regarde.

Le retard à l'allumage, car à cet instant-là c'en est un, est vite rattrapé. Mais pour l'heure Royal de Luxe fait durer le plaisir. Les paupières de la Petite Géante s'ouvrent avec peine, naturellement, puis elle regarde autour et son oncle caresse ses cheveux avec son menton. Ils se regardent puis elle saute de ses bras, dansant en l'air cinq minutes, puis on pose le scaphandre sur le géant et on habille la petite de son imper jaune. Leur marche est triomphale sous les confettis, dans la foule énorme qui occupe les deux côtés de ce bras de Loire au-delà du Maillé-Brézé.

Émerveillés ou déçus

Les descendre par grue du pont Anne-de-Bretagne jusqu'au Morillon, bateau à coque bleue et noire, est une expédition rondement menée. Beaucoup d'enfants sont sur les épaules et une vieille dame trimballe une chaise pliante. Mais elle n'a pas le temps de s'en servir. Peu après 11 heures, sous le ciel déchiré, l'embarcation descend l'estuaire à vitesse rapide. « C'est gigantesque », lance Sophie, venue pour la première fois. « Déjà partis ! », regrette une autre. Le convoi exceptionnel déjoue tous les pronostics, avec plus d'une heure d'avance à Indre, Couëron, Le Pellerin, Cordemais, décevant beaucoup ceux qui les ont ratés, obligeant d'autres à les récupérer en traçant jusqu'à Saint-Nazaire.

Frédéric Testu
 

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