L'actu
«
Le mercato détermine bien souvent la suite de la saison », lançait, sous forme de lapalissade, Baptiste Gentili à la fin mai. Nous sommes, par conséquent, arrivés au temps des premiers enseignements.
Si le verdict ne sera rendu que le 27 mai 2011, date de la 38e et ultime journée, le club nantais peut-être déjà jugé sur la manière dont il a constitué son puzzle. Plutôt probante, disons-le.
Primo : le FCN - entre fins de contrats, résiliations, prêts et rares ventes - a su « dégraisser le mammouth » (lire l'infographie ci-dessous). Deuzio : plusieurs cadres, bien que la direction aurait aimé les exiler dans une autre circonscription, ont été réélus (Pierre, Vainqueur, Capoue...). Tertio : hormis peut-être Tixier (doublé par Carole), les arrivées paraissent crédibles, à commencer par le capitaine Bruno Cheyrou. Ultimo, et c'est la vraie nouveauté : un peu moins de la moitié de l'effectif est composée de joueurs formés au club !
En résumé : sur le papier, cela est censé marcher... À cette réserve que nous avons la désagréable impression d'écrire, à peu de choses près, chaque année le même bulletin de rentrée. Aux Canaris de le modifier.
E.K.
Surprise vendredi soir à Jean-Bouin : alors qu'ils restaient sur deux victoires, les hommes de Jean-Louis Garcia ont été sèchement battus par Sedan (0-3). Résultat, le SCO rate l'occasion de s'installer sur le podium derrière Evian Thonon et Tours. En revanche, les choses se sont arrangées pour Le Mans et Nantes. Battus une dizaine de jours plus tôt par Châteauroux à Léon-Bollée (0-2), les Sarthois se sont imposés lundi à Grenoble (0-1). Quant aux Canaris, ils ont enfin gagné à la Beaujoire (contre Vannes - 2-0) après deux défaites face au Mans (0-2) et Evian Thonon (0-1). Laval, enfin, n'a pas fait le poids à Tours vendredi (2-0).
Le classement
1. Le Mans (3 points, 1 match), 2. Laval (1 pt, 1m), 3. Nantes (1 pt, 2 m), 4. Angers (0 m).
Le calendrier
1er octobre : Angers - Laval ; 19 octobre : Angers - Le Mans ; 12 novembre : Angers - Nantes ; 17 décembre : Laval - Le Mans.
L2 : la prochaine journée
Vendredi 10 septembre (20h) : Nîmes - Angers ; Metz - Nantes ; Le Mans - Boulogne ; Laval - Châteauroux.
Le compte à rebours a commencé. Mardi soir à minuit pile, il sera trop tard. Plus aucun contrat ne pourra être paraphé.
Devançant ce préoccupant baisser de rideau, le FCN - qui a réussi à vendre Djamel Abdoun (3 ans à Kavala, Grèce), puis prêter Christian Bekamenga à Xanthi (Grèce, itou), en ayant pris soin de prolonger son bail d’un an - a ce week-end précipité son marché.
Deux nouveaux attaquants, sauf soudain renversement de situation, devraient être ainsi présentés aux médias au plus tard mercredi. Le premier, comme annoncé (lire nos éditions de samedi) se nomme Serge Deblé (20 ans).
Appartenant au club anglais de Charlton, l’Ivoirien, mis à l’essai à la fin du mois de juillet, connaît déjà les murs de la Jonelière, et après deux prêts consécutifs au SCO, où il n’a pas su s’imposer, paraphera la passe de trois, côté nantais, dès aujourd’hui.
Il sera accompagné de Frédéric Nimani (21 ans), éternel « futur grand » de l’AS Monaco. Ancien international espoirs (3 sélections, 2 buts), l’athlétique jeune homme (1,91 m, 85 kg) a lui aussi accumulé les CDD, passant alternativement par Lorient, Sedan et Burnsley (Angleterre). Son arrivée devrait très certainement délester Filip Djordjevic, buteur vendredi, d’un poids certain. Sur le front des départs, histoire de conclure, notez que Lubos Kamenar, en quête de temps de jeu, n’a toujours pas approuvé son point de chute provisoire. « Rien n’est encore signé », signale le FCN, qui possède déjà le nom de son potentiel successeur. Quant à Aurélien Capoue et William Vainqueur, attendus demain lors la reprise de l’entraînement… « Tout est possible, rétorque-t-on. La seule certitude est que nous ne recruterons personne, tant qu’il n’y aura pas d’autres partants. »
Fin du suspense dans quelques heures.
E.K.
Frédéric Nimani en bref
Né le 8 octobre 1988 à Marseille
Clubs successifs : AS Monaco (2006-2007), Lorient (2007 - janvier 2008), Sedan (janvier 2008- juin 2008, prêt), Monaco (2008 - janvier 2010), Burnley (ANG/janvier 2010 - juin 2010).
Serge Deblé en bref
Né le 1er octobre 1989 à Anyama (Côte-d’Ivoire)
Clubs successifs : ASEC Abidjan (2007-2008), Charlon (ANG), Angers-SCO (2008-2010, prêt)
Attention, il ne s’agit pas de sauter comme un cabri et de claironner à qui veut l’entendre que l’on a enfin retrouvé les Jaune et Vert. Mais bon. Après tant de modicité, de matches ne paraissant jamais vouloir en finir - tel le Laval - FCN de la semaine dernière - observer des Canaris joueurs eut quelque chose, avant-hier, de réjouissant.
Une fois encore, rien de flamboyant. Il serait très prématuré de parler de reviviscence. Seulement… « Ce n’était pas si mal, sourit Baptiste Gentili. Le 4-3-3 mis en place a bien fonctionné. Sans négliger l’adversaire, cette victoire, il nous la fallait. » Sa troupe ayant de surcroît ajouté la manière, grâce à l’apport d’une récréative dose de nubilité ; Bruno Cheyrou, du haut de ses 32 « balais », faisant figure de « barbon. »
De plus en plus à l’aise sur son flanc gauche, Lionel Carole (19 ans) a continué de s’affirmer, tandis que son pendant, Vincent Sasso (19 aussi) sut parfaitement suppléer Pereira. Quant à Lee (19, toujours), débordant d’énergie, sa marge de progression paraît énorme.
« C’est l’énorme satisfaction de la soirée, glisse l’entraîneur. Quand les circonstances sont favorables, il ne faut pas hésiter à lancer les jeunes. » Particulièrement, lorsque l’expérience s’avère probante.
« Maintenant, je reste lucide dans mes analyses, rectifie-t-il. Après les défaites, je n’étais pas tombé dans le catastrophisme. Aujourd’hui, suite à cette victoire, je ne vais pas verser dans l’euphorie. » Il n’empêche, le patient nantais va mieux.
« Oui, on va voir si l’on peut aller plus loin. C’est l’objectif. Nous sommes à Nantes, on se doit d’être ambitieux ! »
Équipe de France oblige, le FCN a désormais deux semaines pour se parfaire. Reprise le 10 septembre à Metz.
Etienne Kiss
Un Canari de plus. La colonie nantaise s'amplifie du côté de l'AO Kavala. Après l'inoubliable Douglão et le fameux Djamel Abdoun, Jean-Claude Darcheville, selon nos confrères de
RMC, aurait à son tour rejoint la cité grecque. À 35 ans, le Guyanais, libre, devrait rapidement parapher un contrat d'un an, plus une saison supplémentaire en cas de résultats probants. Lui aussi descendu chez les Hellènes, Chrisitan Bekamenga attend, pour sa part, de connaître sa destination finale, la direction nantaise n'ayant aucune idée du nom.
« Il est en Grèce, c'est tout ce que l'on sait ».
Point santé. Victime d'une entorse, Monsef Zerka est le seul Canari à être sorti blessé de la réception des Morbihannais, sans que cela remette en cause sa participation au déplacement à Reims, le 10 septembre. Absents durant la majeure partie du mois d'août, William Vainqueur et Aurélien Capoue sont, eux, attendus mardi lors de la reprise de l'entraînement.
Quand vient la fin de l’été, les Canaris se mettent à gagner. Hier soir, face à un Vannes OC d’une incroyable médiocrité, le FC Nantes, qui n’avait plus vaincu à domicile depuis le 4 mai et la réception d’Ajaccio, est soudainement sorti de son nid, gratifiant le dispersé public de Louis-Fonteneau (11 010 spectateurs) d’une partie presque agréable.
Car le succès obtenu en ce vendredi ne saurait se résumer à la seule pauvreté de l’adversaire. Sans être grandioses, les Jaune et Vert, emmenés par un très bon Darbion, ont esquissé un semblant de maîtrise, laissant espérer un début de progrès. « Ces trois points font vraiment du bien, s’exclame Baptiste Gentili. Maintenant, rien n’est fait pour autant. Je le répète : le chemin est long. » À cette réserve qu’il vaut mieux le prolonger à la neuvième place (nouveau classement du FCN) plutôt qu’à la quinzième. Mieux, avec seulement un but pris lors des quatre dernières journées, les compères de Vivian, assez dur sur l’homme, commencent à trouver une certaine stabilité défensive. Mais s’il ne fallait retenir qu’une chose de cette première en 2010-2011, c’est l’état de forme de la jeunesse nantaise. Remplis d’enthousiasme, réjouissants, Sasso, Carole et consorts ont insufflé un vent de fraîcheur à l’orée de l’automne.
Une fois encore, il était grand temps.
Etienne Kiss
Mis à l'essai durant l'été, l'ancien attaquant angevin, « oublié » suite à quelques soucis physiques, repointe le bout de son nez. Sauf pépin de dernière minute, Serge Deblé (21 ans), qui appartient à Charlton (Angleterre) devrait même être prêté au club nantais durant ce week-end, afin de renforcer un secteur offensif parfois déficient. Côté départs, Lubos Kamenar cherche toujours une destination, Salonique (Grèce) n'étant plus d'actualité. Pour le reste ? Tout dépendra des futures ventes, le FCN assurant d'ores et déjà disposer de pistes sérieuses.
Un Canari de plus
Préféré à Loïc Nego, afin d'occuper le côté droit de la défense, Vincent Sasso (19 ans), déjà retenu pour le déplacement en Coupe de la Ligue à Boulogne-sur-Mer, a, à son tour, fêter sa première titularisation en Ligue 2. De manière très correcte.
Ce n'est qu'un au revoir...
Canaris et de Carquefou - Papa N'Doye a encore des acouphènes... - Arnaud Carré, après dix ans de loyaux services, a hier commenté son dernier match pour le compte de France Bleu Loire Océan. Dès le mois de septembre, ce sont les Bordelais qui se délecteront de ses bouillonnements radiophoniques. L'occasion de lui adresser un cordial salut, tout en lui souhaitant une excellente continuation. À bientôt Arnaud !
Un lundi en Champagne
Eurosport aime décidément les Jaune et Vert. Après Le Mans et Laval, la chaîne câblée, seule détentrice des droits de la Ligue 2, a choisi de décaler la rencontre opposant Reims aux hommes de Gentili au lundi 20 septembre, 20 h 30.
Après quatre journées, force est de constater que les Canaris (15es) sont encore loin d’être guéris.
À bien y réfléchir, ce n’est que de la logique pure. Comment réclamer à un polytraumatisé de retrouver, en l’espace de quelques semaines, l’usage de toutes ses facultés ? Meurtris par deux saisons à la lisière de la torture (19e de la L1, 15e de la L2), les Canaris ne pouvaient, en un coup de baguette magique ou d’eau bénite, se retransformer en aigles.
Il va donc falloir s’y faire : ce n’est pas dès demain que le FCN dominera ses compères. Le Mans (0-2) puis Evian (0-1) étaient venus nous le rappeler ; Laval, en dépit du match nul (0-0), a ajouté le petit zeste additionnel. Non pas que les Jaune et Vert aient été abjects, mais quelle tristesse dans le jeu…
« Afin de définir notre état, je vais vous donner un exemple, déclare Baptiste Gentili. Nous sommes comme un grand accidenté en phase de rééducation. Sur la bonne voie, mais dont le chemin sera long. » Malgré de vraies « valeurs de solidarité », ce groupe peine en effet à exister sur un
terrain, manquant cruellement de repères collectifs et tactiques.
« Nous devons gagner en constance, en régularité, en intelligence », résume, lucide, le coach. Ce qui passe, outre le fait de « gagner » tout court, par l’élaboration d’une réelle équipe-type. Recruter un ou deux éléments supplémentaires se transformant de jour en jour en chimère, la solution passera inévitablement par la réintroduction des potentiels « invendus ».
« Djamel (Abdoun), s’il corrige quelques penchants individualistes, va compter. Aurélien (Capoue) et William (Vainqueur) vont reprendre bientôt. Peut-être vais-je pouvoir mettre un effectif en place, jusqu’à trouver notre vitesse de croisière. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous pourrons enchaîner les bons résultats. » Reste à savoir quand.
À l’heure d’affronter Laval, le milieu de terrain Bruno Cheyrou estime que le groupe nantais doit rester positif et mobilisé.
En tant que cadre, qu’allez-vous dire à vos coéquipiers ?
« D’essayer de rester positif, mobilisé et continuer de travailler. Le mot d’ordre général, c’est rester positif et repartir de l’avant. »
Est-ce facile de rester positif quand l’effectif est incertain ?
« On ne peut pas faire autrement, on n’est pas la seule équipe comme cela. On ne va pas commencer à abandonner au troisième match, au contraire. Il y a encore beaucoup d’espoir et d’attentes. On va essayer de se montrer à la hauteur. »
La clé est-elle physique avec trois matches en une semaine ?
« On a eu la malchance de faire quatre matches en douze jours. Sur la série des trois matches, toutes les équipes sont logées à la même enseigne. Par contre, en rencontrant Le Mans (match décalé de la 1re journée), on a été obligé d’enchaîner.
« L’organisation nous permet de faire moins d’efforts. Les qualités individuelles et la fraîcheur nous permettent de faire des différences devant et de marquer des buts. Il faut essayer de trouver le juste milieu. »
La grosse différence entre le match de Troyes et celui de mardi soir (Évian),
ça a été la distance entre les hommes ?
« Je pense. Comme contre Le Mans, on a été puni bêtement. Pendant la saison, ce sont des matches qu’on finira par gagner 1-0 ou qui finiront par un 0-0. Quand on joue contre des équipes comme Le Mans ou Evian, elles sont déjà contentes à 0-0, alors quand elles mènent, elles sont encore plus derrière. »
Peut-on s’en sortir avec une activité limitée sur les côtés ?
« On va essayer de s’en sortir par le collectif. Des joueurs de côté vont revenir, d’autres, peut-être, vont arriver. On a vu Stéphane Darbion rentrer et nous apporter. Aurélien Capoue aussi va nous apporter énormément. Il a la qualité pour jouer largement au-dessus. Il faut se serrer les coudes en attendant que tout le monde puisse revenir parmi nous. »
« Si l’arbitre nous avait accordé un ou deux penalties, si le petit Ismaël (Keita) avait mis le but en début de match, on aurait pu gagner. C’est vrai. Mais resterait le problème du contenu. Qui n’a pas été bon. » Baptiste Gentili n’a pas cherché d’excuses hier, au lendemain de la défaite de son équipe face à Evian à la Beaujoire (0-1). Mais a avancé quelques explications.
1 Une équipe encore en chantier
« Je dis : vivement le 31 août. Alors on aura le groupe définitif. On pourra vraiment avancer. En attendant, il faut faire le dos rond et trouver des solutions avec l’effectif qu’on a. Ensuite ? il faudra attendre la dixième journée pour pouvoir vraiment établir nos forces et nos faiblesses. Et voir si on a la capacité à jouer quelque chose. Ou si, comme la saison passée, on va souffrir. »
2 Un manque d’expérience
« Il y a un manque de lucidité qui est dû au manque d’expérience de l’ensemble. Bruno Cheyrou ne peut pas tout faire tout seul. Conséquence de ce manque d’expérience, de solidité, le bloc n’est pas compact, il y a des kilomètres entre notre défense et notre attaque. »
3 Des côtés défaillants
« Dès qu’on prend un but, on oublie tous nos principes, tout ce sur quoi on a travaillé. Résultat, si des joueurs sont moins bien, ça a été le cas des latéraux, ça se voit de suite. Ils sont justes physiquement. Jonathan Martins Pereira n’avait pas joué depuis un moment et Damien Tixier a pris la préparation en route. Il a été obligé de jouer alors qu’il n’était pas près. Il va falloir le remettre au niveau sur le plan physique. »
4 Une attaque à renforcer
« Lee est un jeune de 19 ans à qui on demande beaucoup. Passer de la Gambardella à la Ligue 2 n’a rien d’évident. On demande aussi beaucoup d’efforts à Djordjevic. Si on veut vraiment jouer un rôle intéressant, il faut étoffer le groupe, dans ce secteur notamment. Il faut un joueur avec de la profondeur, qui nous crée des espaces et permette à Filip, voire à Christian (Bekamenga), de conclure. »
5 Des joueurs sur le départ
« La question est de savoir si on doit, ou non, les utiliser. Une chose, déjà : leur situation est, humainement, difficile. On ne peut pas leur tirer dessus. Cela dit, Vainqueur a été très bon à Troyes. Guy-Ro (Ndy Assembe) est irréprochable. Zerka ? Il n’y a pas grand-chose à lui reprocher. Maintenant, si je fais appel à Abdoun, il faudra qu’il s’y mette. »
3e journée de Ligue 2, ce soir.
Nantes - Evian. Vainqueurs à Troyes (0-2), les Canaris sont attendus au tournant ce soir à La Beaujoire (20 h), face aux étonnants Haut-Savoyards. Pour effacer le revers en ouverture du championnat concédé contre Le Mans ?
Ajaccio - Le Mans. Tenus en échec à domicile par Reims vendredi (2-2), les Manceaux (2es de L2 avec 4 points et en tête du Trophée Ligue 2 - Pays de la Loire organisé par les Journaux de l'Ouest grâce à leur succès initial à Nantes) se rendent à Ajaccio où les coéquipiers de Yoann Poulard (10es avec 3 pts) voudront faire oublier la défaite au Havre.
Grenoble - Angers. Les Angevins (17es avec 2 pts) ont commencé la saison doucement : 0-0 à Dijon et face à Boulogne. Mais pas sûr qu'ils ne signeraient pas pour un résultat identique à Grenoble (9e avec 3 pts) ce soir au Stade des Alpes.
Vannes - Laval. Laval (4e avec 4 pts) a un bon coup à jouer à Vannes face à des Morbihanais (11es avec 3 pts) qui restent sur un cuisant revers à Annecy face à Evian (4-0).
Le groupe a-t-il identifié les manques qui ont handicapé Nantes lundi face au Mans ?
Jonathan Martins Pereira : « Les manques, nous les connaissions déjà avant. Il fallait que l’on fasse attention aux coups de pied arrêtés car on était friables sur ces phases de jeu là. J’espère que ce problème sera résolu face à Troyes. »
Devant, l’équipe a aussi eu beaucoup le ballon mais sans créer le danger…
« On a manqué un peu de profondeur. On avait un jeu trop stéréotypé. On a eu du mal à trouver les intervalles et éliminer nos adversaires directs. À nous de changer cela et d’animer mieux l’attaque. »
D’où vient ce problème ?
« C’est un tout. Nous, latéraux, on n’a pas aidé nos milieux offensifs. On n’a pas débordé, centré, Il y a plein de choses à faire ! »
Personnellement, après avoir manqué toute la moitié de la saison passée, il devait y avoir une émotion particulière lundi, de jouer enfin à la Beaujoire ?
« Oui, il y avait de la fierté. Ma famille et mes amis étaient venus me voir. Je suis très fier de jouer dans ce club. L’émotion était particulière mais vite gâchée par le résultat. »
Aviez-vous une petite appréhension avant le match ?
« Non, j’avais surtout une envie monstre de montrer ce que je vaux vraiment. J’espère pouvoir le montrer encore mieux. Le vrai Martins Pereira, quand il sera en pleine forme après six mois sans compétition, ça sera autre chose ! »
À quel type d’équipe doit-on s’attendre de Nantes vendredi à Troyes ?
« On va déjà se déplacer là-bas en essayant d’être solide défensivement et avec de l’ambi-tion, car offensivement, nous avons des joueurs de qualité. Il faut être plus efficace dans les deux surfaces. »
Travaillez-vous un autre schéma tactique pour ce déplacement dans l’Aube ?
« On voit d’autres possibilités, notamment offensivement avec l’idée de mettre un deuxième attaquant. C’est plus à l’entraîneur d’en parler mais on va peut-être changer les choses. Lundi, nos attaquants ont eu du mal à permuter, se rencontraient tous dans l’axe. On a eu du mal à passer par les côtés. Ils ont eu peu le même profil donc c’était un peu difficile. »
En dehors du terrain, ça semble beaucoup plus calme que l’an passé !
« On apprend des erreurs. On sait qu’on a fait une mauvaise entame mais c’est vrai que le vestiaire le prend mieux car il y a des gars comme Bruno Cheyrou ou Matheus Vivian qui nous encadrent bien. Dans l’état d’esprit, c’est mieux que l’an passé ! Mais l’année dernière, ils sont tombés dans une spirale négative. Avec quarante mecs avec un état d’esprit différent, ça fiche le bazar. Là on est beaucoup moins, avec des jeunes, ça se passe bien. »
Vous sentez-vous comme un nouveau ?
« Oui, je suis une recrue cette année au club. Je suis un nouveau joueur qui apprend à connaître ses coéquipiers car l’an passé je n’avais jamais fait d’entraînement avec eux. Je ne connaissais pas leur jeu. »
Vaincu par Le Mans en ouverture de la L2, le FCN ne paraît absolument pas prêt à revendiquer la montée.
Aïe, aïe, aïe… Il se pourrait bien que nous soyons repartis pour un tour, une saison au cœur du si chaleureux « ventre mou ». Sans être très vilain, le FC Nantes a hier inauguré sa saison de la pire des façons en se laissant distancé, à la régulière, par des Manceaux autrement mieux taillés pour l’aventure Ligue 2. En ce 10 août, aucun des 17 400 spectateurs présents n’osera dire que ces Canaris-là ont une chance de se mêler à la bagarre pour la promotion en Ligue 1. Non. Du moins, pas avec cette équipe-type ni ce schéma.
Loin d’être hostile, presque joyeuse et solidaire (!!!), la Beaujoire a fait connaissance avec une formation, comment dire, moyenne. Dès la 16e minute, le match avait rendu son verdict, suite aux deux buts signés Helstad (12e) puis Cerdan.
Baptiste Gentili devra également s’interroger sur l’opportunité de faire évoluer Filip Djordjevic à gauche, le jeune Lee à droite et laisser Bekamenga seul et désœuvré à la pointe de l’attaque. Butant constamment sur le double-rideau sarthois, les Jaune et Vert ne surent pas un instant faire circuler convenablement le cuir, s’en tenant à de longues ouvertures vouées à l’échec. Quant à la défense, malgré les efforts du prometteur Djilobodji, elle s’est bêtement fait avoir sur deux coups de pied arrêtés, qu’un Kamenar au mieux de sa forme aurait dû stopper. Dommage, vraiment dommage…
Il y avait tout, en ce lundi, pour transformer les retrouvailles en « opération séduction ». Ce fut une énième déception… Le président Kita, médusé au beau milieu de la loge présidentielle en est certainement conscient. Première journée, déjà dernier (en compagnie du FC Metz) ! Alors, certes, les absents, notamment Darbion, vont revenir ; on sent, mine de rien, que le groupe fait preuve d’un semblant d’envie. Mais il n’y a pas de jeu !
Honnêtement, cet exercice risque encore d’être très, très long… Troyes et un certain Jean-Marc Furlan nous en diront plus dès vendredi.
Etienne Kiss
Les Canaris attaquent ce soir une nouvelle saison de L2 par la réception d’un ténor. Déjà important.
À peine les lampions de la fête de France 98 éteints, le stade savonné, la pelouse rabibochée, Zidane et compagnie repartis dans leurs pénates, voici que le stade de la Beaujoire rallume ses lumières.
Pour une toute autre rencontre, dans une toute autre ambiance (13 000 à 15 000 personnes attendues). Finis les stars, le caviar et le champagne millésimé, place au pain quotidien. Celui de la Ligue 2, que le FC Nantes retrouve une deuxième - seconde, espérons-le - fois depuis 1963 et l’accès à l’élite.
Pour quitter l’antichambre, et c’est une lapalissade, une bonne entame est nécessaire (lire ci-contre). Souvent primordiale même. Rappelez-vous, il y a trois ans, la fessée infligée au Stade de Reims (5-0), élément déclencheur de la remontée immédiate.
Problème : l’adversaire, délesté de plusieurs éléments (Le Tallec, Maïga, Geder, Joao Paulo…) à l’intersaison, n’est autre qu’un relégué, à savoir - c’est sa nouvelle appellation - le Mans Football Club. Souvenez-vous, il y a un an, à Caen (défaite 1-0)… Qui plus est, les Sarthois restent aussi sur une élimination au 1er tour de la Coupe de la Ligue. Sursaut, de fait, attendu.
À n’en pas douter, l’octuple champion de France, rangé dans la catégorie des favoris à la montée, devra d’emblée être affûté pour glaner ses trois premiers points. Et prendre, pourquoi pas, les commandes.
Aux Tixier, Benzerga, Cheyrou (recrues), Pereira et autre Lee d’insuffler la dynamique…
Votre principal trait de caractère ?
« La gentillesse. Je suis cool avec les gens. Par contre, si on est méchant avec moi, je le deviens. »
Votre défaut majeur ?
« Un peu râleur. »
Quelle est votre devise ?
« Gagner tout le temps. Avancer. »
Ce que vous aimeriez changer dans votre physique ?
« Prendre dix kilos de muscle (rires) ! »
En qui aimeriez-vous être réincarné ?
« En un lion. Parce que ça domine. C’est le roi de la jungle. »
Avec qui ne partiriez-vous jamais en vacances ?
« Avec Domenech. Parce qu’il est zéro, c’est tout. Ce « mec », c’est une arnaque du football français ! »
Votre idole ?
« Laurent Blanc. Je l’adorais. Quelle classe, quel calme ! »
Votre club détesté ?
« Peut-être Paris et encore… »
Le club que vous aimeriez voir en L2 ?
« Paris (rires) ! »
Le match qui vous a amené au 7e ciel ?
« Lens - Leverkusen, en huitièmes de finale de coupe de l’UEFA (2-1). Je jouais. Inoubliable. »
Votre stade préféré ?
« Le stade de la Luz (Benfica Lisbonne).
Très beau stade, 80 000 places, couvert (il a joué à Naval, Coimbra et Leiria, ndlr). »
Le pire public de France ?
« Paris. Ils « foutent le bordel ». Ils se battent même entre eux, alors…
C’est du n’importe quoi ! »
Le meilleur public de France ?
« Lens. Vraiment bien. Mais Nantes, c’est pas mal aussi. »
Votre plus grande joie sportive ?
« Le titre de champion de L2 avec Le Havre (2008). Un moment inoubliable. Ancré à jamais. »
Tatouage ou piercing ?
« Tatouage, ça se voit (rires) ! C’est une plante carnivore qui veut dévorer tout le monde (sourire).
Je l’ai depuis trois mois. J’en ai un autre par rapport à mon père, que j’ai perdu quand j’avais 9 ans. »
Sucré ou salé ?
« Sucré. J’aime bien tout (rires) !
Ça ne se voit pas mais je mange de tout. »
Droite ou gauche ?
« La politique ne m’intéresse pas du tout. »
Blonde, brune ou rousse ?
« Rousse, interdit ! Je n’ai rien contre elles mais je déteste les rousses. Blonde ou brune, peu importe. »
Cigale ou fourmi ?
« Je suis ni radin ni dépensier. Je fais attention. Je me fais plaisir de temps en temps. »
Dernière folie ?
« Mon X6 (4X4 bmw). Et une maison. Ça, c’est pour le futur. »
L’émission télé à ne pas manquer ?
« Plus belle la vie (sourire). Tous les soirs, à 20 h 10, avec ma femme, on est devant la télé ! Sinon, si j’arrive à l’heure, je regarde « Attention à la marche. »
Votre occupation préférée ?
« Rester avec ma femme, se balader, profiter de nos moments ensemble, aller au cinéma, au restaurant… »
L’objet indispensable ?
« Mon portable. Je téléphone pas mal, entre 10 et 15 heures (par mois). »
Le cadeau rêvé ?
« Qu’on me fasse ? Une Bentley. Une voiture qui a de la classe, sportive. »
Le bonheur parfait ?
« Être heureux avec ma femme. »
Le pays où vous aimeriez vivre ?
« Les États-Unis. C’était un rêve : je suis allé à New-York en décembre dernier.
J’ai adoré. Tout est grand. »
Dernière fois où vous avez ri ?
« En ce moment. Sinon, il y a dix secondes au vestiaire. On faisait les « cons » entre nous… »
Dernière fois où vous avez pleuré ?
« Quand je pense à mon père… Je joue un peu pour lui. »
Le dernier SMS reçu ?
« C’était ma femme. Qui me disait : « Tu arrives dans combien de temps ? » »
Le dernier SMS envoyé ?
« J’arrive dans quinze minutes. »
Recueilli par Jean-Yves Queignec
Après moult tracasseries, le jeune Sud-Coréen Lee Yong Jae est enfin qualifié. Il pourra donc être de l'effectif amené à affronter, lundi soir, le Mans. Dans l'attente de sa lettre de sortie, provenant de la fédération suisse, Damien Tixier, absent à Boulogne, pourrait lui aussi être autorisé à jouer dans les 48 h.
Dossevi signe à Swindon
Sans club depuis le 30 juin, Thomas Dossevi (31 ans) s'est finalement engagé hier pour une saison (plus une en option) avec Swindon Town (D3 anglaise).
« Je suis très content, se réjouit celui qui a séduit ses nouveaux dirigeants en inscrivant un doublé ce week-end face à Nottingham Forest (3-2). Je vais enfin pouvoir rejouer. »
Klasnic n'est pas amer
L'attaquant croate, on le sait, a retrouvé sa liberté depuis dimanche soir.
« Pour moi, comme pour le FCN, c'était la meilleure solution, explique celui qui se prépare actuellement à Hambourg avec un préparateur physique. Je ne me voyais pas évoluer en L2 et le FCN n'en avait pas les moyens. » De son passage à la Jonelière, l'ex-pensionnaire de Bolton préfère retenir le positif. « Nantes a vraiment été une bonne expérience. J'ai notamment appris le Français. Je ne suis pas amer. J'ai aimé la Beaujoire, je trouvais l'atmosphère agréable, le président cool. J'ai gardé contact avec sa famille. »
U17 : Moussa et Sangaré appelés
Pour participer au Tournoi de Srbija (Serbie), qui aura lieu du 23 au 28 août, Patrick Gonfalone, le sélectionneur de l'équipe de France (U17) a retenu les défenseurs nantais Yannick Moussa et Souleymane Sangaré. De bon augure.