Au moins, en cas de défaite à Metz ce soir, Baptiste Gentili ne pourra pas invoquer l'excuse de la pression médiatique. C'est en effet dans une Jonelière transformée en camp retranché que les Canaris ont préparé un déplacement lorrain qui devrait être riche d'enseignements. Car dix jours après une encourageante victoire face à Tours (2-1) à la Beaujoire, les hommes de Baptiste Gentili passent un vrai test face à une formation transfigurée par l'arrivée d'un certain Sylvain Wiltord (lire par ailleurs) en toute fin de mercato d'hiver. Une formation messine qui, surtout, ferait un pas de géant vers la Ligue 1 en cas de victoire face à Darcheville et aux siens.
Actuellement 3e avec 45 points, Metz reléguerait Laval, Angers et Nîmes, respectivement 4e, 5e et 6e avec 41 points, à sept longueurs. Cela dit, un trio que les Canaris approcheraient à quatre points s'ils venaient à confirmer les progrès entrevus face à Tours.
Le souvenir de Dijon
Mais nous n'en sommes pas là. Car même s'ils vont mieux, les Nantais restent sur sept défaites de suite en championnat à l'extérieur, la dernière victoire loin de leurs bases remontant au 23 octobre de l'an passé. C'était à Dijon (1-2) et les hommes de Gernot Rohr avaient ce soir-là conforté leur... deuxième place. Que le temps (et les entraîneurs) passe vite !
Trêve de plaisanterie : si le FC Nantes a, on l'a vu, toutes les raisons de craindre ce déplacement à Metz, il a surtout, compte tenu des résultats de vendredi, un super coup à jouer, le rapproché avec la tête évoqué plus haut se doublant, et par les temps qui courent c'est le plus important, d'une échappée par rapport au premier relégable (9 points), Guingamp en l'occurrence. Il n'y a plus qu'à...
Jérôme Le Garrec
"J'ai trouvé des joueurs traumatisés, en manque de repères ». Cela ne vous rappelle rien ? Vous n'avez pas comme une impression de « déjà-entendu » ?
À croire que chaque entraîneur nantais remercié cette saison n'était en réalité qu'un « satyre », tant la déclaration glissée en préambule de cet article a été ressassée.
Nous plaisantons, bien sûr... Ni Rohr ni Furlan n'ont molesté leur effectif. Mais, les résultats n'aidant guère, tel successeur s'est retrouvé en situation d'urgence ; Baptiste Gentili ajoutant à l'ordonnance, contrairement aux autres, la contrainte du huis clos.
« On s'est parlé droit dans les yeux, a hier justifié l'ancien adjoint de Der Zakarian. Je leur ai dit qu'il fallait agir. Mais je ne suis ni Dieu le Père, ni un magicien. C'est donnant-donnant. Il faut savoir respecter la tunique du FC Nantes. » En commençant par confirmer au stade Saint-Symphorien les espoirs entrevus face à Tours (2-1). « Cette fois-ci, nous avons su réagir après l'égalisation. J'ai bien aimé. De ce côté là, il y a eu du mieux. » Que « Bapti » souhaiterait néanmoins, en temps voulu, faire fructifier.
« Nous devons procéder par étapes, prévient-il. Il y a d'abord un objectif mathématique, qui est de récupérer au plus vite les 42 points nécessaires au maintien. Mais, il y a aussi une suite. On doit retrouver un certain nombre d'automatismes, trouver un onze de départ stable. »
En clair, malgré le brouillard entourant le futur des Canaris (future vente ?), le technicien paraît d'ores et déjà songer à l'exercice 2009-2010, la menace du National - Guingamp, 18e, reste à six points - disparaissant de journée en journée.
« Oui, je pense à la suite. Ce groupe ne peut pas rester dans cet état. Le FCN, la saison prochaine, devra avoir l'ambition de remonter. »
Avec Gentili, visiblement, à sa tête.
E.K.
Sportivement, cela va un tout petit peu mieux. Acquis sans gloire, vendredi face à Tours, les trois points récompensant la victoire ont éloigné, pour un temps, le spectre du National. Mais côté coulisses, en revanche, on nage en eaux troubles. Depuis l'hospitalisation de Waldemar Kita, le serpent de mer que constitue la possible, voire probable, revente du club est revenu onduler aux abords de la Jonelière.
On dit le président parfaitement apte à tenir le gouvernail, même si, de facto, son fils Franck et son conseiller Gilles Favard sont devenus plus que de simples matelots, interdisant tour à tour l'accès du navire à l'intendant Yves Ribardière, Claude Robin puis Pascal Praud. Une manière de le rendre plus attrayant ? Une petite annonce subliminale ? Évoqué comme possible repreneur, l'industriel vendéen Yves Cougnaud, surpris que l'on puisse avancer son patronyme, a bien sûr nié en bloc. « Il n'y a rien de fondé, a-t-il affirmé. Je ne connais pas le dossier tant sur le plan organisationnel que financier. » Mais si M. Kita, lassé et affaibli, se montrait expressément vendeur... « Non ce n'est pas particulièrement dans mes projets, rétorque M. Cougnaud. Ce n'est pas dans les tuyaux. » Pas dans les siens, à l'entendre aujourd'hui. D'autres investisseurs sont sur le qui-vive, suspendus à cette question : vend-il ou ne vend-il pas ? Sachant qu'il faut avoir en mains près de 25 millions d'euros pour couvrir l'ensemble du chantier.
Etienne Kiss (avec Cédric Blondeel)
Certaines sources donnaient l'entreprise vendéenne Yves Cougnaud (bâtiments modulaires) comme possible repreneur du FC Nantes. Cet après-midi, les responsables de la société ont tenu à démentir cette hypothèse.
Patrice Cougnaud, directeur général et par ailleurs président du club de foot du Poiré-sur-Vie, se dit "pas particulièrement séduit" par cette idée, "ce n'est pas dans les tuyaux".
Ce matin, Presse Océan révélait que Waldemar Kita relançait la thèse d'une vente prochaine du FC Nantes.
Comment votre arrivée, en 1995, a-t-elle été perçue ?
« Cela a été un peu délicat. Car c'est pour l'essentiel un milieu d'hommes. Je me souviens de regards... Disons qu'on m'attendait au tournant. Il y a donc eu un léger temps d'adaptation. Même chose avec l'entraîneur de l'époque (Coco Suaudeau), pas toujours facile. Avec le temps, la confiance s'est installée. On a toujours travaillé de manière courtoise et respectueuse. »
Depuis quinze ans, les choses ont évolué...
« On commence en effet à voir plus de femmes dans les clubs de foot. Idem chez les journalistes. C'est bon signe. »
Question brute : y a-t-il du machisme dans le milieu footballistique ?
« C'est effectivement un milieu un peu machiste (journalistes compris). Ça se veut très viril, avec des muscles, des biceps, au moins au niveau des sportifs (rires) ! Dès lors qu'on ne se laisse pas marcher sur les pieds et qu'on se fait respecter, il n'y a pas de souci. Il ne faut pas se laisser « chambrer » sans répondre. Sans méchanceté, sans agressivité, bien sûr. Il faut montrer qu'on est là. Qu'on a du répondant. »
Globalement, ça se passe plutôt bien ?
« Tout à fait. Je préfère d'ailleurs travailler avec des hommes. Les relations sont plus franches. Après, comme je le disais, il faut savoir poser des limites. Je ne suis pas un « mec », donc, on ne me parle pas comme à un « mec ». Et on ne me tape pas dans le dos à la buvette ! »
Quels rapports entretenez-vous avec les footballeurs ?
« C'est différent d'il y a quinze ans. Car, contrairement à eux, j'ai avancé un peu en âge (sourire). Aujourd'hui, ils peuvent tous être mes enfants. Rassurez-vous, je ne les materne pas. Il ne faut pas. En général, on entretient de très bonnes relations. « On » est toujours là quand il le faut. On arrive à sentir quand un joueur est bien ou pas. Ce n'est pas de la psychologie mais c'est être présent, savoir écouter, apporter un petit conseil, prendre des nouvelles de la famille... »
Dans votre métier, quelles sont les barrières que vous avez avec eux ?
« Ah, je m'interdis les douches (rires) ! Je peux aller au vestiaire quand je sais que la voie est libre. Il n'y a pas de véritable barrière. Daguillon, le kiné, vous le dira : « Sylvie est la seule femme acceptée dans le vestiaire. » En fait, je suis plus comme si une mère allait voir ses fils. »
Les matches se déroulant autour des week-ends, n'est-ce pas trop dur de concilier vie professionnelle et vie privée ?
« Ça peut l'être si on ne met pas des barrières ou des garde-fous. J'ai connu des attaché(e) s de presse effectuant tous les déplacements. Personnellement, je ne fais pas les matches à l'extérieur. Je suis à la Beaujoire, éventuellement au décrassage le samedi s'il y a besoin.
Pour ce qui est des coups de fils reçus le week-end, si je ne connais pas le numéro, j'attends le message avant de rappeler. »
Enfin, comment prenez-vous cette journée de la femme ?
« Il y a deux façons de le prendre. Si on dit, c'est LA journée de la femme, ça veut dire que les 364 autres journées de l'année sont pour les hommes. Ça, ça ne me va pas du tout... En revanche, si on me dit qu'effectivement c'est la journée internationale des droits de la femme, là, je suis pour. Ceci pour mettre en avant ce droit de la femme et reconnaître les femmes méritantes. Maintenant, j'espère que les gens n'attendent pas que cette journée-là pour rendre hommage à la gent féminine... »
Recueillis par Jean-Yves Queignec
Face à Tours, vous avez été, collectivement, plus cohérent...
« Oui, c'est sûr. On avait à coeur de faire un bon match. On a douté un peu après l'égalisation. On va essayer de rectifier ça à l'entraînement pour bien repartir contre Metz. »
Depuis votre retour de blessure, à titre personnel, on vous sent nettement mieux...
« Je me sens à l'aise. J'ai refait une préparation physique car il me manquait du coffre. J'ai réussi à rattraper ça pendant ma blessure. Maintenant, j'arrive à exploiter mon potentiel. Il faut continuer comme ça. »
Comment jugez-vous votre saison ?
« L'équipe avait bien commencé, moi avec. Je sais que j'ai toujours un creux à un moment de la saison. C'est ce qui s'est produit lors des derniers mois. Je dois apprendre à gommer tout ça. Pour espérer aller plus loin. »
Avec tous ces changements d'entraîneur, vous y retrouvez-vous ?
« Vous savez, je suis pro depuis trois ans, j'ai vu passer je ne sais plus combien de coaches. Six ? Cinq ? Je ne sais même pas. Aujourd'hui, ça ne me dérange même plus. Je suis plus concentré sur l'idée de bien finir ma saison pour voir plus loin ensuite. »
Vivre de telles situations compliquées vous a-t-il aidé à mûrir plus rapidement ?
« Ça fait mûrir, oui. C'est comme ça, on apprend sur le tas. Maintenant, j'aurais peut-être préféré que ça ne se passe pas comme ça mais on n'a pas le choix, alors, on fait avec. »
Vous devez rêver de passer une saison calme, calé en milieu de tableau...
« C'est sûr. Maintenant, j'aspire à aller plus loin dans ma carrière. Et pour ça, je dois franchir un cap. Ça passe par une bonne fin de saison ici. »
Comment expliquez-vous que l'équipe se soit déréglée autant il y a 3-4 mois ?
« On a tous eu un coup de mou. Ensuite, quand tout va mal, c'est un engrenage. On s'est vite retrouvés la tête sous l'eau. Maintenant, c'était une mauvaise passe. Il y a du changement. Contre Tours, on a réussi à jouer, plutôt bien, en première mi-temps notamment. On essaie de repartir, malgré toutes les critiques. »
Ne croyez-vous pas que le coup de gueule de Darcheville, qui vous visait avec Abdoun, a perturbé le groupe plus qu'on ne le pense ?
« Non, pas du tout. Il a eu raison de le faire. Avec Djamel, on avait fait deux ou trois bonnes parties. Après, on s'était reposés sur nos lauriers. Jean-Claude a voulu mettre un petit coup pour nous relancer. J'accepte ça. Venant d'un joueur comme lui, ça ne peut que te permettre d'apprendre. »
Sur le moment, on a quand même eu le sentiment que vous avez accusé le coup sur quelques matches...
« Oui, un petit peu. Mais je suis jeune, j'ai encore pas mal de choses à apprendre. J'ai compris. À l'époque, j'ai d'ailleurs dit que je n'étais pas bien. J'ai assumé. J'ai dit au coach que s'il devait me remettre sur le banc, c'est que je l'aurais mérité. Aujourd'hui, ça va mieux. Je suis content que ça reparte. »
Vous gardez à l'esprit la menace du National ?
« On l'a toujours à l'esprit, ce n'est pas fini. Il faut encore gagner quatre matches. Je ne pense pas que l'on descendra. On va tout faire pour l'éviter en tout cas. »
On entend beaucoup votre nom dans les rumeurs de transfert (Rennes, Lorient, Lille)...
« Ça me donne envie. J'ai envie que plus de clubs encore s'intéressent à moi. J'essaie de démontrer sur le terrain que je peux aller jouer en L1, même ailleurs. Ces noms-là m'intéressent mais il reste une saison à finir. Peut-être que d'ici-là, d'autres clubs encore seront intéressés. Je fais tout pour viser plus haut. »
Vous vous voyez à Nantes l'an prochain ou ailleurs ?
« On verra bien... »
Recueilli par J-Y. Q.
Décidément, les entraîneurs sous l'ère Kita raffolent de leur baptême du feu à la Beaujoire. Ainsi, après Der Zakarian (5-0, Reims), Baup (2-0, Valenciennes), Rohr (3-2, Clermont) et Furlan (1-0, Arles), Baptiste Gentili a-t-il perpétué la tradition en s'imposant lui aussi lors de sa première à domicile. À ce niveau-là, le FCN est reçu cinq sur cinq...
Tout n'a pas été simple pour autant. À l'image des quelques minutes, chaotiques, suivant l'égalisation de ce diable de Giroud (17e but de la saison). Lequel a rejoint à cette occasion l'Angevin Modeste en tête du classement des buteurs. Montpellier, son futur club, peut se frotter les mains.
Ceci étant, l'octuple champion de France, plus « guerrier » et au jeu un peu plus cohérent, a eu un mérite : celui de se mettre assez rapidement sur de bons rails. Sans jeu de mots, on dira qu'il aime bien, ces derniers temps, démarrer au quart de... tour ! Après Bastia et Nîmes, où les Nantais avaient ouvert le score respectivement aux 3e et 11e, ils ont remis ça hier soir en marquant dès la fin du premier quart d'heure. Une donnée importante. La preuve, malgré le retour au score de la bande à Sanchez, les Jaune et Vert ont finalement eu le dernier mot. Bien aidés par un Lubos Kamenar décisif à trois reprises dans la cage. Sans doute sa meilleure prestation depuis qu'il est sur les bords de l'Erdre.
Au bout du compte, mine de rien, le FC Nantes perpétue la tradition. Pour la huitième fois (en dix confrontations), il s'est en effet imposé face au FC Tours, contre qui il demeure toujours invaincu. Assez incroyable. Ah, si tous les adversaires pouvaient se nommer Tours !
Avec tout cela, ce matin, les Jaune et Vert, au repos ce week-end, respirent mieux. Revenus à la douzième place, ils comptent désormais six longueurs d'avance sur le premier relégable (Châteauroux). En d'autres termes, un pas important a été fait hier dans l'optique du maintien...
Jean-Yves Queignec
Ba suspendu à Metz
Averti à la 80e, Papa Malick Ba ne sera pas du déplacement à Metz (lundi 15) pour cause de suspension. Dommage.
À la Jonelière, plus les journées passent, plus les joueurs (enfin, quand il n'y a pas de huis clos !) se font rares. Ainsi, en ce moment, il fait bon raser les murs jouxtant les bureaux des entraîneurs et passer sous les sapins pour rejoindre son véhicule et filer. Souvent un signe qui ne trompe pas. Comprenez, l'heure est grave. La seule lecture du classement est d'ailleurs là pour en attester. À douze étapes de l'arrivée, le FC Nantes pointe au quinzième rang de la classe, nanti de quatre points d'avance sur le premier relégable (Châteauroux). Une misère.
« Tant qu'on n'est pas hors de portée de la zone de relégation, tous les matches sont charnières, affirme Baptiste Gentili, à quelques heures de son baptême du feu sur le banc de la Beaujoire. Le contrat, c'est les trois points. Même si tu as en face le Real Madrid ou le FC Barcelone, tu es obligé de te dire qu'il faut gagner ! »
Dans l'immédiat, son escouade, à des années lumières desdits cadors ibériques, doit se contenter de Daniel Sanchez (remarquez la consonance espagnole...) et de sa troupe. Le but étant d'assurer au plus vite le maintien. Maintien qui se joue, si l'on regarde les dix dernières années, à 42,6 points (44 même en 2007 et la saison passée). Il en manque donc une petite douzaine aux Canaris. Un sacré pari quand on sait qu'ils n'en ont pris que douze, justement, lors des seize dernières journées...
Car il ne faut plus se voiler la face, quel que soit le résultat de ce soir, la plus mauvaise équipe depuis la 11e journée, reléguée à treize longueurs de Metz (3e) - le prochain adversaire -, ne montera pas en fin d'exercice. N'en déplaise au franc « Bapti » qui va effectuer deux changements par rapport à la dernière journée (retour à un 4-4-2) et qui souhaite vivement insuffler un esprit commando à ses ouailles.
À la guerre comme à la guerre...
Jean-Yves Queignec
Vous n'avez pas douté durant votre absence...
« Le travail finit toujours par payer. L'important, c'est de ne rien lâcher. Durant de telle période, on se remet en question. Si je suis revanchard ? Pas du tout. Je me dis que ce que j'ai fait n'a peut-être pas été bon. J'aime bien repartir de zéro, on a alors tout à prouver. »
Votre coup de gueule (nos éditions du 10 février) a donc marché ?
« Ça n'en était pas un. C'est plutôt que tout le monde te prend pour un pigeon... Tu n'es même pas le point qui signifie la fin de la phrase. Quand on est au FCN, il ne faut pas rêver. Ça fait longtemps qu'on rêve ici. À un moment donné, il faut se réveiller. »
Comment ont été accueillis vos propos mettant en cause les recrues ?
« Personne ne l'a mal pris, au contraire. Ils trouvaient que la situation n'était pas bien. Les mecs en prêt nous obligeant à nous passer des jeunes du centre de formation. »
Vous avez souhaité ne pas précipiter votre rentrée à Nîmes...
« Oui. J'ai fait mon dernier match le 18 décembre. Je ne pouvais pas revenir au bout de deux mois après seulement cinq entraînements. »
Ne redoutez-vous pas l'attente vous concernant ?
« L'important, c'est la confiance des partenaires. J'en profite pour les remercier. Pendant ma mise à l'écart ou ma blessure, les joueurs ont tous rêvé de me voir revenir. »
Comment abordez-vous les douze derniers matches ?
« Il faut avoir le mental. On va jouer toutes les équipes devant nous. Si on se défonce comme elles, on va retrouver une équipe vraiment solide, capable de jouer dans les trois premiers. Je crois à un nouveau départ. On va faire quelque chose de mieux. »
L'arrivée de Baptiste Gentili va-t-elle stimuler l'équipe ?
« Je ne suis pas contre sa venue mais on n'avait pas besoin d'un nouvel entraîneur. L'équipe qui était 2e et 3e en début de saison est toujours là, à part Ivan (Bolton). Là, il ne faut plus rester assis sur ses fesses mais se bouger. »
Avez-vous mis les choses à plat avec Gilles Favard (conseiller du président) ?
« Non, je n'ai parlé à personne. Je ne me cachais pas. »
C'est finalement Furlan qui vous a mis à l'écart ?
« Apparemment, oui. Ou peut-être qu'il se laissait influencer. Dans un sens, il a menti. »
Redoutez-vous la venue de Tours et de Giroud ?
« Non. Giroud, c'est un joueur important mais pas tant que ça. On peut faire un match sérieux si on retrouve un bloc équipe disposé à faire les efforts. »
Recueilli par OJL Terrien
L'avis de Baptiste Gentili
« Jean-Jacques, c'est un joueur important. Je ne vois pas pourquoi il ne jouerait pas. Lui donner le brassard ? Si c'est la personne la plus apte à le prendre, pourquoi pas... »
Pascal Praud ? « Il est en déplacement. » Journalistes, joueurs et salariés - guère dupes de ne plus le voir arpenter les allées de la Jonelière - se voyaient jusqu'ici rétorquer ce lapidaire commentaire, initié par Franck Kita. Officiellement ponctuelle, la mystérieuse migration du « DG » est hier devenue définitive. Par le biais d'un communiqué, publié à 14 h 48, l'ancien présentateur de Téléfoot a lui-même signifié au reste du monde qu'il quittait, séance tenante, son honorifique poste. Verbatim.
« D'un commun accord avec Waldemar Kita, j'ai décidé de mettre fin à mes fonctions de Directeur général délégué. Le FC Nantes traverse une période de difficultés. Il a besoin d'un nouvel élan et de nouveaux visages autour de son Président.
« Je reste un supporter du FC Nantes. Je suis certain que Waldemar Kita, Franck Kita, les dirigeants, l'entraîneur, les joueurs, les salariés du club trouveront la solution pour placer le FC Nantes en situation de réussite. » Au revoir, donc.
Joint en soirée, le désormais ex-membre de la Maison jaune n'a rien voulu ajouter : « Je n'ai aucun autre commentaire à faire, la situation a été actée ces dernières heures. Je le redis : je demeure supporter et vais dorénavant m'occuper de mes quatre filles. » Il n'empêche, le mouvement est engagé. Après Christian Larièpe - directeur technique devenu « collaborateur » (selon le FCN) - et Claude Robin - « toujours salarié » mais placardisé - le dernier membre du « premier cercle », celui initié du temps de Lausanne Sports, a pris la porte. Comme si Waldemar Kita faisait table rase du passé dans l'optique d'une future vente. Comme si Baptiste Gentili, peu en adéquation avec « P.P. », avait obtenu gain de cause.
Nommé en janvier 2008, après avoir exercé un rôle de conseiller, Pascal Praud, de par ses déclarations maladroites, sa politique tarifaire et ses régulières visites dans les diverses rédactions aura, cela dit, continuellement suscité la controverse. Mais le connaissant, on devrait rapidement, la période de « deuil » passée, le voir participer à quelque « talk-show. » En attendant, une question reste en suspens : qui sera le prochain ?
Mystère.
Etienne Kiss
"D'un commun accord avec Waldemar Kita", Pascal Praud a "décidé de mettre fin à [ses] fonctions de directeur général délégué", vient d'annoncer dans un communiqué celui que l'on surnommait le "dandy du FCN". Cette annonce vient accréditer l'information (jusqu'alors non confirmée par la direction du club) de son départ, lancée peu après que Kita junior et Gilles Favard furent amenés à assurer les affaires courantes durant l'hospitalisation du président pour cause de pancréatite. Ceci expliquant peut-être cela.
Du plein-temps au néant. Des spots de la Beaujoire à la lumière tamisée de l'infirmerie. Titulaire indéboulonnable, malgré quelques cabrioles de mauvais aloi, durant les quatorze premières journées de la saison 2008-2009, Michael Gravgaard a depuis disparu des écrans radar.
Un passage chaotique du côté de Hambourg (Allemagne), émaillé de railleries, puis une vilaine blessure au pied l'ont fait tomber à la rubrique « Que deviens-tu ? »
Au point de s'interroger sur la suite à donner à sa carrière. « C'est ma dernière chance, avouait-il mi-janvier. Si je ne suis pas revenu d'ici trois ou quatre mois, le foot, ce sera fini pour moi. » Fort heureusement, le glas ne sonnera pas. Enfin par pour lui.
« Cela va mieux, mais j'ai encore besoin de temps, indique l'affable et cultivé Danois, dans un français de plus en plus soutenu. J'ai fait un peu d'entraînement ces derniers temps, je vais voir comment les choses évoluent. Si tout se passe bien, j'espère disputer une partie du match de la CFA 2, samedi prochain (au Poiré-sur-Vie, N.D.L.R.). » Le reste attendra.
Le rêve du Mondial
« La Ligue 2 ? Il est trop tard pour prétendre pouvoir finir la saison, explique-t-il. Mais, pourquoi pas jouer quelques matches ? Le but aujourd'hui est de retrouver mon niveau de jeu. Je veux surtout essayer d'aider l'équipe. C'est possible ! »
Car à l'image de Stéphane Darbion (lire nos éditions de dimanche), l'international rêvant toujours de sélection - « Ce sera très dur, mais c'est peut-être ma dernière chance de disputer la Coupe du monde » - est sans concession sur la situation des Canaris, 15es, quatre points seulement devant Châteauroux (18e).
« Il faut se parler »
« Aujourd'hui, c'est l'urgence ! assène Gravgaard, d'habitude mesuré. C'est, comment vous dites ici (il mime un gyrophare, en faisant « pin-pon »)... C'est l'ambulance, c'est très grave. C'est à la vie à la mort. »
« J'ai longtemps discuté avec Baptiste Gentili (lire également nos éditions d'hier). Dans les situations difficiles, il faut se parler. Ici, il y a une grande histoire, les gens sont attachés au club. Si je ne joue pas, je vais essayer de m'adresser aux joueurs, d'apporter mon expérience. »
« Michael peut être un leader, grâce à son passé, acquiesce l'entraîneur. Tous les deux, on dit la même chose. Il est important, aujourd'hui, dans le groupe. » Quitte à assener de dérangeantes vérités.
« Soyons honnêtes : nous jouons mal, lance l'ancien joueur de Copenhague. On prend un but et ensuite c'est la catastrophe ! On manque de sérénité. Il reste douze matches, nous devons, au moins, en gagner trois ou quatre pour se sauver. Il ne faut penser qu'à cela. »
Que le nouveau héraut soit entendu.
Etienne Kiss
Une défense aux abois
Baptiste Gentili a du boulot. Il le sait. La base : ne pas prendre de but. Performance que les Canaris (15es) n'ont réussie que quatre fois cette saison (Istres, Laval, Arles et Vannes). Beaucoup trop peu. Il faut dire que changer constamment d'arrière-garde n'arrange rien.
Résultat, avec 38 buts encaissés, Nantes possède l'avant-dernière défense, juste devant celle de Châteauroux. Révélateur d'un problème plus global. Les défenseurs sont mal protégés. Avec un espoir néanmoins : la charnière El Adoua - Jarjat, même si elle s'est fait surprendre à deux reprises dans le Gard, tient la route.
Sachant également que le duo Sambou-Pierre va bientôt être opérationnel.
Un mental très fragile
Le FCN a-t-il le mental pour se sauver ? Pas sûr. Tout d'abord, les joueurs sont, moralement parlant, touchés. En attestent leur prise de risque, quasi-nulle. Même si certains (on pense notamment aux latéraux) ont montré plus d'allant à Nîmes, de toute évidence, déboussolés, lassés (voir l'attitude résignée de David De Freitas après « son » but), ils ont peur de mal faire.
À côté de ça, ses protégés, dépourvus d'un véritable patron, semblent manquer de gnac. Une vertu pourtant indispensable pour s'extirper des bas-fonds de n'importe quel classement. Tout comme ils sont animés d'un petit mental.
La preuve : menés, ils ne reviennent pratiquement jamais au score, pire, voilà que, désormais, ils perdent après avoir ouvert le score (troisième fois à Nîmes). Minés par le doute, perdus dès qu'un grain de sable intervient, les Jaune et Vert enchaînent les déconvenues à l'extérieur. Les voici à sept défaites d'affilée ! La spirale est infernale.
Un calendrier qui fait peur
Il reste douze journées, réparties de manière équitable entre les réceptions à la Beaujoire et les déplacements (six). Que constate-t-on ? Que le FC Nantes va affronter là neuf équipes classées parmi les onze premières. Ça fait peur ! Notamment les déplacements à Metz, Laval puis Angers et les venues du Havre et de Caen.
Sans jouer les oiseaux de mauvais augure, on se demande bien déjà contre qui la bande à Gentili va prendre des points. À n'en pas douter, les venues de Dijon et Sedan ainsi que les deux déplacements successifs à Guingamp et Châteauroux, lors de la première quinzaine d'avril, s'annoncent capitaux pour la survie de l'octuple champion de France.
Waldemar Kita n'a pas fini de se faire des cheveux blancs...
Jean-Yves Queignec
L'ESTAC, l'exemple à ne pas suivre
Sur les dix dernières saisons, avec 31 points après 26 journées, seul Troyes, la saison passée, est descendu en National, terminant 19e. Pour le reste, neuf équipes se sont maintenues. À noter qu'Amiens, toujours en 2008-2009, s'est retrouvé à l'étage inférieur avec même 32 points à pareille époque...
Les Jaune et Vert ont, certes, changé d'entraîneur mais ils ont perdu. Ceci après avoir mené au score. C'est la troisième fois qu'ils s'inclinent de la sorte (après Ajaccio et Angers). Autant dire qu'ils ont raté, quelque part, le coche hier soir dans le Gard. La sortie de Tall sur blessure en début de seconde mi-temps les déstabilisant totalement. Surprenant. Preuve néanmoins d'une très grande fragilité.
Car, de toute évidence, une équipe en confiance aurait remporté ce match, les Nîmois étant, selon l'expression consacrée, bons à prendre.
En d'autres termes, même si ce fut mieux dans le jeu avec plusieurs occasions franches, notamment en première période, sous forme de tirs, le choc psychologique attendu n'a pas eu lieu. Baptiste Gentili a donc débuté par une défaite, comme le firent avant lui (sous l'ère Kita) Élie Baup et Christian Larièpe (intérimaire). La comparaison s'arrête là. Le Corse, qui a peut-être trouvé sa charnière centrale chez les Crocos, le sait mieux que quiconque : la tâche s'annonce compliquée.
Autre constat : le FC Nantes ne sait plus capitaliser, ne serait-ce qu'un point, loin de la Beaujoire. Depuis sa deuxième et dernière victoire à l'extérieur (à Dijon le 23 octobre), l'octuple champion de France a signé un zéro pointé en sept déplacements. Encaissant là quinze buts pour, seulement, deux marqués. Famélique.
Résultat : à douze étapes de l'arrivée, Nantes (15e) ne compte que quatre points d'avance sur le premier relégable (Châteauroux). Ça fait peur quand on sait que le prochain hôte à la Beaujoire se nomme Tours avant un déplacement pour le moins périlleux à Metz.
Assurément, la saison, jalonnée de multiples rebondissements, est loin d'être terminée...
Jean-Yves Queignec
Quatre jours pour jauger un effectif aux abois et lui redonner confiance. C'est le court laps de temps dont a bénéficié Baptiste Gentili pour préparer sa grande première. Un moment toujours particulier. Pour ne rien arranger, le successeur de Furlan commence par un plat pour le moins relevé avec le Nîmes Olympique, probant cinquième toujours dans le coup pour l'accession en L1. Pas l'idéal.
« Voilà une équipe solide, qui mérite le respect, résume le cinquième entraîneur sous l'ère Kita, lequel n'a plus coaché en solo depuis mai 2007. Ce ne sera pas un match facile. »
En Sudiste averti, celui qui connaît fort bien Jean-Michel Cavalli, son homologue gardois (« à 13 ans, on s'affrontait, il évoluait à Propriano »), ne part pas dans l'inconnu en débarquant tout à l'heure aux Costières.
« Là-bas, ce sont des matches chauds. Ce sont des terrains minés entre guillemets. Les Nîmois ont des vertus de ténacité et d'engagement. À ce niveau-là, on sait à quoi s'en tenir. » Comprenez : il va falloir être costaud sur le plan physique pour tenir tête à des éléments survoltés dans leur antre. Où les Crocodiles n'ont perdu qu'une seule fois cette saison (4-0 devant le leader caennais fin novembre). C'est dire la difficulté qui attend les Jaune et Vert, jamais très à l'aise face à ce genre de formation.
Baptiste Gentili trouvera-t-il les mots justes pour secouer ses (nouveaux) protégés, nantis de cinq longueurs d'avance sur le premier relégable (Guingamp) ? Ces derniers vont-ils se « bouger » pour, enfin, enrayer la spirale infernale dans laquelle ils sont loin de la Beaujoire (cf. dernier succès à l'extérieur le 23 octobre à Dijon) ? En d'autres termes, le fameux choc psychologique aura-t-il lieu ?
À titre comparatif, si l'on s'en tient à la seule période présidée par Waldemar Kita, Élie Baup et Christian Larièpe (intérimaire), également en cours de saison, avaient raté leurs débuts, s'inclinant respectivement à Paris (0-1) et devant Le Mans (1-4). À l'inverse, Jean-Marc Furlan, lui, avait passé la première (Arles).
On connaît la suite...
Jean-Yves Queignec
Au niveau de l'effectif, est-ce une remise à zéro ?
« C'est le mot. Ce ne serait pas cohérent de procéder autrement. Pour que je me fasse ma propre idée, il faut bien que je voie tout le monde. »
Quel état des lieux dressez-vous ?
« Il y a un manque de confiance, c'est évident. Il y a des interrogations. À moi de les gommer. Les joueurs ne sont pas enclins à laisser tomber. Ils savent très bien que ce qu'ils ont fait jusqu'à maintenant est insuffisant. »
Êtes-vous prêt à vous appuyer sur des joueurs que vous connaissez déjà ?
« Bien entendu. Pour aller plus vite. J'ai déjà eu quelques entretiens individuels avec certains de façon à répercuter ce que je ressens à ceux que je ne connais pas. Pour remplir une telle mission, il faut que tout le monde joue le jeu. On aura besoin de tous les acteurs, y compris des blessés. Je vais m'appuyer sur un garçon comme Gravgaard. Il a envie de nous apporter quelque chose. C'est important. »
Tous ses partenaires doivent être aussi à l'écoute...
« Oui, bien sûr. Je pense qu'ils le sont. Le vestiaire, c'est très important. Peut-être plus que l'entraînement en lui-même. »
Vous disposez d'un effectif pléthorique. Est-ce un handicap ?
« C'est une complication. Plus il y a de personnes, plus ça augmente les problèmes, qu'on le veuille ou non. Certains se posent des questions. Il faut que je gère cette situation. »
Comment réussir là où (tant) d'autres ont échoué ?
« À cet égard, j'ai lu des trucs... Comme de savoir qu'on va me prêter une amitié avec M. Kita... Faut arrêter ! Il ne faut pas croire que le type qui va travailler avec M. Kita, il est louche. À mon arrivée ici, alors que j'étais avec mon ami Michel (Der Zakarian) - que je salue au passage -, avec M. Kita, on a évoqué certaines valeurs. Ce Monsieur a toujours été bien avec moi. »
Mais, depuis tout ce temps, il y a eu énormément de changements ici...
« Ce n'est plus la même situation. Je n'incrimine personne [...] Bien sûr que j'aurai un discours aussi clair avec le président qu'avec vous. Il ne peut en être autrement. Mais ne faites pas croire aux gens que je suis un bandit. Je suis Corse - j'en suis fier - mais je ne suis pas un bandit. Il n'y a pas que des bandits chez nous. Je vois trop de trucs écrits sur Nantes, ça devient des feuilletons policiers ! Avec des sous-entendus, de l'agressivité [...] On ne va pas m'en vouloir parce que je suis venu ici et que je pense pouvoir apporter quelque chose. On fera le point en juin avec le président. Ça peut ne plus l'intéresser, ne plus m'intéresser. On verra. »
L'originalité de votre démarche, c'est qu'il s'agit d'un retour...
« En effet. Depuis mon départ, j'ai toujours eu des contacts avec le président. Il m'a dit : « Il y a ça, ça, ça... » J'ai réfléchi, j'ai dit oui. Ce n'est pas plus compliqué que ça. »
Mais, lors de votre départ, vous aviez fait des reproches, affirmant que c'était difficile de travailler avec M. Kita...
« Mais des choses ont changé. [...] L'entourage ? Voilà... Je vous le dis entre quatre yeux : le président Kita ne nous a jamais imposé quoi que ce soit dans une composition d'équipe. »
Revenons à votre mission. Que vous a-t-on demandé ?
« C'est d'abord éviter - ce que personne n'ose penser - la relégation en National. La mission, c'est se rassurer rapidement sur le plan comptable. Comme on ne peut pas empêcher Bastia de croire qu'il peut se sauver, on ne peut pas empêcher Nantes de dire : « Il y a la place de monter en L1. » Mais procédons par ordre. On commence par bien se rassurer, pour, éventuellement, voir ce qu'on peut faire après. »
Avez-vous choisi votre capitaine ?
« Je n'ai pas à le choisir. Il y en a un (David De Freitas, ndlr). »
Et votre charnière centrale ?
« Pas encore. C'est un point sensible, important. À régler. »
Quid du gardien ?
« Il n'y a aucun problème. J'ajouterai un mot sur le staff. Fabrice Grange est l'entraîneur des gardiens et Bernard Ginès s'occupe de la préparation physique. On va être encore plus solidaires. Ils vont faire des efforts supplémentaires. Ce matin (hier), ils ont donné un coup de mains aux ateliers. Ça va servir d'exemple aux joueurs. »
Est-il vrai que vous avez demandé à ne traiter qu'avec Waldemar Kita et son fils ?
« Ce n'est pas que j'ai demandé, j'ai un fonctionnement comme ça. Moi, j'aime travailler... Maintenant, je ne vais occulter personne. Je lance un appel aux supporters : « Il faut qu'il y ait l'union sacrée derrière ce club ». On ne peut pas supporter cette situation. Le FC Nantes n'est pas à sa place. Mais ce n'est pas en lui tirant dessus qu'on va y arriver... »
Propos recueillis par Jean-Yves Queignec


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