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L'ancien Copenhaguois n'a plus porté le maillot des Canaris depuis le 15 novembre 2008. Photo
Ouest-Médias
Le Danois, apprécié de Gentili, est prêt à retrousser ses manches face à « l'urgence » de la situation.
Du plein-temps au néant. Des spots de la Beaujoire à la lumière tamisée de l'infirmerie. Titulaire indéboulonnable, malgré quelques cabrioles de mauvais aloi, durant les quatorze premières journées de la saison 2008-2009, Michael Gravgaard a depuis disparu des écrans radar.
Un passage chaotique du côté de Hambourg (Allemagne), émaillé de railleries, puis une vilaine blessure au pied l'ont fait tomber à la rubrique « Que deviens-tu ? »
Au point de s'interroger sur la suite à donner à sa carrière. « C'est ma dernière chance, avouait-il mi-janvier. Si je ne suis pas revenu d'ici trois ou quatre mois, le foot, ce sera fini pour moi. » Fort heureusement, le glas ne sonnera pas. Enfin par pour lui.
« Cela va mieux, mais j'ai encore besoin de temps, indique l'affable et cultivé Danois, dans un français de plus en plus soutenu. J'ai fait un peu d'entraînement ces derniers temps, je vais voir comment les choses évoluent. Si tout se passe bien, j'espère disputer une partie du match de la CFA 2, samedi prochain (au Poiré-sur-Vie, N.D.L.R.). » Le reste attendra.
Le rêve du Mondial
« La Ligue 2 ? Il est trop tard pour prétendre pouvoir finir la saison, explique-t-il. Mais, pourquoi pas jouer quelques matches ? Le but aujourd'hui est de retrouver mon niveau de jeu. Je veux surtout essayer d'aider l'équipe. C'est possible ! »
Car à l'image de Stéphane Darbion (lire nos éditions de dimanche), l'international rêvant toujours de sélection - « Ce sera très dur, mais c'est peut-être ma dernière chance de disputer la Coupe du monde » - est sans concession sur la situation des Canaris, 15es, quatre points seulement devant Châteauroux (18e).
« Il faut se parler »
« Aujourd'hui, c'est l'urgence ! assène Gravgaard, d'habitude mesuré. C'est, comment vous dites ici (il mime un gyrophare, en faisant « pin-pon »)... C'est l'ambulance, c'est très grave. C'est à la vie à la mort. »
« J'ai longtemps discuté avec Baptiste Gentili (lire également nos éditions d'hier). Dans les situations difficiles, il faut se parler. Ici, il y a une grande histoire, les gens sont attachés au club. Si je ne joue pas, je vais essayer de m'adresser aux joueurs, d'apporter mon expérience. »
« Michael peut être un leader, grâce à son passé, acquiesce l'entraîneur. Tous les deux, on dit la même chose. Il est important, aujourd'hui, dans le groupe. » Quitte à assener de dérangeantes vérités.
« Soyons honnêtes : nous jouons mal, lance l'ancien joueur de Copenhague. On prend un but et ensuite c'est la catastrophe ! On manque de sérénité. Il reste douze matches, nous devons, au moins, en gagner trois ou quatre pour se sauver. Il ne faut penser qu'à cela. »
Que le nouveau héraut soit entendu.
Etienne Kiss
dimanche 05 février 2012
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