Comment se passe ce stage ?
« Très bien. On bosse dur. On fait beaucoup de physique. L'ambiance est bonne. Tout le monde est à l'écoute, se met au diapason. Personne ne rechigne. Franchement, on travaille bien. »
Et à titre personnel ?
« Bien. On sent que le travail commence à payer. Je me sens un peu fatigué - c'est normal, les séances sont difficiles - mais on sait que c'est pour notre bien. Enfin, pour l'instant, ça va, je les digère bien. »
Ce rendez-vous contre Balma, comment l'appréhendez-vous ?
« C'est un match important pour tout le monde. On va renouer avec la compétition. J'espère que ça va bien se passer car on a bien bossé. »
Pour en revenir à 2009, que retenez-vous de votre longue période d'inactivité liée à votre blessure (il a été opéré des ligaments croisés en janvier) ?
« Ça m'a permis de faire le point, de faire le tri aussi. Entre les personnes intéressées, qui ne te calculent plus dès lors que tu n'es plus en activité, et les autres, qui prennent des nouvelles de façon spontanée. Depuis, je ne suis plus le même. Avant, j'étais insouciant. Maintenant, je sais comment ça fonctionne. En résumé, ça m'a fait du bien et du mal en même temps. »
On dit que de telles épreuves forgent le caractère...
« C'est clair. Aujourd'hui, je me sens plus fort dans ma tête. Je suis reparti de zéro. Je n'ai plus envie de faire un pas en avant, un pas en arrière. Il est temps de me stabiliser. Là, j'ai envie de continuer, de durer. Je travaille. Je fais de mon mieux. »
Quel effet de revenir en équipe première à Ajaccio puis, surtout, face à Angers ?
« Ça m'a fait plaisir. J'avais hâte. J'étais « grave » motivé. J'ai bien aimé mais, malheureusement, on a perdu. »
Voici 2010. Quel est votre voeu pour cette nouvelle année ?
« C'est la santé, c'est tout ! »
Vous êtes en fin de contrat en juin. Comment appréhendez-vous cette issue ?
« Je joue et je ne me prends pas la tête. Les dirigeants savent où me trouver. Je ne suis pas quelqu'un de fermé, au contraire. Pour l'instant, je ne me pose pas de questions. Mais je me dis qu'en général, si tu es performant, la récompense arrive derrière... »
Recueilli par Jean-Yves Queignec