Stéphane Darbion : « Quelque chose de grand »
mardi 16 juin 2009
- FC Nantes
Bien que gaucher, Stéphane Darbion (25 ans, 133 matches de L2) affectionne le côté droit. Photo Ouest Médias
Après N’Diaye (Tours), l’ex-milieu offensif d’Ajaccio se fait aussi une joie à l’idée de rejoindre les Canaris.
Alors, c’est signé ?
« Oui. Je dois passer la visite médicale le 28 (juin). Il n’y a pas de problème. »
S’engager avec le FCN, qu’est-ce que ça représente ?
« Je ne vais pas dire un rêve mais c’est quelque chose de grand. Car Nantes, même descendu, reste Nantes. C’est un grand club. Pour tout joueur, évoluer au FCN, c’est beau. »
Au niveau historique, maîtrisez-vous le palmarès du club ?
« Précisément, non. Mais je me souviens bien des deux derniers titres, en 1995 (Loko, Ouedec…) et en 2001, avec la génération Landreau. »
Qu’évoque, pour vous, le jeu dit à la Nantaise ?
« C’est le jeu en mouvement, au sol, à une ou deux touches, fait de redoublements de passes. Étant joueur, j’aime ça. Maintenant, en L2, on sait aussi qu’il faut aller au charbon. C’est très physique. »
De l’effectif actuel, connaissez-vous certains Canaris ?
« J’ai rencontré une fois De Freitas, c’est un collègue à Pereira (Ajaccio). Pour le reste, je connais Guillaume Moullec avec qui j’ai joué à Montpellier. Sans oublier le coach (Rohr) que j’ai eu un peu plus d’un an.
Il est très rigoureux - c’est un Allemand (rires) -, notamment sur le plan défensif, et aime le jeu. Sinon, il est très proche de ses joueurs, sachant les défendre ou pousser un coup de « gueule » quand il le faut. Il m’a permis de franchir un palier. »
À quelle place évoluez-vous précisément ?
« De formation, j’étais plutôt milieu gauche. À mon arrivée à Ajaccio, il m’a placé à droite, voire deuxième attaquant. En bougeant beaucoup entre les lignes. C’est devenu ma place de prédilection. Dès lors, je peux rentrer dans l’axe avec mon pied gauche. J’ai plus de solutions (frappes, passes). Ça m’ouvre le jeu. »
Avez-vous eu Gernot Rohr, récemment, au téléphone ?
« Oui, avant de signer. Il m’a présenté le projet, à savoir qu’il voulait remonter immédiatement. C’est motivant. Il m’a dit que Nantes me permettrait de poursuivre ma progression. »
Votre objectif en débarquant ici, quel est-il ?
« Il est simple : aider le club à remonter dès l’été prochain. Tout en continuant, en parallèle, ma progression. C’est un vrai challenge. Une montée, ce doit être beau. Cinq ou six équipes y prétendent. Ça va être difficile. »
Le FCN, depuis plusieurs années, connaît crise sur crise. Ça ne vous fait pas peur ?
« Ben, non ! Je sais qu’il y a eu des hauts et des bas, avec pas mal de bas (sourire). Il y a eu beaucoup de changements d’entraîneur. Il faut faire abstraction de tout ça. Ce sera à nous, les nouveaux (joueurs, entraîneur), de trouver l’amalgame pour faire une bonne saison. »
Recueilli par Jean-Yves Queignec
En plus des cinq matches amicaux déjà conclus, Nantes affrontera Bastia le 10 juillet à Aime (Savoie).