« Un déficit de repères »
vendredi 21 août 2009
- FC Nantes
Henri Stambouli : « Notre faiblesse, c'est le manque d'expérience à ce niveau-là ».
Photo archives Courrier de l'Ouest
Arrivé il y a un an pour chapeauter le jeune entraîneur Nicolas Usaï, Henri Stambouli, le manager général istréen, craint les Canaris.
Parlez-nous de votre effectif...
Henri Stambouli : « Nos forces, ce sont l'état d'esprit et la dynamique que l'on a su développer en National. On a des joueurs qui ont faim. Notre faiblesse, c'est le manque d'expérience à ce niveau-là. On a un déficit de repères. »
Quels sont vos joueurs cadres ?
« Le gardien Kossi Agassa, formé à Metz et que j'ai eu en sélection nationale du Togo. Il a eu la chance de faire une coupe du Monde (en Allemagne, en 2006). Il y a aussi Yoann Rivière (suspendu), Christophe Dumolin, le capitaine, de toutes les campagnes istréennes, Thibault Scotto (ex Nice), Adel Chedli international tunisien passé par Sochaux, Saint-Étienne. Ils encadrent les jeunes. On a un mélange intéressant. »
Comment jugez-vous votre début de saison ?
« Largement positif. Mais notre objectif reste le maintien. Si on arrive à gagner chez nous, on a quand même pas mal de chance de se maintenir. À Metz (défaite 2-0), on a continué notre apprentissage. On arrive à Nantes pour pouvoir se situer. »
Quel regard portez-vous sur le début de saison du FCN ?
« Ça reste un des tenors du championnat. Nous, on est à des années lumières. On arrive avec des grands yeux. On veut profiter de ce passage à Nantes pour continuer notre apprentissage. Et pouvoir se référencer un peu. On s'attend à un match très compliqué. Mais on n'a pas de pression particulière. »
Vous serez plus frais pour aborder la rencontre...
« Sur le plan physique, on a pu travailler comme il faut. Alors que Nantes a joué à dix pendant pratiquement la durée d'un match. On saura à la fin du match si c'était un avantage ou un inconvénient. »
Connaissez-vous certains Canaris ?
« Gernot Rohr, Jacky Bonnevay, Christian Larièpe que j'ai côtoyé quand il était en Suisse. On suit par presse interposée tout ce qui se passe là-bas. Il y a de quoi faire avec les banderoles qui sortent... Au niveau des joueurs, j'ai eu Thomas Dossevi avec le Togo. Quand on voit que ce genre de joueurs ne joue pas, on se dit qu'il y a de la qualité. »
Recueilli par Charles-Henri Chailloleau