Faites sortir les accusés
lundi 03 août 2009
- FC Nantes
Excédé, Gernot Rohr convoquera tour à tour cette semaine les présumés coupables. Photo Ouest-Médias
Ridiculisés samedi soir (4-0), les Canaris se cherchent désormais des coupables, invités à prendre la porte.
De mémoire de Nantais, jamais les Canaris ne s'étaient pris une telle rouste face à un club de division inférieure. Il y eut certes quelques écarts par le passé (Saint-Leu, Vitrolles, Boulogne-sur-Mer...), mais en aucun cas de mise en bière, à la lisière du déshonneur.
4-0 à Troyes, rendez-vous compte ! Beaucoup ont dû halluciner en cliquant sur Internet ou en découvrant hier matin la une de notre quotidien.
Comment diable, un club pesant huit titres de champion a pu à ce point salir son blason ? Après une courte opération de recherche, nous avons retrouvé les boîtes noires de l'appareil qui s'est crashé sur le stade de l'Aube. Examen.
Constat immédiat : la faute incombe à l'équipage, entendez les joueurs. Enfin quels joueurs ? Démissionnaires, dilettantes, presque « je-m'en-foutistes » pour la majorité, ils ont à eux seuls fait courir l'appareil à sa perte, au point de provoquer l'ire de la tour de contrôle.
On dit Waldemar Kita « effondré », la direction au bord de la crise de nerfs face à l'hygiène de vie de certains, mais c'est encore Gernot Rohr qui se montre le plus virulent.
Peut-être inspiré par l'air « popularisé » par un ancien ministre de l'Intérieur, l'entraîneur, grosso modo, menace : « Le FCN tu l'aimes ou te le quittes ! ». Et il y a des candidats...
Un tardif constat
Maintenant, comme lors de chaque catastrophe, les causes ne sauraient se résumer à un seul facteur. N'aurait-t-on pas pu se rendre compte, par exemple, que l'appareil était depuis un sérieux moment sujet aux turbulences ? Ce n'est pas à une semaine du grand départ que l'on mesure la réactivité d'un tel gros-porteur. À croire qu'il n'y a pas de pilote dans l'avion surchargé.
De même, bien que cela soit prématuré, on est en droit de s'interroger sur l'utilité des nouveaux membres du personnel de bord, Akouassaga en tête.
D'où l'urgence de se renforcer (trois joueurs seront mis à l'essai dès mardi). Mais pas n'importe comment. Car les jurés de la Ligue 2 risquent d'être impitoyables.
Etienne Kiss