Cette fois, les vacances sont bel et bien finies
! Les Jaune et Vert en ont fait l'amère expérience hier matin en retrouvant la Jonelière et sa froideur. Excepté pour le quatuor Alonzo-Darcheville-De Freitas-Gravgaard, absent durant cette première séance de l'année 2010 pour cause de maladies...
« Ça fait drôle, souriait Papa Malick Ba, de retour de son Sénégal natal où le mercure titillait les 25 degrés.
On repart de zéro. »« Il faut être fort dans la tronche, assénait pour sa part Jean-Jacques Pierre, fraîchement rentré des Bahamas.
Moi, ça ne me pose pas de souci. » Beaucoup plus problématique, en revanche, apparaît sa situation. À l'instar de Djamel Abdoun, l'Haïtien n'entre plus dans les plans de la direction. Il est poussé vers la sortie. Pour l'heure, il
« attend ». « Dans l'axe, on a Jarjat, Shereni, Sambou, El Mourabet, Papy (Djilobodji) voire peut-être Lusinga, soit six joueurs, explique Jean-Marc Furlan, agréablement surpris par l'attitude d'ensemble hier à l'entraînement (
« J'ai l'impression qu'ils sont transformés »)
. Pour deux postes, c'est beaucoup. Il faut dire aux gens ce qu'il en est. Je ferai confiance à ces six-là... »D'un point de vue plus global, la liste des bannis ne s'arrête pas là. Certains joueurs (Alonzo, Dossevi, Moullec, Tall, Coureur...) sont également invités à se trouver un nouveau point de chute.
« J'ai dit au président qu'il fallait étudier tout ce qui était vendable, appuie le successeur de Rohr, qui souhaite travailler avec un groupe d'une grosse vingtaine d'éléments.
À côté de ça, 6-7 cas ne sont pas négociables (Jarjat, De Freitas, Darbion, Sambou, Ba...)
. Maintenant, quand on possède un budget de plus de 30 M €, qu'on est 7e et qu'il y a des dysfonctionnements importants, l'entraîneur a quelques mois de travail devant lui (sourire)
. La précarité doit exister pour tout le monde. Si elle existe pour l'entraîneur, elle doit aussi exister pour les joueurs. » Le message est clair.
« Là où il n'y a pas de concurrence, des gens vont arriver. Notamment sur les postes longeant les lignes de touche. Ce n'est pas compliqué, il y en a quatre. »
À ce titre, Kévin Lejeune
(lire nos éditions du 29 déc.), au placard à Auxerre avec une seule titularisation en L1 cette saison, est tout proche de rejoindre l'octuple champion de France. Pour six mois, voire plus en cas de remontée en L1. Ses agents, Franck Belhassen et Fabrice Picot, ont rendez-vous ce midi avec le club bourguignon.
Pour le reste, les noms de Camara (Le Mans), Traoré (Valenciennes) et Othon (Strasbourg) figurent sur les tablettes. Seule certitude
: Nantes veut faire vite.
En attendant, les Canaris ont pris, hier soir, leurs quartiers au grand hôtel «
Les Flamants Roses
», qui donne sur la plage.
« L'objectif de ce stage ? Qu'on puisse (re) construire un groupe très rapidement - en 10 ou 12 jours -, le restaurer, le remodeler, le retravailler de façon à ce qu'il soit vite compétitif. Physiquement, nous avons besoin de faire un très gros travail athlétique. »
Avec trois entraînements quotidiens jusqu'à après-demain, ses protégés vont être servis...
Jean-Yves QueignecLa liste des Canaris au Canet : Alonzo, Kamenar, Zelazny - Moullec, Tall, Djilobodji, El Mourabet, Shereni, Jarjat, Lusinga, Mareval - Ba, De Freitas, Darbion, Hanni - Bekamenga, Darcheville, Djordjevic, Keserü, Rodelin.