La positive attitude de Pierre
jeudi 05 novembre 2009
- FC Nantes
Pierre plaide le malentendu entre les joueurs d'un groupe qui doit retrouver sa cohésion. Photo Ouest Médias
Le vice-capitaine du FC Nantes réfute la moindre crise après la déconfiture havraise et veut penser à l'avenir.
Comment vivez-vous l'après Le Havre ?
« On ne peut pas dire qu'il y a crise dans une équipe qui a connu onze matches sans défaite et qui reste parmi les trois premiers. De ce point de vue, c'est dur psychologiquement pour les joueurs de voir la presse titrer sur une réunion de crise parce qu'il n'y a pas de crise. Je pense que c'est un peu « flinguant ». »
Après une défaite 4-0, il est néanmoins légitime de tirer la sonnette d'alarme ?
« C'est certain que ce 4-0 aurait pu être évitable mais ce que je veux dire c'est que la sonnette d'alarme aurait dû être tirée avant. »
Vous aviez perçu les signes annonçant cette fin de série ?
« Auparavant, il y a eu Metz, où on fait un mauvais début de match, même si sur la fin on pouvait gagner. À Dijon, on a pris trois buts refusés pour hors-jeu mais ce sont quand même des occasions concédées, et puis il y a eu Laval... On s'est montré moins bien que lors des autres matches du début de saison. »
Vous avez mis le doigt sur les lacunes actuelles du FC Nantes ?
« On a regardé les vidéos, les mauvais déplacements qu'on a pu avoir et tactiquement les erreurs qu'on a faites. C'est normal de rechercher les points négatifs et de travailler dessus. Mais le problème est collectif. Pas seulement les 11 qui jouent, ni les 16 sur la feuille de match. Ce sont les 37 joueurs et tout le staff qui sont concernés. Il y a une conscience à retrouver. »
Vous avez résolument décidé de positiver ?
« Le Havre maintenant, c'est le passé. Il faut qu'on oublie ce match. Le football continue, le temps ne s'arrête pas. Il faut continuer et trouver les bonnes choses qu'on faisait avant lorsqu'on ne prenait pas de buts et qu'on en marquait. Il faut trouver les points positifs, retrouver ces belles sensations lors des matches de référence. Ce qui est négatif, on le sait déjà. »
Les reproches de Jean-Claude (Darcheville) ont-ils fait du mal au sein du groupe ?
« Il y a eu un malentendu. Des noms ont été cités dans la presse alors que Jean-Claude n'en avait pas donné. Peut-être que ceux qui ont été cités se sont sentis visés par Jean-Claude mais lui réclamait juste un peu plus d'investissement. Il a pris l'initiative de parler comme j'aurais pu le faire ou n'importe quel autre joueur et je ne vois pas où était le problème. »
Les critiques ont été mal perçues ?
« Des critiques on n'a pas fini d'en avoir. On fait un boulot où il faut être à la hauteur tous les jours et le stress fait partie de notre quotidien. Celui qui supporte le plus le stress, c'est lui qui va triompher. Si on n'accepte pas les reproches, il faut arrêter de jouer au football et même de vivre parce que c'est ce qui fait avancer à condition de prendre conscience de ce que tu as fait de mal. »
Qu'est-ce qui résulte de cet épisode ?
« C'est du blabla pour rien si je vous parle et que derrière je ne fais rien pour aider mes partenaires. La solution, elle est sur le terrain. On a pris un revers, maintenant on a une invincibilité à préserver à la maison. C'est ce qui va nous permettre d'aller de l'avant lors des deux prochains matches. Et à l'avenir espérons que les titres des journaux vont nous aider à retrouver la dynamique qu'on est en train de chercher. »
Recueilli par OJL Terrien