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Quel « bazar » doit se dire poliment Jean-Marc Furlan, officiellement démis hier de ses fonctions. Photo
Ch. Guyard
Des joueurs désorientés, un entraîneur limogé et accusé, un communiqué tardif : burlesque journée.
Hier, jusqu’à 20 h 32 précises, heure du communiqué nous avions tout fouillé ! Retourné le fax, épluché les boîtes mails, décortiqué le site officiel du FCN. Rien à faire… Il n’existait aucune trace, pas l’once d’un début de communiqué annonçant le limogeage de Jean-Marc Furlan.
Mieux (ou pire), FC Nantes TV, dans son volet « réactions », avait soigneusement ôté le début de l’intervention du technicien, vendredi soir en zone mixte. L’instant où devant l’ensemble des médias, il confirma, de manière formelle, son départ. Vous pouvez vérifier…
Bref, au monde merveilleux de la Maison jaune, l’entraîneur était toujours en fonction. C’est d’ailleurs lui qui - ô surprise - assura le décrassage à la carte, hier matin, courant seul et hagard dans les sous-bois de la Jonelière, cependant que les joueurs se dispersaient entre soins et sauna. Surréaliste ! Inutile, en revanche, de chercher la trace d’un dirigeant, si ce n’est celle du matinal et folâtre Pascal Praud, auteur de cette primesautière pensée : « Je vous aime parce que je ne suis qu’amour, je ne respire que dans les cimes. (sic) »
Tant mieux pour lui, puisque les Canaris eurent plutôt tendance, eux, à raser les sapins. Tête basse, l’air ailleurs ou le portable scotché à l’oreille, leur temps de parole fut à l’image des points amassés lors des dernières semaines : famélique. « Quel cirque ! glissa l’un d’entre eux. Vous vous rendez compte ? Je ne sais même pas qui sera mon entraîneur, lundi après-midi ! » « Ça ne s’arrange pas ici, ça s’aggrave ! On ne sait rien », ajouta un deuxième, suivi un peu plus tard par ce coéquipier : « Ils sont fous (les dirigeants, NDLR) ! Les changements, c’est usant, chaque coach à son système. »
Tiens, parlons-en du coach. Sorti du vestiaire vers 13 heures, Furlan, faussement taquin, lança aux six journalistes présents : « Oh les gars ! Vous ne savez pas que je ne suis plus entraîneur ? » C’est-à-dire, Monsieur, qu’on finissait par en douter… L’accolade donnée à El-Mourabet, les adieux formulés à Samuel Fenillat et votre colère apparente auront fini de nous convaincre que Baptiste Gentili était bien attendu lundi… Le communiqué, particulièrement virulent à votre égard, le confirmant, vous accusant d’avoir démissionné au soir de la défaite face à Brest (1-4).
Joint hier à 23 h 00, Jean-Marc Furlan, interloqué, a simplement déclaré : « Je conteste toute interprétation juridique faite par le club. Mon avocat, Maître Guy Reiss, qui s’occupe de mes intérêts, rétablira la vérité juridique de mon dossier. »
Avec tout cela, on en oublierait presque que le FCN a battu avant-hier Bastia (3-1), remontant à la 14e place. Une rencontre, si le cœur vous en dit, permettant d’obtenir, sur présentation d’un billet payant, un ticket pour le Cirque Medrano.
Cela ne s’invente pas…
Etienne Kiss (avec J-Y.Q)
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