Avec, cette question, lancinante : Jean-Marc Furlan, qui tourne à la moyenne famélique de 0,57 point par match, va-t-il survivre à son cinquième revers ? Pas sûr que le successeur de Rohr voit, dans neuf jours, la cathédrale de Strasbourg et le stade de la Meinau, son ancien fief. En coulisses, et ça devient une (mauvaise) habitude, les prochains jours pourraient bien être agités...
En fait, hier soir, on a vu la différence entre une équipe en pleine confiance et une formation - même si c'était mieux dans le jeu - qui se pose des questions et, il est vrai, pas toujours très heureuse (cf. tirs contrés et tête de Lejeune repoussée sur la ligne). De toute évidence, Nantais et Bretons, désormais deuxièmes à un petit point de Caen, ne jouent pas dans la même cour.
Si l'on se fie au seul résultat, l'apport de cinq nouveaux joueurs, côté nantais, et le premier but en 2010 n'ont donc servi à rien face à une escouade solidaire, bien organisée, talentueuse (voir les doublés de Roux et de Grougi), au jeu bien huilé et un brin chanceuse (coup franc dévié sur le dernier but). Un signe qui ne trompe pas.
Si le Stade Brestois, qui n'avait gagné jusqu'ici qu'une seule fois dans la cité des ducs (2-0 le 21 décembre 1984), file à toute allure vers la Ligue 1, le FCN, à l'opposé, descend doucement mais sûrement vers les bas-fonds de la Ligue 2.
À ce rythme, c'est sûr, il va falloir commencer à situer sur une carte le sympathique village de Luzenac (Nat.)...
Jean-Yves Queignec