Pour autant, si le politiquement correct est de rigueur du côté des principaux intéressés, on sent que la pillule semble avoir du mal à passer. « Ça fait partie des choix » indique avec désarroi Nicolas Goussé. « Je pense avoir fait une bonne saison l'année dernière, maintenant il y a des choix qui sont faits et je les respecte » noteThomas Dossevi.
Réintégrer le groupe
Pourtant, aucun d'entre eux n'a abdiqué dans la quête d'une place en Ligue 1 : « Une saison c'est long et il peut se passer des choses » préveint Goussé. « Les dirigeants ou le staff technique ne m'ont jamais demandé de partir, ils m'ont dit que je faisais partie du groupe » constate, lui, Yoann Poulard.
C'est la raison pour laquelle la motivation semble encore - pour le moment - largement habiter les trois joueurs. Des joueurs qui indiquent « faire le maximum » pour pouvoir un jour intégrer, ou plutôt réintégrer, le groupe.
Car, la remise en grâce aux yeux de Michel Der Zakarian et du staff nantais est bien leur objectif ultime. La défaite en terre icaunaise samedi dernier pouvant peut-être inciter le boss des Canaris à modifier ses plans en vue du match de Monaco.
Une hypothèse que réfute immédiatement Poulard. « Je ne suis pas dans ces pensées là. Moi je ne tiens pas du tout à critiquer ou à faire des commentaires sur mes collègues. Je travaille pour le jour où on me donnera ma chance. » Mais si ce jour n'arrivait pas -
Dossevi « ouvert à la discussion »
Pour Yoann Poulard et Nicolas Goussé (tout deux sous contrat jusqu'en 2010), pas de problème : « Il est clair que je reste. Le 1er septembre je serai au FC Nantes » prévient le premier. « Dans ma tête, je reste là, même si les dirigeants m'on fait comprendre qu'ils ne comptaient pas trop sur moi » ajoute le second.
Thomas Dossevi, dont le frère Mathieu vient de connaître sa première titularisation en L1 avec le MUC 72, est, lui, plus mesuré : « Je n'avais pas prévu de partir cet été mais bon... Ça fait un an que je suis au club. J'ai rarement vu un club se lasser aussi vite de joueurs. Mais je ne suis pas pressé. Après si je devais partir je serais plus tenté vers l'étranger. Je suis ouvert à la discussion, si tant est qu'il y ait discussion. »
Sébastien Soulard