Les ex sont de retour
lundi 18 janvier 2010
- FC Nantes
Après trois saisons d'infortune, Pascal Delhommeau se fait une joie de retrouver la Beaujoire. Photo Ouest Médias
Nantes - Vannes (mardi, 20h30). Pour la première fois, les anciens Nantais de Vannes vont refouler une pelouse qu'ils connaissent par coeur.
Pour commencer, une petite devinette : quel est le point commun, excepté le fait qu'ils soient tous formés au FCN, entre Pascal Delhommeau, Stephen Drouin, Loïc Guillon et Frédéric Sammaritano ? Vous ne voyez pas... Voici la réponse : tous les quatre - même si le troisième nommé est blessé (lire ci-dessous) - n'ont jamais rejoué à la Beaujoire depuis leur départ de la cité des ducs. Incroyable mais pourtant bien vrai !
« Ah, ça fait vraiment plaisir de revenir ! » clament-ils en choeur, en quête d'invitations pour faire plaisir à la famille et aux amis.
Après quatre années (et oui !) de rendez-vous manqué avec le gazon nantais, du fait « de ne pas être dans la même division », Pascal Delhommeau (31 ans) tient enfin « son » match à Nantes.
« Ça fait quatre ans que je suis parti, ça fait bizarre, admet l'ancien Messin, jamais revenu dans son stade fétiche. Je vais revoir des têtes que je connais : les kinés, les intendants, les journalistes... C'est sympa ! Je vais peut-être me tromper de vestiaire (rires) ! »
Déjà revenu en tant que spectateur alors qu'il évoluait à Troyes, Stephen Drouin (26 ans le 27 janvier), même s'il avoue « ne plus connaître grand monde » et que, par ricochets, « cela fait moins d'effets », se fait une joie de revoir la « Beauj'».
« Si je suis sur le terrain, ça va être un petit moment sympa. Si je suis sur le banc, je prendrai place dans les beaux fauteuils. Le temps que je les utilise, je me croirais un peu au Real. »
Frédéric Sammaritano (23 ans), lequel évolua à « trois reprises avec la réserve à la Beaujoire » entre 2001 et 2006, a des fourmis dans les jambes.
« Plus les jours passent, plus j'ai hâte d'y être, avoue le sympathique attaquant de poche du VOC, très déçu ne pas avoir signé son premier contrat pro à Nantes.
« Ce rendez-vous a une saveur particulière. Car tous les week-ends, j'allais voir jouer les pros. Dans ce stade, on a quand même vu de grands matches avec la Ligue des Champions. Je me rappelle des ambiances contre la Lazio et Manchester United. Les supporters anglais faisaient un bruit pas possible... Aujourd'hui, c'est sans conteste le plus beau de L2. »
Bref, vous l'aurez compris, un tel retour aux sources va être l'occasion, consciemment ou inconsciemment, de se remémorer des souvenirs datant d'il y a quelques années.
« Je pense que, dans le bus, lorsque les tribunes se dresseront devant moi, des images vont me revenir, concède volontiers celui que l'on surnomme « le Squale ». Je vais avoir des flashs, comme ma première en pros face à Sochaux, le match du titre contre St-Etienne ou bien encore le soir du maintien devant Metz. Ce soir-là, je me souviens qu'on avait bu du champagne - offert par les administratifs - dans le rond central. Un grand moment ! » Nostalgie, nostalgie !
À ce propos, vous vous en doutez, il n'y a pas une semaine sans que les ex-Jaune et Vert n'évoquent l'octuple champion de France. Et que se disent-ils ?
« Eh bien, que c'est le « bordel » ! » rigole l'un d'entre eux. Avant d'ajouter, plus sérieusement : « Ça va être dur pour la remontée. C'est dommage. Beaucoup de gens que je connais aimaient aller voir Nantes. Aujourd'hui, quand ils en parlent, ils ont un peu honte. »
« C'est un peu du gâchis, analyse pour sa part Stephen Drouin. Là, ils sont dans une mauvaise passe. À chaque défaite, il y a un peu plus le feu. Le climat est assez tendu. À nous d'en profiter. »
Fred Sammaritano acquiesce. « Certes, on n'est pas au mieux mais on est motivés. On y va pour prendre des points, trois voire un. On est prêts. »
Jean-Yves Queignec