Motivés, motivés...
lundi 07 décembre 2009
- FC Nantes
Jean-Marc Furlan n'attend pas de miracles, juste du « coeur » et des « tripes ». Photo Ouest-Médias
FC Nantes - Arles-Avignon, ce soir à 20h45. Pour sa première manifestation en tant qu'entraîneur du FCN, Jean-Marc Furlan en appelle à la solidarité.
Sollicité en urgence suite au «malaise» de Gernot Rohr, le docteur Furlan ne pensait visiblement pas découvrir, en ouvrant la porte du cabinet de la Jonelière, un patient aussi fragile; une formation ainsi plongée dans une déconcertante adynamie. « Depuis que je suis là, c'est deux heures d'entraînement et treize de doléances, commente le nouveau praticien. Les dirigeants, les joueurs et les employés sont tous navrés d'être en situation d'échec. » D'où ce premier diagnostic.
« Il faut vite refournir des repères, reprend Furlan. Je ne peux pas tout révolutionner en trois jours, mais le but est que le groupe reprenne confiance, soit persuadé de sa valeur. À l'issue du premier entraînement, j'ai eu l'impression de me retrouver devant des enfants (sic) se disant : «Que va-t-on faire?» Je ne peux pas tout régler en trois en jours, seulement je me fie à leurs qualités humaines et sportives. »
Qui, à l'instant précis, se dotent d'accents virils. « Vous savez, quand je jouais - à la belle époque du FCN - contre Rio, Michel, Baronchelli et consorts -, on se faisait marcher sur la gueule (sic) ! C'était du beau foot, mais athlétiquement, c'était tendu ! »
Grosso modo, l'ancien Strasbourgeois, en attendant mieux, réclame à son équipe (14 buts encaissés en 5 matches, aucune victoire depuis le 23 octobre) plus de coeur que d'esprit.
« Jusqu'à la trêve, ce sera difficile, je ne vais pas vous mentir. Mais quelle que soit l'ambiance, même hostile de la part du public, je serais extrêmement contrarié si mes joueurs ne faisaient pas cause commune. Je veux les voir surmonter la difficulté de jouer à la Beaujoire. Qu'importe la qualité du match, il faut se mettre les tripes par terre ! » Plutôt que de jouer l'Arlésienne.
Etienne Kiss