L'actu

lundi 11 août 2008

Tony Heurtebis : « Je suis déçu pour les gars »

Bien qu'auteur d'une boulette sur le deuxième but auxerrois, Tony Heurtebis (33 ans) ne s'est pas défilé, hier midi, devant les médias. Le gardien nantais ne fuit pas ses responsabilités.

Vous concernant, ça ne s'est pas bien passé...
« En effet. Lorsqu'on est responsable sur un but, ce n'est jamais agréable. Maintenant, il faut en tirer les enseignements. Et surtout réagir. J'ai toujours avancé comme ça. »

Quels enseignements, justement, tirez-vous ?

« Ça, je les garde pour moi. »

Comment vous sentez-vous au lendemain d'un tel cauchemar ?

« Ce n'est jamais agréable. Mais je ne vais pas commencer à regarder mes pieds et à me morfondre dans mon coin, ce n'est pas la solution. Notre poste est parfois soumis à des moments difficiles. Il faut savoir les surmonter. »

« JE NE VAIS PAS COMMENCER À REGARDER MES PIEDS »

Sur le premier but, vous êtes livré à vous-mêmes...

« On n'est pas trop attentif sur un corner joué à deux. Après, au marquage, on n'y est pas. On l'a payé comptant. Il faut que ça nous serve. Et continuer à travailler et, surtout, ne pas baisser la tête. J'assume. »

Sur le second, vous pensez que vous allez cueillir le ballon...

« Oui, sinon je n'y vais pas. Si j'aurais dû rester sur ma ligne - Ça reste personnel. J'ai échangé avec différentes personnes (Fabrice Grange, défenseurs...). L'important étant de ne pas renouveler les erreurs. »

Psychologiquement, comment fait-on pour vite oublier un tel aléa et passer à autre chose ?

« Je ne débute pas le métier aujourd'hui. Il faut savoir rebondir. C'est un travail collectif. Je ne remets pas tout en question. Je peux me reposer sur certaines bases. Il ne faut pas non plus être maso et se taper sans arrêt la tête contre les murs. Ça ne servira à rien. »

Avez-vous reçu des marques de soutien, de réconfort ?

« Tout à fait. De la part de beaucoup de monde (joueurs, entraîneurs, dirigeants). Ils me connaissent, savent de quoi je suis capable. Ce n'est pas quelque chose que je produis régulièrement. Il faut un climat de confiance pour pouvoir évoluer dans les meilleures conditions possibles. »

« LE PLUS MAL À L'AISE, C'EST QUAND MÊME MOI »

L'arrivée d'un nouveau gardien a-t-elle, inconsciemment, joué sur la performance ?

« Non. Sur les matches amicaux, je ne me suis pas mis de pression. De surcroît, Jérôme (Alonzo) est blessé. Ce n'est donc pas obligatoirement un élément qui entre en ligne de compte. Mon match ne se résume pas au fait que je sois passé au travers. Car il y a des éléments plutôt favorables. Je sais dorénavant ce que je devrais faire la prochaine fois sur ce type d'actions. »

Alonzo n'a donc pas hanté vos nuits...

« Non. Il y a de la concurrence, c'est tout. On n'est pas sans arrêt à se poser la question par rapport à l'autre, ce qui va se passer... »

Vous ne vous sentez ni menacé, ni en sursis...

« Je travaille. Quant aux questions sur ma situation, future ou autre, il faut les poser à l'entraîneur. »

Vous êtes-vous excusé ?

« Il n'y a pas besoin obligatoirement de paroles. Les « mecs » me connaissent et savent comment je suis. Ils savent que j'en suis le premier désolé. Il faut arrêter ! Faut pas non plus s'excuser... Aujourd'hui, le plus mal à l'aise, c'est quand même moi. Je suis déçu pour les gars. Ce qu'ils attendent surtout, c'est que je puisse réagir dès le prochain match. »

Propos recueillis par Jean-Yves Queignec
Réagissez à cet article
 

A lire également

Ligue 2 - Saison 2010-2011

Suivez vos matchs en direct

6ème journée

10/09
10/09
10/09
10/09

Copyright © presseocean.fr 2009 - Mentions légales - Qui sommes-nous ?