Vaincre à tout prix
mardi 22 décembre 2009
- FC Nantes
Après huit entrées en jeu, Claudiu Keserü devrait connaître, ce soir, sa première titularisation de la saison en championnat. Photo Ouest Médias.
Bien qu'amoindri, le FCN doit absolument l'emporter face au SCO (ce soir, 20h30). Pour ne pas se laisser distancer...
Pas vernis les Canaris ! Alors qu'ils trimaient sur le bourbier ajaccien en concédant, sur le fil, une cinquième défaite lourde de conséquences sur le plan mental, les Scoïstes, eux, se la coulaient douce dans leurs charentaises, bien au chaud.
Match reporté (contre Metz) oblige. « C'est un petit avantage pour nos adversaires, admet timidement Jean-Marc Furlan, avant de balayer : « Mais peu importe, il faut laisser Ajaccio derrière nous pour réaliser la meilleure performance possible. C'est-à-dire faire un bon match, montrer une progression dans le jeu. C'est important. » Sans oublier le résultat, cela va de soi. Éternel dilemme.
« Même si la période est difficile (cf. 5 points pris sur les 6 dernières journées), on a une obligation de résultat, prévient le successeur de Rohr, conscient qu'il ne faut plus traîner en chemin. Si on prend les trois points, quelles que soient les circonstances, on sera très, très heureux. Il nous les faut si on veut passer de bonnes vacances. » En effet.
Problème : bien qu'en panne loin de Jean-Bouin, le premier non relégable, dirigé par un certain Jean-Louis Garcia, ne l'entend pas de cette oreille.
« Angers va venir pour réaliser un très gros match, prédit « JMF », certain que la trêve de douze jours à mi-championnat va faire beaucoup de bien à ses ouailles. Il va nous falloir beaucoup de courage. Car, sur le plan des jambes, ça va être compliqué de disputer les 90 minutes à fond les gamelles. À un moment, on devra, avec le public, tenir et résister. »
En d'autres termes, les Jaune et Vert, relégués à cinq longueurs du dauphin brestois, ont beau en avoir plein les bottes, ils se doivent néanmoins de faire le plein de la... hotte !
Sinon, les fêtes de Noël risquent d'avoir un goût pour le moins amer...
Jean-Yves Queignec