Éclair ou coup de tonnerre ?
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Harlington Shereni et William Vainqueur pourraient bien effectuer leur retour face aux Finistériens, histoire d'insuffler du sang neuf. Photo
Ouest Médias.
En pleine tourmente, le FC Nantes (10e) doit réagir. Problème : l'hôte du jour se nomme Brest (2e). Aïe !
L'heure est grave. Waldemar Kita l'a bien compris. Pour preuve, le président nantais, soucieux, est à la Jonelière depuis avant-hier. En marge du cas De Freitas, le boss a donc réitéré sa confiance aux joueurs. Leur insufflant que tout espoir de montée n'est pas perdu. Mais, au fond de lui, y croit-il encore vraiment ? Pas si sûr... Dans son for intérieur, la venue du Stade Brestois le tourmente. Il faut dire que la bande à Dupont, première de la classe depuis la 15e journée, a de quoi faire peur. Telle une tornade, elle balaie tout sur son passage.
Troisième meilleure équipe à l'extérieur, deuxième attaque, deuxième défense, elle n'a plus perdu depuis le 6 novembre, soit huit journées. Au total, elle ne s'est inclinée qu'à quatre reprises (notamment au match aller, 1-2). Bref, tous les voyants sont au rouge du côté de l'octuple champion de France, estampillé, lui, équipe la plus faible depuis maintenant quatorze journées !
Sur le grill, Jean-Marc Furlan, lui aussi, se fait des cheveux blancs. La piteuse défaite concédée il y a une semaine à Istres, l'avant-dernier, semble avoir atteint le mental de ses troupes, désormais nanties de quatre petites longueurs d'avance sur le premier relégable suite à ce cinquième match consécutif sans succès.
« On est dans un sentiment de tristesse, d'anxiété, admet le successeur de Rohr, prêt à innover. On a même un peu honte de nos résultats. Là , il y a une situation d'urgence. Certes, ça peut aller très vite dans les deux sens mais il faut que les joueurs le prouvent. Et, parfois, je doute... » À sa place, on serait animé du même sentiment.
Autant dire que, dans le contexte actuel, les Canaris auraient préféré se coltiner un adversaire de moindre calibre. Pas de chance...
« Brest, c'est un beau challenge, préfère positiver JMF. On a vraiment un défi important à relever. C'est capital pour qu'on puisse se rassurer. » Plus facile à dire qu'à faire.Alors, réaction ou implosion ?
Plus que jamais, l'heure est grave...
Jean-Yves Queignec