
C'est à Toulouse que le constructeur des machines de Nantes, François Delarozière, créé l'évenement . Après le «Grand Répertoire » puis et ses « Araignées géantes » qui ont conquis Liverpool (novembre dernier) et le Japon cet été, il entraîne cette fois son monde dans une nouvelle épopée, la « serre volante » ou « L'Aéroflorale ». La ville de Toulouse bat actuellement -et ce durant cinq jours- au rythme du festival La Novella, le « premier festival des savoirs ».
En collaboration avec le Seve de la Ville de Nantes, cette « serre volante » (cherchez l'astuce avec cerf-volant) vient d'atterrir dans la cité des Violettes de Toulouse. Un chercheur, le dénommé Joseph Browning, vit dans cette incroyable structure, dont Nantes avait eu un aperçu lors des Floralies 2004. La trame de cette nouvelle histoire poétique : « Les chercheurs de l’Aéroflorale ont appris que la ville de Toulouse détenait un herbier ancien d’une grande valeur scientifique. Aussi, ont-ils décidé de modifier le plan de vol initial de la serre volante pour venir jeter l’ancre en territoire Gascon ». Joseph Browning, le chercheur entend bien expliquer aux passants de quoi se compose son « Aéroflorale ».
Des sacs de lests végétalisés
Mieux, il devrait débarquer dès jeudi 15 octobre tout son matériel au sol. On y verra son atelier, un stock de graminées caucasienne cultivées dans des bacs de différentes tailles, un potager de voyage, une réserve de terreau sur lequel deux cucurbitacées se développent. Détail mais de taille : les sacs de lests en toile de jute de l’Aéroflorale sont végétalisés. Cette « serre volante » a été réalisée dans l'esprit des végétaux mis en place sur la branche des nefs de l'île. Fameuse branche qui préfigure « l’arbre aux hérons », troisième projet après le Grand elephant et le manège des Mondes Marins.
Stéphane Pajot