Élodie : « J'adore le piano »
Dans un couloir de la Cité des congrès, elle fait quelques pas de danse dans la foule et s'arrête : « C'est par hasard avec des amis que j'ai découvert la Folle Journée », dit Élodie. Bach et Schubert les années passées ? Elle a aimé.Avec le festival, elle a été prise dans les filets des compositeurs classiques, qu'elle écoute, chez elle. « J'ai découvert que j'adorais le piano », dit-elle. D'où ce plaisir de mieux con-naître Chopin avec un budget lui permettant d'assister à trois concerts. Serait-elle tentée d'apprendre le piano ? « Non », dit-elle, modeste.
Franck : « J'écoute toutes les musiques »
Entre 2 concerts, des spectateurs mangent leur sandwich sous la halle de la Cité des congrès. Tel Franck, la trentaine, un curieux à la Folle Journée. Il dit : « J'aime toutes les musiques : électro, pop, rock, et aussi classique. La Folle Journée, c'est l'occasion de découvertes. Là je suis venu voir un concert de piano seul et un trio d'accordéonistes. » Pourquoi n'être jamais venu avant ? « C'est une question de timing. Je voulais surtout y aller avec quelqu'un », dit-il, souriant à son amie. Chopin sait accompagner ces moments-là.
Christine : « J'aime les romantiques »
Son truc, c'est le théâtre. Christine joue « en amateur » et va « souvent voir des pièces ». « Alors, j'aime venir tous les ans ici, ça me change. Et j'ai éprouvé beaucoup de plaisir à voir ces jeunes du conservatoire jouer Chopin. » Elle ajoute : « J'aime les romantiques en général, Schuman, Berlioz et Chopin, qui est plus populaire avec ses danses. » Christine s'avoue déçue. « J'avais deman-dé six ou sept concerts et je n'ai eu que deux places. » Car on se presse au festival. « Il y a de plus en plus de monde, mais enfin c'est chaleureux. Chaque fois c'est une plongée dans l'univers d'un compositeur. »
Cédric : « Je vais reprendre le saxo »
« Je ne suis pas venu pour Chopin mais pour écouter un orchestre en particulier, l'orchestre d'Auvergne, qui joue Mozart », dit Cédric. Car la Folle Journée propose à côté de l'hommage à un compositeur toute une variété de con-certs. « Chopin, je connais sur-tout le personnage, mais pas forcément sa musique... » Cédric a « fait partie d'orchestres classiques ». Mais il a laissé de côté son saxophone : « Je n'ai plus le temps de jouer. Mais c'est sûr, ça fait envie, dès que je pourrai, je vais reprendre. »
Frédéric Testu