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« La fête de l’enfer » n’a jamais fait autant d’émules. Elle a aussi des ennemis. Déferlante jusqu’à dimanche.
L’ambiance? De prime abord, moins électrique que l’an passé. Cette année, les organisateurs du Hellfest ont goûté au bonheur de préparer sereinement ce qui est désormais le plus grand événement culturel de la région. Aucune assignation au tribunal: la vie paisible. Pour autant, l’accalmie est trompeuse. Les contempteurs du festival de musique metal sont à l’affût du moindre dérapage. Les associations familiales catholiques de Loire-Atlantique viennent d’adresser un courrier à Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, pour mettre la pression sur les pouvoirs publics à la veille du Hellfest.
Le festival reste sous haute surveillance. Cet hiver, Ben Barbaud, directeur, a dû virer de l’affiche « Anal Cunt », groupe évoquant complaisamment Hitler dans ses chansons. De son propre chef, l’organisateur a écarté « Satanic Warmaster », autre formation sulfureuse. Sur le Net, une pétition lancée par le collectif « Provocs Hellfest, ça suffit » affirme avoir rallié 5 000 suffrages. Les politiques, dans leur grande majorité, défendent le festival, sans le porter aux nues, reconnaissant « l’importance de la diversité de la création comme élément de la vitalité des propositions artistiques ». Le déménagement du Hellfest en 2012, chiffré à 650 000 €, sera largement soutenu par les collectivités. « Logique, l’événement fait figure de locomotive économique et culturelle », souligne Chloé Le Bail, vice-présidente PS du conseil régional.
« Fête de l’enfer »
L’Eglise ne diabolise pas le festival « même si l’appellation «fête de l’enfer» ne nous fait pas plaisir, écrit le père Henry, prêtre à Clisson. Notre opposition porte sur des provocations anti-chrétiennes qui sont le fait de quelques groupes seulement, mais suffisamment choquantes pour être dénoncées… »
Yan Gauchard
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