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L'île de Nantes, un quartier en pleine évolution

jeudi 14 février 2008

Le projet de pont entre Beaulieu et Saint-Sébastien devrait aboutir

Le collectif des riverains de Loire ont déposé un recours devant le tribunal administratif. Le jugement devrait être rendu dans huit jours.

Le nouveau pont, voulu par Nantes Métropole, traverserait en biais la Loire entre le boulevard Dumont d'Urville sur l'île Beaulieu et Saint-Sébastien-sur-Loire, vers la rue de la Croix Sourdeau. Mais les riverains, réunis au sein d'un collectif, s'y opposent et ont porté l'affaire devant le tribunal administratif.

« Mal ficelé et dispendieux »

Ces derniers ne contestent pas l'utilité d'un pont reliant Saint-Sébastien-sur-Loire et Nantes. Ils estiment, en revanche, que le projet présenté par la communauté urbaine est à la fois «mal ficelé et dispendieux ». « Les études préliminaires ont été faites en 2002-2003, avant la mise en place du Busway sur le pont Clemenceau. Du coup, les solutions de coordinations des transports en commun n'ont pas été prises en compte. D'autant moins que le pont, de deux fois une voie, ne devrait pas accueillir de tels transports », explique Me Bascouberge, l'avocat des requérants.

Michel Brau, le président du collectif des riverains de Loire, présent à l'audience, renchérit : « Le pont n'est pas relié à des axes importants de circulation. Il est malgré tout prévu 25 000 véhicules par jour. Imaginez les nuisances et les embouteillages que cela va occasionner ! »

Enfin, les riverains estiment « que le coût du projet est excessif (28 millions d'euros), sans doute dû aux contraintes techniques imposées par sa construction en biais. D'autres solutions, comme le doublement du pont SNCF sont possibles ». A quoi le chef de projet répond que « cette configuration a été imaginée pour créer le moins de nuisances possible ».

Pas de remise en cause de l'utilité publique

La bataille a été ardue et un peu confuse malgré les demandes du magistrat de choisir la concision. En conclusion, le président de l'audience a déclaré s'orienter vers un rejet de la requête. Toutefois, il estime que « l'ouvrage a été prévu un peu court en ce qui concerne les transports en communs ». Mais les objections évoquées ne remettraient pas en cause « l'utilité publique du projet ».

Sa décision définitive devrait être rendue dans huit jours.

 

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