Les élections municipales
à Nantes



Notre dossier spécial !

Les résultats de 2001
à Nantes

J.-M. Ayrault (PS) : 54,94 %
(réélu dès le premier tour)

J.-L. Harousseau (UDF) : 34,15 %

H. Defrance (LO) : 5,53 %

P. Bruneau (FN) : 3,02 %

P. Peraldi (MNR) : 2,36 %

Les 65 membres de la liste Ayrault

"Nantes & Plus"

Les 65 membres de la liste Blineau

"Nantes Démocrate 2008"

Les 65 membres de la liste Jozan

"Ensemble, pour Nantes !"

Les 65 membres de la liste Defrance

Lutte ouvrière

L'actu de la campagne à Nantes

mercredi 05 mars 2008

« On se maintiendra au 2e tour »

Benoît Blineau (MoDem) est persuadé d'être au 2e tour. Il y exclut toute alliance.

Pourquoi avoir choisile stade de Procé pour nous recevoir ?

Je le trouve magnifique. C'est un des plus beaux stades de France. Il est inclus dans le parc de Procé et permet de bien se détendre vis-à-vis de la vie trépidante de la ville. C'est aussi un lieu associatif qui appartient à la municipalité. Pour tout jeune Nantais, c'est très important de pouvoir accéder à ce type de lieux, tant en culture qu'en sport. Car je ne veux pas faire de distinguo entre les deux. C'est un lieu d'épanouissement totalement différent du contexte scolaire, une véritable école de vie. C'est là que je suis arrivé à 13 ans. J'ai pu y apprendre la conscience politique.

Comment définiriez-vous Nantes en une phrase ?

Nantes est une ville d'eau, même si on l'oublie souvent.

Quels sont vos passion set loisirs hors politique ?

Le sport en premier lieu, mais aussi les voyages. C'est pourquoi je travaille beaucoup pour avoir l'occasion de voyager avec ma famille.

Quels sont vos points forts et vos points faibles ?

Mon point faible, c'est certainement de manquer un peu de rigueur. Mais je ne suis pas quelqu'un de torturé. Je suis ouvert, j'aime bien la vie.

Qu'est-ce qui vous a amené à la politique et depuis quand ?

J'ai commencé en politique il y a 15 ans, en 1993, à partir de mon club d'athlétisme. C'est parce que je me suis rendu compte que pour être plus efficace, il fallait mieux travailler de l'intérieur.

« Je me bat pour des valeurs »

Est-ce compatible avec votre vie de familleet votre vie professionnelle,notamment en campagne ?


J'ai toujours fait énormément de choses, en dehors de mon travail, en particulier du sport. Mais cela n'a jamais nuit à ma vie de famille, ni à mes relations avec mes amis qui sont très importantes à mes yeux. Il n'y a donc pas de changement.

Acceptez-vous que l'on dise que vous avez peu de chance d'être élu ? Qu'est-ce qui vous anime dès lors ?

Moi j'ai toujours été habitué à être dans un parti minoritaire. Depuis quinze ans que je fais les élections, je n'ai jamais gagné (rires). Je suis habitué. J'avais misé sur Balladur puis François Bayrou. Au niveau des législatives, c'est pareil. Cela ne me traumatise pas. Mais je veux défendre les valeurs qui sont les miennes, à la fois libérales et sociales, européennes. Et avec le MoDem, on a, en plus, tout un volet qui concerne le développement durable, l'écologie. Ce sont des piliers auxquels je tiens et je me bats pour ces valeurs.

Cette campagne aura-t-elle changé quelque chose pour vous ?

Je pense que oui, mais on est un peu trop dedans actuellement. Il faudra faire le bilan. Cela a été passionnant, ne serait-ce que par l'équipe qu'il y a eue. Cela changera certainement quelque chose, mais c'est trop tôt pour l'analyser maintenant.

« Pas d'allianceau deuxième tour »

Vous vous voyez au 2e tour ?


Oui, on se voit au 2e tour. Les sondages sont à 9 %, mais je crois vraiment qu'on va passer la barre des 10 %. Et on sera au 2e tour, car on s'y maintiendra. On y croit sincèrement et on met tout en oeuvre pour y être.

Vous pensez que vos électeurs viendront de gauche ou de droite ?

Sur le plan stratégique, quand Jean-Marc Ayrault est à Nantes, il joue un peu la carte du centre, Sophie Jozan veut aussi jouer la carte du centre. Nous, on voit plus la carte de l'avenir. C'est raisonner différemment pour apprendre à s'en sortir. Car à l'allure où on va, il n'y aura pas de XXIIe siècle. On veut arrêter de raisonner comme dans les années 70. Et je donnerais comme exemple l'aéroport, qui a été prévu en 1970 pour accueillir le Concorde, alors qu'on sait très bien que dans 20 ans il n'y aura plus de pétrole. Ce n'est plus l'avenir. C'est très symbolique, mais cela montre bien la différence. Jozan et Ayrault sont d'accord, nous, on prend des décisions qui sont importantes, qui ne sont peut-être pas facile à faire comprendre au public, mais on est là pour ça.

Vous étiez dans l'opposition avec Sophie Jozan. Qu'est-ce qui vous différencied'elle aujourd'hui ?

Elle est sarkozyste. Elle l'a dit. Elle est en admiration devant Sarkozy. Nous, on est très sceptique sur le personnage depuis le départ. Chaque jour, on a la preuve finalement qu'il n'est peut-être pas le bon président pour sortir la France de ses problèmes.

Pourriez-vous faire alliance avec la liste Jean-Marc Ayrault s'il vousle proposait, comme cela s'esquisse à Paris ?


Actuellement non. On en a reparlé de façon très franche avec les colistiers, et ce n'est pas le souhait de la grande majorité. Le souhait est de faire un deuxième tour en étant autonome.

« Je suis pour une opposition constructive »

Si vous n'êtes pas élu, quel opposant à Jean-Marc Ayrault ou Sophie Jozan serez-vous ?


J'ai toujours été partisan d'une opposition constructive, et c'est ce que j'ai essayé de faire dans le dernier mandat. Quand on regarde mes interventions, c'était pour proposer quelque chose, comme une piscine olympique, la gratuité de stationnement pour les handicapés. Je veux que Nantes se porte mieux. Et je travaille toujours dans cet état d'esprit.

Comment jugez-vousSophie Jozan et Jean-Marc Ayrault ?

Ils se ressemblent. Je les trouve un peu tristes tous les deux, et plus leur campagne avance, plus on se rend compte qu'on a à faire à deux mêmes tempéraments. Ils ont tous les deux un certain manque de convivialité. On ne va pas leur taper dans le dos par exemple. Ce sont des gens de valeurs, très respectables. Mais finalement, c'est assez drôle, car à tous les points de vue, ils ont pas mal de points communs au niveau du caractère. Ils n'ont pas assez le regard tourné vers l'avenir. C'est ce que je leur reprocherais.

Êtes-vous satisfait de cette campagne ? Des temps forts, des regrets ?

Je n'ai aucun regret. Quoiqu'il arrive, on ferait la même chose. Jamais, je n'aurais imaginé qu'il y ait pu avoir autant de mobilisation. Cela n'a été que des bonnes surprises avec une équipe très dynamique et des gens de très haut niveau et efficaces. Il y a eu beaucoup de temps forts, car on repose sur le bénévolat. Ainsi, la venue de Corinne Lepage, quelqu'un qui a apporté un plus au Mouvement démocrate. Il fallait changer de nom. L'UDF s'est transformé en MoDem, car un pilier écologique manquait. Les discours de Corinne Lepage ont été très constructifs et très positifs.

Vous êtes élu, quelle est votre première décision ?


C'est d'aller voir Jean-Louis Borloo pour arrêter cette histoire de Notre-Dame des Landes. On est en train de faire une bêtise à 3 milliards d'euros. On va ruiner les Nantais pour le plaisir de ruiner les Nantais pour quelques spéculateurs. Plus on étudie le dossier, plus on trouve cela ahurissant. On va changer un outil de travail de place pour 3 milliards. Et cela ne va rien rapporter de plus, sinon que des ennuis. Il faut regarder qui a acheté des terrains autour de Notre-Dame des Landes. Finalement, on revoit toujours les mêmes personnes. Il faut arrêter ces raisonnements un peu idiots. Jean-Marc Ayrault et Sophie Jozan ne veulent plus de banques en centre-ville, moi non plus d'ailleurs. Mais qui va s'en mettre plein les poches. L'État n'a pas d'argent, François Fillon a dit qu'on était en faillite, que les caisses sont vides. Il va donc falloir emprunter. Et ce sont les banques qui vont encore gagner des millions. Il faut donc changer de raisonnement et c'est ce qu'on a envie de faire.

Propos recueillis par Philippe Corbou

 

A lire également

Les échos de la campagne

Vidéo

Copyright © presseocean.fr 2009 - Mentions légales - Qui sommes-nous ?