Les élections municipales
à Nantes



Notre dossier spécial !

Les résultats de 2001
à Nantes

J.-M. Ayrault (PS) : 54,94 %
(réélu dès le premier tour)

J.-L. Harousseau (UDF) : 34,15 %

H. Defrance (LO) : 5,53 %

P. Bruneau (FN) : 3,02 %

P. Peraldi (MNR) : 2,36 %

Les 65 membres de la liste Ayrault

"Nantes & Plus"

Les 65 membres de la liste Blineau

"Nantes Démocrate 2008"

Les 65 membres de la liste Jozan

"Ensemble, pour Nantes !"

Les 65 membres de la liste Defrance

Lutte ouvrière

L'actu de la campagne à Nantes

jeudi 13 décembre 2007

Adjoint de Jean-Marc Ayrault, Yvon Chotard rejoint Sophie Jozan

Yvon Chotard, centriste de gauche, a annoncé hier son ralliement à la liste menée par l'UMP Sophie Jozan aux municipales de mars 2008.

L'annonce a pour le moins l'intérêt de donner un nouvel éclairage à la campagne des élections municipales à Nantes. L'avocat Yvon Chotard, 61 ans, adjoint au maire de Nantes, chargé des relations internationales et du tourisme (il est président de l'Office de tourisme de Nantes Métropole), a pris acte de l'intention de Jean-Marc Ayrault de ne pas le reprendre sur sa liste en 2008. Sophie Jozan, qui lui propose une place éligible, s'offre au passage une recrue d'ouverture de choix à la manière de Nicolas Sarkozy.

Personnalité indépendante, centriste de gauche, Yvon Chotard, prend comme « une trahison » l'attitude de Jean-Marc Ayrault qui, « après lui avoir demandé un bilan et un programme pour le prochain municipat », dans ses domaines d'intervention, lui a abruptement annoncé qu'il se passait de ses services.

« J'ai été trahi »

« Cela fait un moment que je ne suis pas satisfait de la manière dont fonctionne la maison municipale. Avant d'en être viré, j'étais toléré, l'équipe gardant un minimum d'ouverture. Aujourd'hui, le système se referme encore plus. Il faut rompre avec un système lourd qui ne produit plus rien d'intéressant, que des dépenses de plus en plus importantes. J'ai été trahi, ce n'est pas moi qui trahis. Je retrouve en Sophie Jozan une convergence de travail et sur le fond du programme. Je l'ai trouvée réceptive et déterminée. Je lui fais confiance pour renouveler la vie politique à Nantes. Elle n'est pas une représentante de la vieille droite nantaise qui a empêché l'exposition de 1985 sur l'esclavage et la mémoire nantaise ».

L'île de Nantes ? « Un mauvais concept »

Comment interpréter la décision de Jean-Marc Ayrault ? Yvon Chotard avance ses positions sur le mémorial de l'esclavage et « surtout la défiance vis-à-vis de son indépendance de centre gauche ». « Ce qui m'intéresse c'est de développer et réaliser une certaine idée de Nantes. C'est au nom de cette idée que j'ai travaillé avec Jean-Marc Ayrault depuis sa première élection en 1989. Et c'est parce qu'il m'a donné mon congé que je m'engage de cette façon », précise Yvon Chotard, fortement critique sur l'aménagement de l'île de Nantes : « Un mauvais concept, sans unité, un raisonnement artificiel imposé par les technocrates. L'avantage, c'est qu'aujourd'hui, je peux le dire à voix haute ».

Libéral et européen convaincu, séduit par les idées de Tony Blair qu'il a rencontré, Yvon Chotard met d'abord en avant « ce qu'il veut pour la ville ». De manière plus générale il se rattache à « une gauche non socialiste républicaine et libérale ». Ce qui l'avait conduit en 1997 à se présenter aux législatives contre la socialiste Marie-Françoise Clergeau et en 2002, sous la bannière de Jean-Pierre Chevènement, parce que « ce dernier souhaitait rétablir les valeurs du travail ».

Éric Cabanas
 

A lire également

Les échos de la campagne

Vidéo

Copyright © presseocean.fr 2012 - Mentions légales - Qui sommes-nous ? - Élections