Cette vitalité n'est pas liée uniquement au dynamisme des onze zones commerciales de l'agglomération (6 480 établissements au total). « L'année dernière, le niveau général d'activité du centre-ville a progressé de 4,5 % », constate-t-il. Cette hausse moyenne du chiffre d'affaires dissimule quelques disparités. Elle a surtout profité au secteur alimentaire et au secteur de l'équipement de la personne, y compris en dehors des périodes de soldes. Les secteurs de l'équipement de la maison et celui de la culture et des loisirs ont connu une croissance plus modérée. Enfin, l'activité des cafés-restaurants a stagné, à l'exception de la restauration rapide.
Rééquilibrage entre le centre et la périphérie
Les événements culturels comme l'Éléphant de l'Île de Nantes ou la réouverture du château des Ducs de Bretagne ne sont pas étrangers à cette progression générale, qualifiée « d'encourageante » par Jean-Luc Cadio. L'ouverture du parking Cathédrale, l'arrivée du Busway et l'installation de nouveaux magasins comme Flamant ont aussi contribué à donner un relief positif au commerce de l'hypercentre.
Le futur projet commercial de 3 000 m2, passage Pommeraye et rue Santeuil, l'implantation de nouvelles enseignes dans l'immeuble des Galeries Lafayette, rue du Calvaire, la création du nouveau pôle de 12 000 m2 à Neptune à l'horizon 2010 et l'ouverture d'un palace d'ici trois ans dans l'ancien palais de justice sont autant de projets susceptibles de booster le commerce à moyen terme.
Néanmoins, la part des surfaces commerciales en centre-ville (18 %) est inférieure à celles d'autres grandes métropoles où elle atteint 20, voire 25 %. Une charte d'orientation tend à gommer ce déséquilibre avec la périphérie. Elle permet d'orienter les décisions de la commission départementale d'équipement commercial. « L'année dernière, 12 854 m2 de surfaces supplémentaires ont été accordées, dont 62 % en centre-ville ou à proximité immédiate », souligne Jean-Luc Cadio, favorable à la création d'un espace commercial au coeur de la ville, avec des parkings souterrains. « Cela contribuerait à rééquilibrer le commerce entre le centre et la périphérie. »
Denis Bourdeau