En face, l'équipe du maire sortant fait valoir que, lors de ce mandat, elle a tenu son engagement de ne pas augmenter les taux d'imposition plus que l'inflation. En 2008 comme en 2007, ils sont même restés stables. Chiffre à l'appui, l'adjoint aux finances, Albert Mahé, souligne que le taux de la taxe d'habitation à Nantes (21,96 %) reste « l'un des moins élevés par rapport aux autres villes centres de communautés urbaines ». Nantes arrive ainsi en sixième position derrière Lille, Marseille, Strasbourg, Brest et Bordeaux pour son taux de TH.
Plus 17 % depuis 2001
Dans un dossier consacré aux grandes villes, le quotidien économique Les Échos indique pour sa part que le montant moyen de la taxe d'habitation payé par un ménage nantais en 2007 était de 970 €. Un chiffre en augmentation de 17,1 % depuis 2001, et qui place Nantes au 5e rang national, derrière Nîmes, Bordeaux, Besançon et Montpellier.
Reste que 44 % seulement des ménages nantais acquittent la taxe d'habitation en totalité. Plus de 15 % sont totalement dégrevés (RMistes, veuves ou âgées de plus de 60 ans, invalides, handicapés...), et 40 % bénéficient de dégrèvements partiels en raison de leurs faibles revenus. À cela s'ajoutent les abattements pour charge de famille qui coûteront en 2008 à la Ville 1,7 million d'euros.
Des besoins croissants
Première ressource de la Ville, la fiscalité des ménages représente 42 % de ses recettes de fonctionnement. Cette année, les trois taxes (habitation, foncier bâti et non bâti) lui rapporteront 154 millions d'euros. Tout juste de quoi couvrir les salaires des quelque 4 000 agents municipaux dont le travail est indispensable pour répondre aux besoins toujours croissants de la population, dans tous les domaines.
Xavier Boussion